Fédérale 2 : chocs de cadors à l’horizon… Tout savoir sur les 8es de finale décisifs pour la montée
En Fédérale 2, le moment de vérité approche. Les huitièmes de finale, dernières marches à franchir pour atteindre l’étage supérieur, se profilent. Au terme de ces huit doubles confrontations (aller le 31 mai, retour le 7 juin), nous connaîtrons donc les huit équipes promues en Fédérale 1. Mais au-delà de la montée, les vainqueurs valideront également leur billet pour les quarts de finale de la compétition, restant ainsi en course pour le mythique bouclier de champion de France. Focus sur ces duels qui s’annoncent électriques… (Par Loulou / Photo Une ©Guillaume @theverys_photos)
Fédérale 2 : les chocs décisifs des huitièmes de finale officialisés par la FFR (31 mai – 7 juin)
Léguevin – Sor Agout
Les rois du suspense face à face
C’est une confrontation 100 % occitane entre deux clubs passés par un trou de souris au tour précédent. À commencer par le Coq Léguevinois, qualifié au terme d’un scénario totalement improbable face à Rodez. Corrigés à l’aller (26-6), les Haut-Garonnais ont refait leur retard au retour sur le score exact inverse, décrochant leur qualification au nombre d’essais inscrits grâce à une ultime réalisation plantée dans les derniers instants par Maxime Charles.
Un dénouement héroïque et sur le fil, semblable à celui vécu par les Tarnais de Sor Agout. Opposés à Quillan-Limoux, ils ont arraché leur billet (défaite 21-20 à l’aller, victoire 19-15 au retour) grâce à une pénalité décisive de Thomas Calmet en toute fin de match. Un nouvel épilogue à sensation est donc à prévoir entre ces deux équipes habituées aux scénarios à suspense, qui avaient brillé lors de la phase régulière : Léguevin avait terminé deuxième de la poule 4, tandis que Sor Agout avait solidement pris la première place du groupe 6.
L’histoire récente de ces deux clubs a offert plusieurs confrontations épiques, on se souvient notamment d’une demi-finale aller et retour en Honneur Midi-Pyrénées, c’était en avril 2018. Léguevin s’était imposé de peu avant d’aller chercher le bouclier régional. Les deux formations avaient croisé le fer en Fédérale 3 aussi, avant ce quart de Fédérale 2 que tout le monde attend avec impatience…


Avignon Le Pontet – Monaco
Des retrouvailles au sommet dans le Sud-Est
Avignon Le Pontet est la seule formation encore en lice issue du tour de barrage. Les Vauclusiens avaient brillamment écarté Saint-Claude (43-22), avant de faire chuter Voiron en seizièmes grâce à leur précieux matelas d’avance acquis à l’aller (34-25), non sans avoir serré les vis au retour (défaite 26-23). Ce magnifique parcours offre aux Jaune et Bleu le droit de retrouver l’AS Monaco pour l’unique confrontation de ces huitièmes de finale entre deux équipes issues de la même poule (la poule 3).
Lors de la phase régulière, les joueurs de la Principauté s’étaient imposés à deux reprises, s’offrant ainsi un léger ascendant psychologique. Mais les compteurs sont désormais remis à zéro et la vérité du printemps n’est plus celle de l’hiver. Monaco n’en reste pas moins un épouvantail : les hommes de Nicolas Bonnet ont signé la troisième meilleure performance du classement national inter-poules en cumulant 96 points. Ils ont validé leur billet pour ce dernier palier vers la Fédérale 1 en surclassant Millau au tour précédent, portés par une démonstration magistrale sur leur Rocher (défaite 22-18 à l’aller, victoire 34-6 au retour).


Vergt – Leucate
L’art du retour à domicile
Faire le dos rond à l’extérieur avant de dicter sa loi devant son public. C’est exactement la recette partagée par l’Union Athlétique Vernoise et le SC Leucate Corbières Méditerranée pour franchir le cap des seizièmes de finale. Les Périgourdins de Vergt avaient ainsi décroché un précieux match nul sur la pelouse de Belvès (29-29), avant de s’imposer chez eux avec la manière (39-25).
Du côté des Audois, la courte défaite concédée à Rieumes (24-19) a vite été effacée lors de la manche retour, maîtrisée elle aussi avec autorité (28-13). C’est un sacré bras de fer qui se profile désormais entre Vergt, solide dauphin de la poule 6, et Leucate, le patron du groupe 4. Pour ce choc, l’UAV aura le désavantage de recevoir à l’aller. Au vu du passif récent des deux formations, l’avantage du terrain lors du match retour s’annonce donc particulièrement crucial pour les Leucatois.


