Fédérale 3 : forfait général de la réserve, descente programmée de la Une, l’US Mourillon prépare déjà l’avenir en Régionale 1
Dans la poule 6 de Fédérale 3, l’US Mourillon a été sanctionnée d’un retrait de quatre points suite au forfait général de sa réserve, qui n’a pas présenté de feuilles complètes à trois reprises depuis septembre. Si la saison de l’Excellence B varoise est donc terminée, pour l’équipe fanion, lanterne rouge à 16 points du premier non relégable à six journées de la fin, l’objectif est désormais de finir avec les honneurs tout en préparant la suite à l’échelon régional… (Par Loulou / Photos @USM)


Lanterne rouge, forfait de la B, effectif limité : la saison galère de l’US Mourillon
Ce lundi matin, l’US Mourillon s’est réveillée dernière de sa poule, avec une Excellence B radiée de l’exercice en cours, et avec des soucis d’effectifs majeurs. Un contexte épineux, qui laisserait penser qu’une crise interne est en cours sur la Rade toulonnaise. Mais il n’en est rien, bien au contraire. « On arrive à la fin d’un cycle, alors on prend cette situation avec beaucoup de recul. La réserve est forfait général depuis trois matchs, on a été pénalisé d’un retrait de quatre points en première pour cela, mais de toute façon cette saison, le classement est anecdotique pour nous », témoigne Geoffrey David, le directeur sportif et capitaine de l’USM.
Jusqu’ici, les Toulonnais n’ont en effet remporté qu’une seule de leurs douze confrontations, arrachée in extremis sur le terrain de leur voisin de la Vallée du Gapeau (16-17), auquel on ajoutera trois points de bonus défensif glanés ici ou là. En soustrayant à ce léger pécule cette pénalité de quatre points, les Vert et Noir se retrouvent enfoncés sur le siège éjectable de lanterne rouge du groupe 6, à 16 longueurs du Marseille Rugby Méditerranée, l’actuel premier non relégable. Pas de quoi mettre la « rade » au court-bouillon pour autant au capitaine David et ses troupes, sereinement tournés vers un avenir à l’échelon du dessous.


« C’est devenu compliqué de se battre avec nos armes »
« On a ce besoin de repartir en Régionale 1. On a les garanties qu’à ce niveau, on pourra de nouveau aligner une B, car ici beaucoup préfèreraient jouer plus bas. On a déjà contacté des nouveaux coachs et on travaille depuis quelques mois pour essayer de rebondir sainement. » Afin de bien comprendre comment le club aux trèfles à quatre feuilles (emblème de l’USM), s’est retrouvé dans cette position délicate, Geoffrey David est remonté plusieurs années en arrière :
« En l’espace de douze ans, on est parti des Séries Régionales jusqu’à atteindre la Fédérale 3, notre niveau depuis 6 saisons. Une superbe aventure que j’ai pu vivre depuis le début, avec toujours plus de deux tiers de l’effectif issue de notre formation, sur laquelle on mise énormément. On surfait sur une belle vague depuis un moment, mais petit à petit, c’est devenu compliqué de se battre avec nos armes. Ça fait maintenant deux ans que l’on se maintient de justesse, qu’on fait des doublons pour tenir, et à force, les gars ont commencé à lâcher », explique le capitaine courage aux multiples casquettes.


« On a eu le plaisir durant six ans de pouvoir se confronter à ce niveau là, mais on ne peut plus lutter »
L’arsenal toulonnais est donc limité et ne peut plus concurrencer les grosses armadas du secteur aux ressources incomparables, comme le précise Geoffrey David : « Tout le monde est bénévole au club, du président aux éducateurs en passant par les joueurs. Dans le coin, la Fédérale 3 est très exigeante, avec beaucoup de joueurs payés. Face à Saint-Saturnin-lès-Avignon par exemple, on a affronté des anciens pros comme Burotu, Steffon Armitage, Watisoni Votu… Personnellement, le challenge d’affronter de tels joueurs m’excite, mais le lundi on est tous en vrac. On a eu le plaisir durant six ans de pouvoir se confronter à ce niveau là, mais on ne peut plus lutter. »
À Toulon, Le Mourillon est un quartier au charme typique d’une station balnéaire situé le long du littoral méditerranéen. Entre les plages et la célébrissime arène Felix Mayol du RCT se trouve le stade Jean Alex Fernandez où évolue l’US Mourillon (stade au nom du créateur de l’école de rugby du club). L’école de rugby, justement, c’est l’identité de la structure varoise, qui souhaite bâtir son avenir sur le développement de sa jeune garde. « Le plus important pour nous, c’est la formation. On a 400 licenciés, avec des juniors et cadets en nom propre, donc on reste vraiment optimistes pour la suite malgré la situation actuelle », se réjouit le directeur sportif.


« On veut honorer le maillot et aller au bout sans lâcher »
D’ici là, l’US Mourillon doit s’accrocher pour terminer cette saison galère en cours : « On s’est déplacé à 17 à Fréjus, c’est compliqué, mais on veut honorer le maillot et aller au bout sans lâcher. On a toujours ce petit supplément d’âme et un état d’esprit irréprochable, c’est sur ces valeurs que l’on souhaite s’appuyer pour continuer », conclut Geoffrey David avec fierté. Et puis de toute façon, sur la Côte d’Azur tout le monde le sait, après la tempête, le soleil repointe vite le bout de son nez…
Le classement de la poule 6 de Fédérale 3 :














