Rugby Olympic Cambrai (PR2) : accusé d’insultes racistes, le club nordiste innocenté par la commission de discipline
La commission de discipline de la Ligue des Hauts-de-France a rendu son verdict : le Rugby Olympic Cambrai est disculpé. Accusé d’insultes racistes par son adversaire de Méru les Sablons durant la rencontre opposant les deux équipes le 14 décembre dernier, le club nordiste avait ensuite subi la foudre des réseaux sociaux et de certains journaux. Charlie Vernier, président du ROC, est aujourd’hui soulagé par ce dénouement, mais aussi en colère contre le relais médiatique sans fondement qui a entaché l’image de son club. Ce dernier a d’ailleurs porté plainte pour propos diffamatoire. (Par Loulou / Photos @RO Cambrai)


« On peut dire tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux et être ensuite relayé par mal de monde sans vérification »
Attention, la chasse au buzz est toujours ouverte. Le Rugby Olympic Cambrai, l’une des dernières victimes de cette fâcheuse tendance, peut en témoigner. « Toute cette histoire a permis de mettre en lumière un réel problème : on peut dire tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux et être ensuite relayé par mal de monde et même des médias sans vérification », regrette Charlie Vernier, le président du ROC, avant de préciser : « Plusieurs sites spécialisés de rugby et des journaux comme Le Parisien ou Le Courrier Picard ont cru bon de partager le communiqué de Meru les Sablons nous accusant d’actes racistes, sans aucun fondement et sans jamais nous avoir contactés au préalable. »
Près d’un mois après l’accusation sur les réseaux par le club de Méru les Sablons, la commission de discipline a rassemblé de multiples éléments, puis tranché à l’issue d’une audition : les Cambrésiens sont innocents. « On a accueilli cette délibération avec soulagement, mais on était confiant, car on savait que l’on n’était absolument pas fautif. Tout ceci nous a causé beaucoup de tort, car entre-temps, ça a suscité énormément de réactions, on a reçu de nombreuses insultes et menaces. Les joies des réseaux sociaux », déplore le président, fortement agacé par la tournure des évènements.


« Je me suis senti comme le président d’un club de voyous, de racistes, c’est très violent à entendre »
Ces accusations infondées et largement relayées ont en effet sali l’image du club nordiste. Un moment difficile pour Charlie Vernier, qui a pu lire des articles dans la presse, avec en gros titre les insultes : « Sales nègres, cris de singes », associées au Rugby Olympic Cambrai. « Je me suis senti comme le président d’un club de voyous, de racistes, c’est très violent à entendre. Notre club est très engagé contre le racisme et est attaché aux valeurs de partage et d’inclusion. Ces accusations nous ont pris la tête une bonne partie des fêtes, même si on était sûrs de notre bon droit. »
Pour bien comprendre le fin mot de cette histoire, il faut remonter au 14 décembre dernier. Cambrai recevait le RC de Meru les Sablons dans son stade René Crabos pour un choc entre leaders de la poule unique de Promotion Régionale 2 Hauts-de-France. « Un beau match engagé entre le premier et le deuxième, avec un public certes chambreur par moments, mais sans aucun débordement. On remporte cette partie, mais au coup de sifflet final, certains joueurs de Méru ne voulaient pas serrer la main à nos gars, préférant aller voir l’arbitre pour faire part de propos racistes. Le lendemain, on découvre le communiqué de Méru-les-Sablons, on a donc dû réagir immédiatement », témoigne le président du ROC.


Vous connaissez désormais la suite, cette affaire a pris une ampleur phénoménale sur les réseaux, sans que les autorités compétentes aient livré leur verdict au préalable. Depuis, les témoignages récoltés, la vidéo du match fournie par le club et le rapport de l’arbitre ont permis de disculper les Cambrésiens. Conclusion finale de la Ligue : « désordre occasionné par des joueurs, dirigeants et/ou spectateurs ». Aucun acte raciste n’a été avéré par les instances. Le dossier peut donc se refermer. Jusqu’au prochain ?