Palavas – Bièvre Saint-Geoirs
Le choc des titans
Alerte, choc de géants en vue ! Ce duel va mettre aux prises deux véritables épouvantails de la division. D’un côté, le RC Méditerranée Palavas, sacrée meilleure attaque de toute la Fédérale 2 lors de la phase régulière avec un total ahurissant de 827 points inscrits en 22 journées (soit près de 38 points de moyenne par match). De l’autre, Bièvre Saint-Geoirs, premier national du classement inter-poules, qui a écrasé sa poule en terminant invaincu avec 110 points au compteur. Autre statistique folle qui annonce un festival offensif : ces deux formations ont toutes deux dépassé la barre mythique des 100 essais lors de la phase qualificative (102 pour Palavas, 101 pour Bièvre).
Solides vainqueurs du Rugby Pays Saint-Jeannais au tour précédent, les Héraultais ont une fois de plus fait parler la poudre en inscrivant la bagatelle de 97 points sur l’ensemble des deux matchs (victoire 40-55 à l’aller, 42-19 au retour). Les dauphins de la poule 3 auront fort à faire face aux Isérois. Bousculés et battus pour la première fois de la saison lors du match aller (22-10), les « Castors » ont su renverser la vapeur au retour à domicile (20-6) pour valider leur ticket. Un véritable feu d’artifice se prépare. Que le spectacle commence !


Mérignac – Pont-Long
Le rouleau compresseur girondin face à la forteresse béarnaise
L’AS Mérignac s’est hissée aux portes de la Fédérale 1 en passant la bagatelle de 90 points au tour précédent à Rion Morcenx (victoires 21-44 à l’aller, 46-26 au retour). En mode rouleau compresseur, les Girondins, deuxièmes de la poule 7, surfent sur la dynamique de leur fin de saison régulière. Avec une seule défaite au compteur depuis la mi-janvier, les Mérignacais se présentent en pleine possession de leurs moyens pour ce dernier échelon vers la promotion.
En face, Pont-Long, le patron de la poule 5, sort victorieux d’un derby majuscule face à Coarraze Nay en seizièmes de finale. Les Béarnais ont signé un authentique exploit en remontant 14 points de retard au retour, manœuvrant à la perfection dans leur jardin (défaite 30-16 à l’aller, victoire 41-27 au retour). Toujours invaincus sur leurs terres, les joueurs de Sauvagnon et Serres-Castet auront l’immense privilège de disputer la manche retour, ô combien décisif, devant leur public.


Auxerre – Le Rheu
Le festival des artificiers
Voilà une autre affiche qui s’annonce brûlante et promet des essais en pagaille. La deuxième meilleure attaque de la phase régulière, le SC Le Rheu (775 points), défie la troisième, le Rugby Club Auxerrois (765 points). Deux des formations les plus prolifiques du championnat s’affrontent ainsi pour une place en Fédérale 1. Les Icaunais ont fait preuve d’une abnégation remarquable en seizièmes de finale pour remonter un retard de 18 points face à Meaux (défaite 32-14 à l’aller, victoire 38-21 au retour). Deuxième de la poule 1, le RCA pourra notamment compter sur son serial marqueur, le troisième ligne centre Tapiwa Tsomondo, auteur de 21 banderilles depuis le début de la saison.
En face, les Bretons, patrons de la poule 8, ont su écarter l’obstacle Nantua en se montrant impitoyables au retour sur leur pré (défaite 25-23 à l’aller, victoire 46-28 au retour). C’est avec le statut de deuxième national au classement inter-poules que les Brétiliens ont démarré ces phases finales. Un costume de favori que Le Rheu, toujours invaincu à domicile cette saison devra assumer face à de solides Auxerrois. Spectacle garanti sur le papier, faites vos jeux !


