Ce dimanche à Lagor avait lieu la finale départementale des Pyrénées-Atlantiques féminine de Fédérale 2. Sous la pluie battante, Saint-Palais et Lons Section Paloise se sont disputés le bouclier de terroir du 64, une semaine après les finales masculines… (Par Loulou / Photos par JM Lestage)
Décor pluvieux, mais public nombreux
Petit score, grand bonheur pour Lons
Sous la pluie donc, qui n’a pas aidé à enchaîner les temps de jeu, les deux formations se sont en effet neutralisées. Au coude à coude tout au long de ce duel sans le moindre essai inscrit, ce sont finalement les Béarnaises de Lons qui l’ont emporté…3 à 0. Clara Cheminot, la trois-quarts aile des Lionsoises, aura passé l’unique pénalité de la journée.
Les défenses ont pris le pas sur les attaques.
Une semaine après avoir glané le bouclier régional de Nouvelle-Aquitaine face à Gradignan (35-0), l’armoire à trophées des Béarnaises se remplit donc davantage.
Saint-Palais, de son côté, avec le statut d’outsider après ses deux larges défaites subies cette saison face à cette équipe de Lons, a cette fois fait plus que rivaliser lors de cette finale. Mais les Basques n’ont jamais su faire sauter le verrou adverse, en faisant notamment tomber bon nombre de ballons en zone de marque.
Place désormais aux seizièmes de finale du Championnat de France pour les Paloises, qui seront confrontées à Albi, tandis que, de son côté, l’US Saint-Palaisienne défiera Toulouse UC.
Lons est resté accroché à son adversaire, tenace…La collection de planchots s’agrandit pour les Béarnaises !
Les réactions
Grégory Marty, responsable des féminines à Saint Palais : On s’était déjà rencontré à deux reprises et elles nous avaient battus les deux fois avec 20 points d’avance, donc j’avais dit aux filles de ne pas hésiter à mettre une grosse pression défensive d’entrée. Ça a bien marché, nos adversaires ont commencé à reculer et on a passé 20 minutes dans leur camp, sans parvenir toutefois à marquer, puisqu’à chaque fois, il y avait un en-avant de notre part. Ces fautes de mains sont vraiment le cauchemar de la journée pour nous.
On ressort avec beaucoup d’amertume de cette finale parce qu’en seconde mi-temps, on arrive à déployer un peu plus notre jeu, à faire quelques contre-attaques, mais encore une fois ternie par des en-avant. On a une très bonne défense, c’est notre gros point fort de toute la saison, mais on manque de profondeur d’effectif, avec seulement 24 joueuses sur la saison, pour espérer rivaliser avec une équipe comme Lons.
Thomas Mundubeltz, entraineur des trois-quarts Lons Section Paloise : Match très compliqué dans des conditions qui ne prêtaient pas à envoyer du jeu. On est tombé sur une formation de Saint-Palais très joueuse, qui, on le savait, allait nous poser des problèmes dans le combat. Match à oublier pour nous, mais finale gagnée, donc on va s’appuyer sur ça pour travailler pour les seizièmes de finale qui arrivent dès la semaine prochaine.
On savait qu’elles allaient monter très fort et nous contrarier dans le jeu. On a donc dit aux filles de répondre présentes dans le combat, ce qu’elles ont bien fait. On va se satisfaire sur ce point et surtout essayer d’apprendre à jouer sous ces conditions délicates, parce que ça pourrait être important pour la fin de saison.
Thomas Mundubeltz aurait préféré un ciel bleu et de grandes envolées
Portfolio
Les Saint-Palaisiennes avant le combat (et devant un tableau d’affichage qui n’allait presque pas bouger)Les Lionsoises sont toujours invaincues cette saison !Le coup de botte décisif de CheminotLons a bien été perturbé par Saint-PalaisSacré combat dans le jardin de LagorBelle chorégraphie, sous la pluieLes Basques n’ont rien lâché jusqu’au bout…