Nicolas Haddad : le stade de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume porte le nom du jeune homme décédé en mars dernier
Ce samedi 30 août, le stade de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, dans le Var, a été renommé « stade Nicolas Haddad », en l’honneur du jeune joueur de 15 ans décédé sur un terrain de rugby en mars dernier… (Photo Une H.DS)

Le 15 mars 2025, le jeune Nicolas Haddad, 15 ans, a perdu la vie sur un terrain de rugby. En déplacement à Bastia avec son équipe du Rassemblement Provence Verte (entente entre Saint-Maximin, Brignoles et Val d’Issole) pour disputer un match de Régionale 2 moins de 16 ans contre le Rassemblement Cismonte, l’adolescent varois avait fait un malaise cardiaque suite à un choc à la tête. Il ne s’est jamais relevé. Un drame absolu qui avait une fois de plus remis en cause l’intégrité physique des joueurs, notamment chez les plus jeunes.
L’association « Merci Nico » œuvre pour la sécurité des pratiquants
Depuis, Edouard et Layal Haddad, les parents de Nicolas, ont créé l’association « Merci Nico » (lien avec cagnotte en ligne), en la mémoire de leur fils, pour faire de la prévention, œuvrer sur la sécurité des joueurs, mais aussi afin d’apporter un soutien aux familles meurtries. « On va essayer de faire quelque chose de bien pour que de là-haut, Nico soit fier de nous », exprimait douloureusement Edouard Haddad lors de la soirée de lancement de l’association, au stade Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, sur lequel Nicolas avait fait ses premiers pas de rugbyman à l’âge de 5 ans.


Ce stade Raoul Chavignot (ancien habitant qui avait fait don de 4500m2 à la commune pour que les jeunes de Saint-Maximin pratiquent du sport) change donc de nom, avec l’accord des descendants Chavignot, dont le nom sera préservé pour évoquer l’aire de sport-loisirs située juste à côté.
Le stade Nicolas Haddad a donc été officiellement renommé samedi : « Nous voulons que ce stade porte ton nom pour que les générations futures se souviennent de toi », a déclaré son père, lors de la cérémonie d’inauguration.
Si la famille a pu apprécier ce bel hommage envers leur fils, cette commémoration était également l’occasion de (re)mettre en lumière les actions que la famille Haddad met en place au travers de l’association « Merci Nico », qui collabore désormais avec la Fédération Française de Rugby : « On veut que son nom soit synonyme de sécurité, on va tout faire pour lutter contre ces accidents, rendre ce sport plus sûr et que ce stade soit un stade pilote », assurait Edouard.


L’association intervient dorénavant auprès des éducateurs et des clubs lors de journées sécurité organisées par la FFR. Le président Florian Grill, présent dans le Var pour l’inauguration du stade, a quant à lui vivement encouragé l’initiative des parents : « Vous entreprenez pour développer en sécurité ce sport que Nicolas aimait tant, au profit des milliers d’enfants qui le pratiqueront demain. » Une plaque au nom de Nicolas Haddad a été accrochée sur la tribune de cette arène unique en son genre car elle servira également à faire des expérimentations.
Un stade « pilote », qui sera un lieu de prévention et d’expérimentation
Comme l’a signifié Edouard Haddad, ce stade se veut exemplaire pour la sécurité : « Nous voulons en faire un espace de prévention et d’innovations. » Après avoir été remis aux normes, ce terrain servira en effet à accueillir des évènements bien particuliers : « L’idée est de travailler avec des entreprises d’équipements sportifs pour qu’elles puissent venir faire des expérimentations sur la pelouse. Par exemple, une entreprise peut venir changer une colonne de pelouse pour tester l’adhérence des crampons », précise le papa.
Une salle de réunion verra également le jour à côté de la tribune, pour pouvoir parler sécurité lors de rassemblements et notamment des commotions cérébrales, de la prise en charge rapide des joueurs blessés ou encore des protège-dents. Le stade Nicolas Haddad est donc plus qu’un simple stade, mais un lieu de mémoire dédié à l’avenir de notre discipline. Et encore une fois, merci Nico.














