Reportage – Carmaux, attention, monument en danger

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1951, 1972, 1991, 1995 et 1996, cinq titres nationaux qui sonnent creux aujourd’hui, tant Carmaux a mal à son rugby. Depuis quelques années, le club aux cinq étoiles a perdu de sa superbe, voyant ses équipes séniors rétrogradées en séries régionales et son école de rugby à reconstruire dans son intégralité. Jean François Soubrié est arrivé aux commandes du club depuis trois saisons, et tente de redonner un peu d’éclat au club rouge et vert… (par BR)

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Quelques figures bien connues à Carmaux qui ne demandent qu’à voir leur ancien club le retrouvait à son tour

Dernièrement, une rencontre des « Amis du XV  Carmausin » avait pour thème le présent et l’avenir du rugby Carmausin. Jean Pierre Aué et Jean François Soubrié avaient réussi à réunir autour d’eux les partenaires mais également de très nombreux membres de la vie politique locale et tarnaise, preuve que Carmaux intéresse encore du monde. « Il y a longtemps que nous sommes sur la corde raide et à travers les « Amis du XV », nous avons voulu essayer d’apporter de l’aide au président Jean François Soubrié parce qu’il est un peu esseulé » explique Jean Pierre Aué, avant de reprendre. « Si notre génération de 1972 a été régulièrement présente dans le club, à tour de rôle, et à tous les postes, nous avons du mal à voir arriver ceux qui nous ont suivi. Les générations suivantes ne s’impliquent pas ou peu, à quelques exceptions près, comme « Pierrot » Rayssac ou Jean Pierre Laziès il y a quelques années. Le rugby Carmausin appartient à tout le monde et nous n’avons qu’un souhait, c’est de voir arriver des jeunes pour reprendre ce flambeau qui est en train de s’éteindre. »

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Une belle tablée autour des anciens joueurs, des dirigeants et des partenaires

« L’école de rugby repart de zéro ! »

Sans oublier le passé, Jean Pierre Aué préfère d’abord parler du présent et surtout de l’avenir : « Le premier gros chantier reste l’école de rugby, qui, à une époque, était la plus prolifique du département. Il y a deux ans, je n’ai pas peur de le dire, nous nous sommes fait piller par certaines personnes qui ont carrément pris le club en otage. Résultat, il a fallu repartir de zéro et reconstruire. Actuellement, Thierry Pelet et Philippe Vergnes font du bon boulot mais il faut venir les épauler. Nous devons travailler avec les clubs du Tarn Nord : Bournazel, Ségala Ovale et Cagnac/Blaye pour construire une structure solide.  J’ai un rêve un peu fou, c’est de réunir tous les anciens présidents de l’USC et un maximum de dirigeants et anciens joueurs, toutes générations confondues qui voudraient participer, discuter et agir pour l’avenir de notre rugby. Il y aurait bien dans tout cela quelques gars pour avancer de bonnes idées et se dire prêts à donner un coup de main. Si le club meurt, il sera trop tard pour jouer les pleureuses. Il est encore temps de faire quelque chose. »

Le président du Comité départemental Alain Rey, qui se trouve être également un ancien du club était présent à cette journée. Il s’est exprimé ainsi : « La situation du rugby Carmausin n’est vraiment pas bonne mais elle reflète ce qu’il se passe en général dans le rugby actuel. Il faut rétablir la situation. Carmaux vient de connaitre une baisse historique de ses effectifs alors que Bournazel est en hausse, et que Ségala Ovale résiste bien. On ne peut faire quelque chose de valable sur le carmausin que si le noyau se reconstruit et notamment l’école de rugby. La survie du club passe par là. Il peut y avoir une entente entre les clubs du nord du département tout en laissant à chacun sa propre identité. La présence aujourd’hui de nombreux anciens et d’une belle brochette de personnalités locales et départementales montre que le club est toujours attractif. L’appel de Jean François Soubrié et de Jean Pierre Aué aux « générations 90 » pour rejoindre l’équipe dirigeante doit avoir un écho positif, faisant abstraction de toutes les oppositions internes stériles et néfastes à l’intérêt général qui ont trop souvent ponctués la vie de l’USC. Toutes les conditions devraient être réunies pour franchir un cap, il suffirait que quelques bonnes volontés se dévouent. »

