Vétérans : quand la passion perdure

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Aux quatre coins du pays, ils sont des centaines. “ILS”, ce sont ces anciens joueurs qui, après l’arrêt de leur carrière, ont du mal à réellement raccrocher les crampons, et continuent de vivre leur passion avec les équipes de vétérans. Les “Caouecs” et les “Pépinots” en sont un bel exemple, parmi tant d’autres… (par Marco Matabiau).

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Il fallait être courageux et motivé pour braver le vent et la pluie vendredi soir

Ce vendredi 7 décembre, il faisait un temps à ne pas mettre un rugbyman (même canadien) dehors, aussi vaillant soit-il. Peu importe : sur le terrain du Ritouret, les “Caouecs” de Blagnac ont accueilli les “Pépinots” de L’Isle Jourdain. Au programme, rencontre à toucher (deux mains, pas de blague) suivie d’un apéritif et d’un repas au club house du Blagnac SCR (pas de blague non plus). Les deux équipes n’ont triché ni sur l’effort (le match s’est déroulé en trois périodes de 20 minutes) ni sur  le réconfort (le petit salé aux lentilles a semble-t-il été apprécié de chacun des 46 joueurs présents).

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Le “Pépinot” Dominique Ant (à gauche), dit “Le Basque”, et le “Caouec” Jean-Philippe Bedos, dit “Beud”, avaient pris contact pour organiser la rencontre.

Comme elles le font le plus régulièrement possible, les deux associations ont donc organisé cette rencontre et en ont fait un moment de convivialité propre au monde de l’ovale. Anecdotes sur les matchs d’antan, analyse du jeu de l’équipe de France, et scoops sur divers clubs de Fédérale, ont rythmé les discussions tout au long de la soirée. Bruno Delpech, le président des “Caouecs”, et Yannick Idrac, membre éminent des “Pépinots” (et accessoirement co-entraîneur du FCTT), en ont même profité pour se fumer chacun un barreau de chaise à faire pâlir Winston Churchill.

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Une belle tablée lors de l’après-match.

Les Gersois ont ensuite regagné leurs pénates. Néanmoins, les 35 kilomètres entre Blagnac et L’Isle Jourdain s’avérant une distance beaucoup trop importante pour la parcourir d’une traite, les “Pépinots” auraient fait une petite pause salvatrice (d’environ trois heures selon la légende) dans une boîte de nuit columérine. Sans doute le fameux “entraînement invisible” dont parlait souvent Guy Roux. Mais cela ne nous regarde pas. Esprit rugby, quand tu nous tiens…

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“Le premier qui touche à mon jaune…”. Au second plan, “Belasque” assure le service à la tireuse.

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