Séries – Après deux ans de sommeil, le réveil de Marssac est programmé

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Il y avait eu l’appel du 18 juin, et puis celui du 25 mai, un peu moins connu certes. Ce dernier avait été lancé en 2018 par Didier Canivenc (voir article), joueur, entraîneur, cuisto, éducateur, chanteur, meneur de revue, et même président du club de Marssac, qu’il avait tenté de sauver du forfait général. En vain. Entre une fusion avortée, l’arrêt et le départ de nombreux joueurs, le Tarn perdait un ses bastions ovales. L’homme à tout faire s’était alors confié, sans filtre, dans nos colonnes (voir article), pour crier haut et fort que le rugby d’en bas était malade, et que son avenir allait se jouer dans les mois suivants. En homme de parole qu’il est, Didier Canivenc y a joint les actes. Avec plusieurs anciens de la maison jaune et bleue, dont Olivier Massuyes, autre élément central du club, il veut toujours relever le défi de relancer une équipe seniors à Marssac. La mission ne s’annonce pas aisée quand on connaît le nombre important de clubs qui résident sur les bords du Tarn. Mais l’optimisme est de rigueur, avec des premiers signes très encourageants…

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Champion en 2009, dix ans déjà

“Déclarer forfait général l’année des 10 ans du titre de 4ème série, fut douloureux. Après deux ans de sommeil suite à des saisons peu abouties, nous avons décidé de tenter de relancer la machine jaune et bleue. A la base, il y a la volonté d’un petit groupe de juniors décidés à jouer entre copains dans un petit club, et qui choisissent le nôtre. La mèche était allumée, et de coups de fil en coups de fil, le futur bureau a pris corps, essentiellement composé d’anciens joueurs du club.” Mission Impossible ? Pas forcément pour cet éducateur à l’écoute des jeunes. Didier Canivenc sait simplement qu’il doit trouver des joueurs capables de les encadrer lors de leur première année chez les séniors. “Cani” est entier, sans filtre, connu pour ses valeurs et sa droiture aussi. Après l’appel du 18 juin d’un certain Général, il prend encore appui sur une déclaration célèbre de le Seconde guerre mondiale, avec Winston Churchill cette fois : “Il avait dit qu’il n’avait rien d’autre à offrir que du sang, des larmes et de la sueur. Nous, nous n’avons à proposer qu’un nouveau projet sportif, basé non pas sur les larmes, mais sur l’envie de se retrouver, de partager, d’être heureux ensemble. Alors oui, il y aura de la sueur, du labeur mais pas de larmes, sinon de joie. Le plaisir de jouer sera au centre de nos efforts, tout comme tenter de créer un club qui vit, et qui vit bien, où l’on y vient pour échapper aux emmerdes de la semaine, pas pour s’en créer de nouvelles.”

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Didier Canivenc espère bien revivre les émotions d’un dimanche ovale avec Marssac (photo Christophe Fabriès)

Un projet qui prend forme de plus en plus…

La parole de Didier Canivenc a valeur, avec une portée quasi contractuelle. Il poursuit : “Aucune promesse ne sera trahie, il n’y aura pas de mensonges, pas de blabla pour convaincre des joueurs de venir. A ce jour, un bureau est constitué, le choix de l’entraîneur principal est validé, deux accords de principe pour des adjoints devant et derrière, une vingtaine de joueurs sont déjà partants, et ce sont des candidatures spontanées. Encore une quinzaine, et c’est parti. Alors aux anciens qui pourraient rechausser les crampons ou aider l’intendance, à ceux qui ont du migrer vers d’autres clubs et qui pourraient avoir l’envie de faire le chemin inverse, à ceux qui n’ont jamais joué mais qui en meurent d’envie, à ceux qui jouent à un bien meilleur niveau mais qui fatiguent des longs déplacements et aimeraient aider un petit club, à tout ce monde là, je ne demande qu’une chose : prenez deux minutes de votre temps pour m’informer de votre intérêt ou pas, que nous puissions avoir une idée de la viabilité du projet.”

La cicatrice laissée par le forfait général de 2018 est toujours visible. Mais c’est sur cette douleur amère que se construit ce nouveau projet. Et comme Churchill avait également dit “qu’il n’y avait qu’une réponse à la défaite, c’est la victoire”, on veut bien basculer vers l’optimisme pour un retour prochain du Marssac XV. A suivre donc…

L’horizon se dégagerait-il au dessus des têtes tarnaises ? (photo Christophe Fabriès)

Si vous êtes intéressés, écrivez sur la page facebook Marssac 15

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