Intempéries : Les jours d’après

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Il faut bien dire que cette météo écossaise a pris la fâcheuse tendance de s’éterniser. Avec de réelles conséquences sportives. En Honneur, lors de la dernière journée, Beaumont-de-Lomagne sans se déplacer à Saint-Affrique, a engrangé des points peu évidents à conquérir normalement dans l’Aveyron. Et ce, grâce aux calculs savants de la péréquation. Au détriment de Rieumes qui en gagnant au TUC, pouvait légitimement espérer la première place de sa poule. D’autres clubs, pour éviter d’être sanctionnés pour cause de deux forfaits consécutifs, ont trouvé la parade en se délocalisant sur des terrains voisins. Mais là aussi, on se bouscule aux portillons de ces terrains synthétiques, souvent crées pour le foot et pas assez pour le rugby. Christophe Vinazza, président de Launaguet, avait quant à lui trouvé une autre solution, plus radicale. “le règlement nous autorise à jouer dans ce cas-là sur un terrain d’un comité voisin. Alors j’en avais trouvé un à…Narbonne !”. Il explique son désarroi : “chaque année, c’est la même chose. Avant, on jouait dans 10cm de boue, ça ne gênait personne. Et puis la décision revenait à l’arbitre de faire jouer ou pas le match, en pensant à la santé des joueurs avant tout. Aujourd’hui, on pense d’abord à la santé du…terrain. Les mairies n’engagent que très peu de travaux sur les terrains, et cherchent à les protéger, ce que je peux comprendre. Mais depuis le 8 décembre, on ne peut plus jouer sur notre terrain. Alors on fait quoi ? Il faut trouver des solutions”. Et tout le monde n’a pas le privilège d’être responsable de “son” terrain. Comme à Labastide-Beauvoir. Son président, Michel Battut nous confiait ceci : “la mairie nous fait confiance et nous responsabilise. Si on joue sur le terrain, et qu’on l’endommage trop, on ne pourra pas se plaindre. C’est un arrangement entre nous”. Toutes les mairies ne sont pas aussi conciliantes. Alors, quelles solutions sont envisageables ? Avancer le début des championnats ? Bruno Crouzat, entraîneur du TLA a son idée : “Il faut laisser le temps aux joueurs de se préparer convenablement. Alors plutôt que de l’avancer, j’opterai pour un championnat en continu, du dernier week-end de septembre au 15 décembre. Puis une coupure d’un mois, et du 15 janvier au mois de mars, on repart sans interruption”.

Julien Sidobre, entraîneur à Villefranche-de-Lauragais, pointe du doigt une autre conséquence d’un report de match : “Ce qui me dérange, c’est que la fédération prenne la décision de reporter un match le vendredi soir. C’est trop tard. Il ne faut pas oublier que les clubs préparent souvent un repas pour les joueurs, la famille, les dirigeants, les partenaires…C’est une vraie préparation, qui prend du temps. Et on nous laisse 24h pour prévenir tout le monde.” Gaillac s’en souvient encore, après avoir dû reporter deux fois un repas prévu pour le derby contre Graulhet pour…600 personnes !

Autre conséquence, les trous dans les calendriers, cochés sur l’agenda par les joueurs pour partir s’aérer à la montagne ou ailleurs, en famille ou entre amis. Histoire de couper avec le rugby le temps d’un week-end. Julien Sidobre confirme, “En amateur, on ne peut pas demander aux joueurs d’annuler un week-end réservé depuis des semaines. Je me vois mal imposer à nos joueurs quoique ce soit dans ces cas-là”

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