Stéphane Péchambert (Nègrepelisse) : “Je n’arrivais plus à faire avancer les choses”

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Nègrepelisse vit une saison compliquée. Le déplacement dimanche dernier à Lalinde s’est soldé par un sévère revers (30-11). Un voyage en Dordogne avec Philippe Dussau mais sans Stéphane Péchambert, l’emblématique coach de l’équipe. L’homme de caractère qu’il est est allé au bout de ses idées. Intègre, il se dit lui-même volcanique. Mais avant de rentrer en éruption, l’entraîneur-joueur a donc décidé d’arrêter là son aventure avec Nègrepelisse. Il y avait connu de belles émotions : un titre en Honneur, une montée en fédérale 3 et une première saison réussie, mais aussi, une année 2014-15 pénible. Trop, à son goût. Fidèle à lui-même, le coach ne mâche pas ses mots et nous explique le pourquoi de ce départ. (par Jonah Lomu)

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Stéphane Péchambert avait l’habitude d’être proche de ses joueurs. Il a même enfilé la tunique rouge et blanche en cours de saison. C’est désormais de l’histoire ancienne (photo A. Monté)

Stéphane, qu’est-ce qui vous a poussé à arrêter ?

A l’aller contre Lalinde, je m’étais déjà dit que si on faisait un mauvais match, j’arrêterais. On avait fait un bon match. J’ai pris sur moi depuis, je suis même devenu champion du monde de “prise sur moi”. Je me suis appliqué à rester calme, mais trop, c’est trop.

Quelle est la goutte qui a fait déborder le vase ?

Une somme de petites choses, des problèmes de communication, des chasubles et des ballons qui ne sont pas là. Mis bout à bout, c’était trop. C’était le vendredi soir, j’en ai eu assez, marre aussi de cet immobilisme.

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On reverra sûrement Stéphane la saison prochaine, mais où ?

Tout de même, partir à trois journées de la fin, c’est étonnant…

Vu de l’extérieur oui peut être. Mais j’ai pris le temps de la réflexion, et j’ai averti le groupe le samedi matin. Je voyais bien que je n’arrivais plus à faire avancer les choses de toute façon. Ma démarche initiale était de prendre du plaisir avant tout, avec de bons mecs. Ce n’était plus le cas.

On connaît votre franc-parler. Quel est votre sentiment ?

Sportivement, c’est un constat d’échec. Le caractère que l’équipe avait l’an dernier, n’existe plus, ou si peu. J’avais l’impression de ramer, seul. Vis à vis de mes engagements, je suis déçu forcément, surtout pour les joueurs. Oui, au final, la déception l’emporte, mais je suis aussi soulagé d’un autre côté. Je sais malgré tout ce que je fais, ce que j’ai fait aussi.

On vous reverra la saison prochaine sur un autre banc ?

Je peux entraîner, jouer, arrêter ou faire un autre sport. Mais pour ça, il va falloir que je me remette en jambes (rires)

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