Philippe Souquet (président Mazères – Honneur) : “Pourquoi ne pas faire deux poules de 12 ?”

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Président, à trois journées de la fin, la poule 3 est particulièrement serrée avec cinq équipes qui se tiennent en quatre points
Oui, on se doutait que cette poule serait compliquée. Mais c’est compliqué pour les cinq équipes concernées. Il reste trois matchs, et je ne crois pas que le calendrier avantage l’une ou l’autre équipe. L’avantage ira à celui qui saura prendre le plus de points, dont certains à l’extérieur.

En un match, vous pouvez vous qualifier ou jouer les play down
On va faire en sorte d’accrocher la qualification, car autant vous dire que jouer les play down, pour l’avoir fait l’an passé, ce n’est pas très épanouissant. Mais s’il faut en passer par là, on le fera. C’est juste dur de se dire que tout va se jouer sur des détails, cette formule de championnat n’est pas très adaptée.

C’est-à-dire ?
On a de très bons joueurs, mais le groupe séniors n’est pas extensible. Entre les blessés, les suspendus, et les absences pour raisons diverses, le niveau de l’équipe évolue. Dans une poule de 8, avec 14 matchs à jouer, on n’a pas le droit à l’erreur. Je sais bien que c’est valable pour toutes les équipes, mais il serait préférable de modifier le système actuel des poules.

Vous proposeriez quoi ?
Puisque le Comité veut rester à 24 équipes en Honneur, pourquoi ne pas faire deux poules de 12 ? Le championnat serait plus long, plus intéressant aussi. Et sur une saison plus longue, une absence, un blessé, un suspendu, ça se verrait un peu moins. Bref, on aurait le droit à l’erreur, et le temps de se rattraper. Vous en avez parlé au Comité ?
Justement oui. Chaque année, les présidents de clubs Honneur sont réunis et j’avais évoqué la question. Je fais juste un constat, ce n’est pas une critique. On a des couleurs différentes, mais on a tous la même passion. Dans cette formule, il faut être prêt le 15 septembre et performants jusqu’aux fêtes. Puis, il faut être prêt à jouer des matchs capitaux dès la reprise. Si on échoue, dès le mois de mars, la saison devient une galère.

Le rugby amateur doit se “professionnaliser”?
Disons que le niveau augmente globalement. On doit s’armer et se préparer en conséquence. A mon époque, on pouvait manger un bon gros poulet à l’ail, une heure avant le coup d’envoi…aujourd’hui ce n’est pas pareil (rires). Il faut plus de rigueur, être plus carré. Nos entraîneurs apportent cette rigueur tout au long de la saison, grâce à leur expérience. Nous dirigeants, on se met au diapason. Avant, on préparait le matin pour l’après-midi. Maintenant, on fait une réunion le lundi pour que tout soit carré le dimanche !

Ce qui n’assurera pas pour autant votre place parmi les qualifiés ?
Chaque saison est un nouveau départ. On forme des jeunes, on a une belle génération en devenir en minimes et cadets. Nous sommes là aussi pour former. Mais on veut bien prendre du plaisir le dimanche après-midi. Pour tout dire, malgré notre défaite à La Salvetat dimanche dernier, on est resté avec eux pour manger et boire quelques verres. Il faut préserver cet état d’esprit, c’est important. Très important !

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