Féminines : Le défi du BSORF

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Marie-Emilie, ce dimanche est un rendez-vous important pour le BSORF
Oui, on va jouer deux rencontres en une semaine contre Montpellier, qui a terminé première de l’autre poule. Il va falloir sortir deux grosses performances pour passer.

Malgré une saison en demi-teinte, vous êtes confiante ?
On a perdu des matchs de peu, en ramenant le bonus défensif, donc on n’était pas loin de la vérité. Et puis, il y a eu ce match déclic contre La Valette. Alors oui, on est confiante mais j’imagine qu’en face, elles le sont aussi. On se connaît bien. L’an passé, en saison régulière, on avait fait match nul chez nous et perdu de deux points chez elles. Ce sera serré. Mais personnellement j’aime bien jouer cette équipe, car on a le même jeu, l’envie de jouer tous les ballons. Il y aura des défis à chaque poste. Pour ma part, j’aurais en face la talon de l’équipe de France, Gaëlle Mignot, ça me motive encore plus. Tout de même, jouer un 1/4 de finale aller un 12 janvier, c’est bizarre non ?
C’est la formule de ce Top 10 qui veut ça. On a manifesté notre mécontentement en début de saison, sans résultat. Deux poules de 5, cela ne veut pas dire grand chose. Il y a des internationales qui vont disputer la coupe du monde l’été prochain et qui ont déjà fini leur saison en club. C’est assez aberrant.

La fédération va revenir à un Top 8 et une poule unique la saison prochaine
Oui a priori. J’ai la sensation qu’on tourne un peu en rond. Quand j’ai commencé au rugby, il y avait déjà cette formule à 8.

Cette non lisibilité explique la sous-médiatisation du rugby féminin non ?
Sûrement. Et si l’aspect sportif n’est pas attirant, les partenaires ne viendront pas. Donc il y a un peu de frustration c’est sûr. On voit qu’il y a des moyens dans le rugby masculin, et je ne parle pas des pros. Mais il faut voir aussi les côtés positifs. Les retransmissions télé, le public qui nous suit, et les partenaires, à notre niveau, qui nous sont fidèles. Pour tout cela, on continue à jouer pour le plaisir, parce qu’on aime le rugby, les coachs font du super travail avec nous, et on veut toujours aller plus loin.

D’où l’importance de ce match contre Montpellier ?
Oui. Les équipes perdantes en 1/4 disputeront des matchs qui enverront l’une des quatre en barrage, pour se maintenir en Top 8 la saison prochaine. Donc oui, autant continuer notre route en 1/2 finale.

Un mot sur cette fusion entre Blagnac et Saint-Orens ?
Ça se passe bien, même si ce n’est pas toujours simple de déplacer les équipements d’un côté ou de l’autre de la ville, mais on s’adapte. C’est le maître mot dans le rugby féminin d’ailleurs (rires). On assure a minima trois entraînements par semaine, donc on essaye d’avoir un peu de tout dans chaque club. Le moment pour moi de donner un grand coup de chapeau à tous ceux qui font que le club est ce qu’il est. Le président, Jean-Michel Llanes, André Bes, le secrétaire, la trésorière, Carole Lebugle, les dirigeants, Bertin Zanatta, Luc Vignon, Pascale Labatut, Marie Roland. Je n’oublie pas Jean-Paul Averous et Maxime Evrard qui s’occupent du sponsoring et bien sûr nos chers entraîneurs Eric Carrière et Alain Diez.

L’équipe réserve, qui évolue en Fédérale 2, jouera en lever de rideau à 13h30, face à Limoges

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