Forfait général de l’US Mourillon (Féd 3) : la fin d’une saison calvaire avant un nouveau départ
La saison calvaire de l’US Mourillon, pensionnaire de la poule 6 de Fédérale 3, a pris fin en ce début du mois de mars. Lanterne rouge et programmée pour une descente en Régionale 1 depuis un bon moment, l’équipe toulonnaise s’accrochait tant bien que mal pour finir son exercice avec les honneurs. Malheureusement pour les Varois, leurs soucis d’effectif ont été fatals jusqu’au bout, avec un inévitable troisième forfait, synonyme d’arrêt définitif à deux journées de la fin. Après des mois difficiles et des derniers matchs joués à 13 joueurs, l’USM peut enfin souffler et se tourner vers un avenir plus conforme à sa structure, tout en continuant de miser sur sa formation pour connaître des jours meilleurs. (Photo Une ©USM)


La saison galère de l’US Mourillon touche à sa fin
Courant janvier, nous vous faisions part des difficultés rencontrées par le club au trèfle, dernier de son groupe avec une seule victoire au compteur. L’état général du groupe senior n’engageait pas à un optimisme démesuré : l’USM faisait face à d’importants soucis de profondeur d’effectif. La réserve était même contrainte au forfait général, ce qui coûtait quatre points de pénalité à l’équipe fanion, dont la descente en Régionale 1 semblait déjà inéluctable.
Le directeur sportif et capitaine, Geoffrey David, nous confiait alors que ce recul représentait une nécessité : « On a ce besoin de repartir un cran plus bas. On a les garanties qu’à ce niveau, on pourra de nouveau aligner deux groupes complets, car ici beaucoup préfèreraient jouer à un niveau territorial. On a déjà contacté de nouveaux coachs et on travaille depuis quelques mois pour rebondir sainement. »
Malgré son avenir scellé en Régionale, l’US Mourillon avait encore une bataille à mener, en terminant avec les honneurs son exercice en Fédérale 3. Face à des écuries bien mieux armées, les scores étaient souvent lourds et au fil des matchs, les valeureux soldats toulonnais se se faisaient de plus en plus rares. Les déplacements en effectif réduit se multipliaient : à 17 joueurs, puis 16 et même à 13 sur le terrain de Valréas mi-février. Ce match, comme un symbole, était interrompu à la pause car l’USM avait accumulé trop de blessés pour pouvoir terminer la partie.
Le courage et l’abnégation des Varois n’auront donc pas suffi, si bien qu’après un dernier baroud d’honneur à domicile face à Digne, Mourillon se résignait, par manque de combattants valides, à déclarer forfait pour la confrontation face à l’US Veore. Cette énième feuille blanche sonnait le glas pour les Vert et Noir, avec une fin de saison actée à deux journées du terme. Un sort douloureux, mais accepté par la capitaine depuis le mois de janvier : « On a eu le plaisir durant six ans de pouvoir se confronter à ce niveau-là, mais on ne peut plus lutter. »


Le club varois compte sur sa formation pour rebondir
Il est temps désormais pour les Toulonnais de panser leurs plaies et de récupérer après cette saison éreintante à boxer face à des poids lourds bien plus aguerris. L’US Mourillon prépare d’ailleurs déjà son rebond en organisant ce vendredi 27 mars à 18 h dans son club house une réunion joueurs afin d’échanger sur la suite des événements. Ce moment de partage permettra de poser les bases pour préparer la suite, tout en évoquant le nouveau projet avec des potentielles recrues.
Car sur la Côte d’Azur, l’avenir de l’USM, c’est son école de rugby, qui éclaircie l’horizon du club du 83, comme nous le faisait remarquer le directeur sportif. « Le plus important pour nous, c’est la formation. On a 400 licenciés, avec des juniors et cadets en nom propre, donc on reste vraiment optimistes pour la suite malgré la situation actuelle ».