Jean François Soubrié et son « compère » André Nassivet savent maintenant qu’ils ne sont plus seuls. En attendant des jours meilleurs, Alain Rey a remis la médaille du Comité à deux de ses anciens partenaires de 1972, Pierre Pauziès et Robert Hernandez encore et toujours au service de leur club, devant un beau parterre de personnalités et sous les yeux de Raymond Carrère, 92 ans, Champion en 1951 et de Thierry Maset le Carmausin, trois fois champion avec le Stade Toulousain.

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A Carmaux, on sait s’entourer comme il se doit
Raymond Carrere Thierry Maset
A gauche, Raymond Carrère, 92 ans, bon pied bon œil qui a soulevé le bouclier de Brennus avec Carmaux en 1951 alors qu’il évoluait au poste de pilier. A droite, Thierry Maset, formé à Carmaux et qui, lui, a soulevé le bouclier avec le Stade Toulousain en 1985, 1986 et 1989. Devinez de quoi ils ont parlé? De l’avenir difficile du rugby à Carmaux. Tout en restant optimistes ! (photos BR)

2 Commentaires

  1. Carmaux,ma jeunesse mes copains Coufignal,Prat,les fréres Pagés,Romeu Mon entraineur Nenou Pagés qui ma fais tant aimer le Rugby ce sports roi que j”ais toujours pratiqué que ce soit dans la marine et maintenant à Tahiti coach des vielles pompes de Tahiti ou j’avais reçu il i a 30 ans Maset accompagné de Jannick et Novés que je voudrais que mon club continu a vivre mon petit fils Mailhé joue à L’usc Allais vive Carmaux un ancien J C Mathieu

  2. “Le premier gros chantier reste l’école de rugby, qui, à une époque, était la plus prolifique du département. Il y a deux ans, je n’ai pas peur de le dire, nous nous sommes fait piller par certaines personnes qui ont carrément pris le club en otage”

    Quelques précisions à communiquer sur cet article :
    1 – l école de rugby n’a ni été pillée ni prise en otage. Les mots ont leurs sens et la gravité de certains mots interpelle. Vous laisseriez à penser que ceux qui ont quittés le club il y a 2 ans l’ont fait sous la contrainte ou que c’était un troupeau de moutons. Ceci est faux, les parents ont quitté le club car celui-ci n’avait aucun projet pour son école de rugby hormis le piller financièrement pour distribuer aux joueurs de l’équipe 1. Par contre, l’équipe de bénévoles en place à ce moment là avait un projet, centré sur l’enfant joueur de rugby mis en place par les bénévoles de l’EDR et retranscrit à travers une labellisation dont on ne comprend pas le sens de l’obtention avec le peu de licenciés que vous aviez après rupture… peut être y a-t-il des connivences avec le comité ?
    2 – l’équipe encadrante de l’EDR de cette période, pour sa première saison, mettait en place des voyages de fin d’année qui ont abouti en fin de saison à un voyage en Irlande pour les 12/14ans, un voyage à Montpellier pour les 6/8/10 ans et le mondial des EDR. Depuis combien de temps n’aviez-vous pas vu un tel voyage ? Organisé par les bénévoles ? Financé à 100% par la recherche de partenaires pour l’EDR et différents de ceux de l’équipe 1 ? Et là ce qui vous a intéressé c’était récupérer le financement !!
    3 – Moi carmausin, je sais que le club de Carmaux est malade depuis 30 ans, ce n’est pas une nouveauté. Vous avez dénigré la formation de l’EDR au dépend du financement des joueurs de l’équipe 1. Vous voyez encore le rugby comme il y a 30 ans et heureusement celui-ci a évolué, pas vous. Et d’ailleurs il y a 30 ans le président en place était celui qu’il y a actuellement !!

    Je vous souhaite bon vent et de réussir à réunir autour d’égos démesurés.

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