Hasparren – US Castillonnaise
La fougue basque face à l’expérience girondine
L’Hasparren Athlétic Club, deuxième de la poule 5, a réalisé des seizièmes de finale canons. Les Basques se sont en effet imposés sur la pelouse de Bazas à l’aller (26-29), avant de terminer proprement le boulot à domicile (26-13). Promu en Fédérale 2 en 2023, le HAC poursuit sa folle ascension et se trouve désormais tout proche de l’échelon supérieur. Mais les Vert et Blanc s’apprêtent à défier une véritable montagne : l’US Castillonnaise.
Les Girondins ont, comme leur futur adversaire, remporté leurs deux manches lors du tour précédent. L’USC a dicté sa loi face à Oursbelille Bordères (victoire 24-27 à l’aller, 28-11 au retour), assumant pleinement son statut de patron de poule. Cette position de leader offre à Castillon l’immense avantage de recevoir au match retour, un facteur bien souvent décisif lors de ces joutes printanières. Relégué l’an passé de Fédérale 1, le club de la Gironde a l’occasion d’y retourner illico. Pour ce faire, il pourra s’appuyer sur sa jeune garde locale et sur l’inusable Gabriel Bouscasse, meilleur réalisateur du championnat.


Gennevilliers – Paris Université Club
Un mur violet à l’épreuve des Altoséquanais
Un derby francilien de feu pour clore ce tour des stades. Dans le rôle de l’outsider déterminé, le CSM Gennevilliers ouvrira le bal à domicile face au Paris Université Club. La formation des Hauts-de-Seine, deuxième de la poule 8, a prolongé son aventure en phase finale en remontant 10 longueurs de retard face à Bourges lors d’une manche retour parfaitement maîtrisée (défaite 26-16 à l’aller, victoire 31-16 au retour). Le club altoséquanais, qui avait fait une courte apparition en Fédérale 1 lors de la saison 2022/2023, touche du doigt son objectif de remontée. Mais pour y parvenir, un immense défi se présente.
Face à eux se dresse le PUC et sa défense de fer, tout simplement la meilleure des 8 poules nationales avec seulement 346 points concédés en 22 journées (soit une moyenne impressionnante de 15,7 points par match). Ce verrou difficile à forcer a permis aux Violets, patrons de la poule 1, de se défaire du RC Riomois en patrons : les joueurs de la capitale se sont imposés à l’aller (24-27) avant de valider la qualification dans leur antre de la Cipale (31-13). Éliminé à ce stade de la compétition l’an passé, le PUC entend bien renouer avec son glorieux passé. Une certitude demeure : un club francilien montera en Fédérale 1. Reste à savoir lequel.
Les 8es de finale en chiffres :
8 : Toutes les formations ayant terminé à la première place de leur poule respective durant la phase qualificative sont encore en lice dans ce tableau final : Paris Université Club (Poule 1), Bièvre Saint-Geoirs (Poule 2), AS Monaco (Poule 3), Leucate (Poule 4), AS Pont-Long (Poule 5), Sor Agout (Poule 6), US Castillonnaise (Poule 7) et Le Rheu (Poule 8).
1 : Une seule équipe issue du tour de barrage a ensuite passé les 16es de finale pour s’offrir une double confrontation pour la montée : Avignon-le-Pontet.
2 : Deux clubs sur les 16 encore présents ont déjà été champions de France de Fédérale 2 par le passé (depuis que la compétition se nomme ainsi, en 2002) : le Paris Université Club, lauréat en 2004, et le CSM Gennevilliers, titré l’année suivante, en 2005. Clin d’œil du destin, ces deux écuries franciliennes croiseront le fer pour une place en quarts et en Fédérale 1.
110 : Avec 110 points au compteur à l’issue des 22 journées, l’AS Bièvre Saint-Geoirs a réussi un tour de circuit parfait, en terminant premier national du classement inter-poules et surtout sans avoir perdu le moindre match. Une performance notable qui fera date, quoi qu’il advienne ces prochaines semaines.
1 : Une seule double confrontation opposera deux équipes issues de la même poule. La 3 en l’occurrence, avec un duel entre Avignon-le-Pontet et Monaco. Tous les autres bras de fer sont constitués d’un premier de poule contre un deuxième d’un autre groupe.













