Mercatovale – Le Coq Léguevinois change de staff, et réalise un gros coup

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Désormais solidement implanté au troisième échelon fédéral, le Coq Léguevinois a, lors de cette intersaison particulière, totalement renouvelé l’encadrement sportif de l’équipe. Et réalisé un gros coup… (Par Marco Matabiau).

Après un exercice 2020/2021 une nouvelle fois écourté pour cause de Covid-19, les quatre entraîneurs léguevinois ont décidé de quitter le club. André Ceratti (au club depuis 1983), l’un des trois co-présidents (avec Jean Poux et Eric Giorgi), tient avant tout à leur rendre hommage : « Nous avions un très bon groupe d’entraîneurs. Ils ont énormément apporté au club. Qui plus est, ils nous ont prévenus assez tôt de leur décision d’arrêter, donc nous avons pu travailler sereinement ». Pour ce qui est de l’équipe réserve, Ludovic Destarac et Olivier Martin seront remplacés par Christophe Cazes et Michaël Damon : si le premier arrive du XV de la Save et que le second n’était pas en poste lors du dernier exercice, les deux se connaissent pourtant parfaitement pour avoir travaillé ensemble à Sainte-Foy de Peyrolières, faisant notamment passer le club de la deuxième à la première série occitane.

Jean-Michel Gausseran (brassard jaune) et Fabrice Vergé ne seront plus aux commandes de la "une" du Coq la saison prochaine (Photo Sabine Roux).
Jean-Michel Gausseran (brassard jaune) et Fabrice Vergé ne seront plus aux commandes de la « une » du Coq la saison prochaine (Photo Sabine Roux).

Du côté de la « une », après de nombreuses années de bons et loyaux services, tout d’abord avec la réserve (qu’il porte en juin 2018 jusqu’au titre de champion de France Honneur contre Vincennes au côté de son compère Bertrand Cunnac), puis avec la première ces trois dernières saisons, Fabrice Vergé a décidé de passer la main. Même chose pour son acolyte Jean-Michel Gausseran, en place depuis deux ans. Une fin de cycle des plus classiques pourrait-on dire.

Arrive donc, pour prendre en charge les lignes arrières, Sébastien Dupuy. Joueur de l’AS Tournefeuille lors de l’épopée en Fédérale 1 dans les années 2000, puis à Muret, il a également été entraîneur dans ces deux clubs ainsi que des Crabos de l’US Colomiers (avec Bernard De Giusti). Avec le Coq, Sébastien s’est tout de suite senti à l’aise : « Les premiers contacts avec les dirigeants ont été très positifs. Ce côté relationnel m’a beaucoup plu. Entraîner un groupe sénior est toujours intéressant. Cela permet de mettre en place un projet, une identité. La stratégie prend une part plus importante, avec une réalité de la compétition qui est bien différente de ce qu’on peut connaitre avec les plus jeunes ».

Dire que le président Ceratti est satisfait de ce recrutement serait un doux euphémisme : « Sébastien était un joueur d’un très bon niveau. Il a de plus un brevet d’état. Notre but est toujours d’apporter de la compétence dans notre club. Je pense que c’est ce que nous avons réussi à faire ».

Les Léguevinois aborderont leur quatrième saison consécutive en Fédérale 3 avec un staff tout neuf (Photo Sabine Roux).
Les Léguevinois aborderont leur quatrième saison consécutive en Fédérale 3 avec un staff tout neuf (Photo Sabine Roux).

André Ceratti : « Didier, c’est l’homme de la situation »

Toutefois, le « gros coup » réalisé par le Coq concerne l’entraîneur des avants, avec un certain Didier Herrerias, ancien coach de la Vallée du Girou (qu’il mena au sacre pyrénéen en 2017 au côté de Stéphane Robert). L’ancien pilier emblématique léguevinois, Bertrand Cunnac, aujourd’hui en charge des relations staff-joueurs-bureau, confirme : « Pour l’avoir rencontré par le passé sur les terrains, d’abord en tant que joueur, puis entraîneur, on le connaissait un peu. Jessy Martin nous a dit qu’il pouvait se renseigner, pour voir si Didier serait prêt à s’engager. Et on est partis sur ça ».

Le principal intéressé, qu’on n’avait pas revu sur un banc depuis la victoire des Loups du Girou face à… Léguevin le 1er mars 2019, nous en dit davantage : « Ce n’était pas une obligation de reprendre. Le terrain ne me manquait pas forcément, mais j’y pensais oui. J’ai rencontré les présidents, ainsi que Bertrand et Jessy, et j’ai compris que c’est là que je voulais signer. C’est un club stable, avec une réelle identité, un bon groupe de joueurs et de dirigeants. Je cherchais à m’engager dans quelque chose qui me ressemble. C’est désormais chose faite ». Même son de cloche chez le président Ceratti: « On connaissait Didier en tant qu’adversaire, lorsque nous l’affrontions avec la Vallée du Girou. Il défendait avant tout ses couleurs, mais une fois le match terminé, nous partagions facilement ensemble. Il savait mettre les choses dans l’ordre. Quand nous l’avons reçu avec l’ensemble du bureau, l’entretien s’est parfaitement déroulé. C’est quelqu’un qui correspond à nos valeurs et à notre vision du rugby. C’est l’homme de la situation ».

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Après une année sabbatique, Didier Herrerias reprend du service (Photo Chris Farmer).

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’« El Loco » n’a pas trainé pour se mettre au travail. Depuis sa prise de fonction, il multiplie les entretiens téléphoniques avec chacun des joueurs de l’effectif léguevinois actuel, leur expliquant les tenants et les aboutissants du projet que lui et Sébastien Dupuy souhaitent mettre en place. Viendra ensuite le temps de faire le point sur les forces en présence et les joueurs en partance, histoire de fignoler au mieux le recrutement. Le téléphone n’a pas fini de chauffer. Le banc du Coq non plus…

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