Stéphane Pons (Rieumes) : “j’espère laisser un bon souvenir de moi…”

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La fin de saison 2017-2018 restera aussi la fin d’une carrière pour bon nombre de joueurs. A défaut de pouvoir rendre hommage à chacun, nous nous attardons aujourd’hui sur le cas de Stéphane Pons, représentatif d’un rugby alliant tradition et modernité… 
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Porté en triomphe par ses coéquipiers, en compagnie de Fabien Bousses (photo ADSCR)

Pour le dernier match de sa carrière, le pilier de Rieumes, aura tiré sa révérence en compagnie d’un autre solide, un autre pilier, un autre incontournable, Fabien Bousses. Comme si pour sa sortie aussi, Ponpon n’avait pas voulu en faire un événement personnel, pour ne pas attirer la lumière que sur lui. Car il n’est pas de ceux-là. Stephane Pons, c’est un homme qui a les pieds sur terre, et dans la terre, à l’image d’un pilier redoutable qui se cramponne ferme pour stabiliser une mêlée…

Alors qu’on l’a sollicité pour connaître son sentiment sur ce dernier match, sa réponse a été d’une totale limpidité : “Je m’y étais préparé depuis quelques semaines, j’avais anticipé. Mais j’ai ressenti une forte émotion oui, avec la boule au ventre. Il n’y a pas eu trop de paroles, juste des regards autour de moi, histoire de voir tout ce qu’il se passait, et se dire que là, c’était fini. Une page se tourne, je savais que ça allait arriver dans ma vie, il va y avoir un grand vide. Ce que je vais retenir ? De la joie, d’avoir pu jouer au plus haut niveau amateur, d’avoir connu des personnes que je ne pense pas oublier, encore des copains, des amis à qui j’espère laisser un bon souvenir de moi dans les clubs où je suis passé. Et un peu moins forcément aux joueurs adverses (rires).”

Un brin d’humour qui n’efface pas une émotion à fleur de peau, palpable. Stéphane continue à fouiller dans sa mémoire pour en retirer le meilleur, mais aussi quelques souvenirs plus douloureux :  “Des sacrifices, il y en a eu pour en arriver là, mais je ne regrette pas. Comment oublier ces soirées qu’il ne se finissent jamais, ces parties de cartes où il y en a toujours un qui râle parce qu’il disait que je trichais. Toutes ces personnes qui m’ont soutenues et même certaines que je ne connais pas. Des fidèles supporters, ma famille, des copains et amis, d’autres clubs ou pas. Il y en a tellement qu’on ne peut pas tous les citer.”

Le pilier de 37 ans a laissé un souvenir impérissable du joueur et de l’homme. Il a été, malgré lui, au coeur d’une grosse polémique fin 2015 quand, sous les couleurs de Lombez-Samatan, un journaliste de Nevers l’avait traité “de pilier Antédiluvien » et suscité alors un tollé général dans nos colonnes (voir l’article). Pour rappel, la définition exacte d’antédiluvien est : « Dont l’ancienneté est très grande et, de ce fait, ridicule ; tout à fait passé de mode, suranné. Exemple : Une voiture antédiluvienne”.

Qu’on se le dise, à défaut d’avoir gagné le respect d’un prétendu journaliste, “Ponpon” a gagné le respect de tous, coéquipiers, adversaires, entraîneurs, et ce, tout au long d’une carrière que bon nombre de joueurs aimeraient connaître. Il peut être fier d’être un ancien, encore plus fier d’avoir été à contre courant, et surtout fier de l’héritage qu’il laisse derrière lui. Car il n’a jamais été simple de le remplacer. La suite ? Il nous en a dévoilé les contours : “Je vais m’occuper un peu de moi déjà, profiter, et…participer dans les Amicales des Joueurs de Samatan et de Rieumes, quand ils auront besoin d’aide. Le rugby, c’est une belle école de la vie !”

Sous les couleurs de Lombez ou du Fousseret, en fédérale 1 ou en promotion, Ponpon n’a jamais failli (photo José Cruz)

eric duclos stéphane pons

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