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Portrait féminin – À la découverte d’Anaïs Bennet, la Cantalienne pur souche des Black’Simones (Fédérale 1)

Coup de projecteur sur le rugby féminin, à travers une série de portraits de joueuses seniors. Pour ce huitième épisode, cap vers le Cantal, au cœur des Black’Simones (Fédérale 1), un rassemblement créé il y a bientôt trois ans entre le Stade Aurillacois et Saint-Simon, à la découverte d’Anaïs Bennet. La jeune troisième ligne nous retrace ici son parcours, de ses débuts à Saint-Paul-des-Landes jusqu’à cette finale nationale de Fédérale 2 perdue l’an dernier face au TUC. Durant cet entretien, la Cantalienne livre également son avis sur le développement du rugby féminin, et s’est aussi prêtée au jeu de l’interview décalée… (Par Loulou / Photos @Léa Diouf Photographie)

Portrait féminin – À la découverte d'Anaïs Bennet, la Cantalienne pur souche des Black'Simones (Fédérale 1)
Partez à la découverte d’Anaïs, une numéro 8 polyvalente…

Fiche d’identité :

Anaïs Bennet, née le 3 juillet 2002 à Aurillac.
Profession : chargée de missions ressources humaines.
Poste : principalement au poste de numéro 8, même si je peux dépanner ailleurs quand l’équipe en a besoin.

Comment ta passion pour le ballon ovale a-t-elle commencé ?
J’ai commencé le rugby vers l’âge de 6 ans au Rugby Club des Landes, à Saint-Paul-des-Landes, dans le Cantal. Je suivais simplement mon frère à ses entraînements et, un jour, l’entraîneur a demandé à ma maman si je voulais essayer. C’est comme ça que tout a commencé.
Portrait féminin – À la découverte d'Anaïs Bennet, la Cantalienne pur souche des Black'Simones (Fédérale 1)
La Cantalienne se souvient de ses premiers pas sur le rectangle vert, comme si c’était hier…
Peux-tu retracer ton parcours rugbystique ?
En 2015, j’ai rejoint le Stade Aurillacois, où je joue toujours aujourd’hui. J’ai d’abord intégré les sélections du Cantal, puis j’ai changé de collège pour intégrer une section rugby. En 2017, nous sommes allées jusqu’au Championnat de France UNSS. La même année, j’ai été retenue pour un stage national U15 à Soustons. J’ai également intégré le pôle d’Issoire pendant quelques mois avant de revenir dans mon Cantal pour reprendre mon parcours avec l’Académie du Stade Aurillacois. Je me souviendrai toujours d’un stage à Tignes avec Lisa, une coéquipière et amie de l’époque. Des moments forts, autant humainement que sportivement.
En parallèle, j’ai longtemps joué avec les garçons au Stade Aurillacois, avec la chance d’avoir de très bons coéquipiers. Ce sont des souvenirs qui comptent beaucoup pour moi.
Comment se passent les premières saisons des Black Simones et quelles sont vos ambitions ?
Ces dernières années, une entente a été créée entre les filles de Saint-Simon et celles du Stade Aurillacois, notamment en raison des effectifs et de la volonté des joueuses de Saint-Simon de passer du jeu à 10 au jeu à XV. De cette collaboration est née l’équipe BSSA – Black Simones Stade Aurillacois. Nous avons débuté en Fédérale 2. L’an dernier, nous sommes allées jusqu’en finale face aux Tucettes, ce qui nous a permis d’accéder à la Fédérale 1 cette saison. Nous avons de l’ambition. À chaque match, nous entrons sur le terrain pour gagner. Accéder aux phases finales une deuxième année consécutive serait une immense fierté pour notre équipe.
Portrait féminin – À la découverte d'Anaïs Bennet, la Cantalienne pur souche des Black'Simones (Fédérale 1)
Mais jusqu’où iront les Black Simones ?
Que penses-tu de l’évolution du rugby féminin ces dernières années ? 
Quand j’ai commencé, lors des petits tournois, les filles se comptaient sur les doigts d’une main. Aujourd’hui, les mentalités ont évolué. Le rugby n’est plus vu comme un sport réservé aux garçons. Dans le Cantal, nous avons la chance d’avoir le soutien de nos deux clubs pour financer nos déplacements, car nous sommes éloignées de beaucoup d’équipes adverses. Aider davantage les clubs financièrement permettrait sûrement de maintenir ou de développer encore plus d’équipes féminines. Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule équipe senior à XV dans le Cantal, mais deux équipes à X se sont également créées autour d’Aurillac, ce qui montre que la dynamique est positive.
Qu’aimerais-tu dire aux jeunes filles qui hésitent à se lancer dans le rugby ? (Ainsi qu’aux parents craintifs) ?
Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Il n’y a pas de gabarit type pour jouer au rugby : ce sport est fait pour tout le monde. Inviter les parents à assister à un entraînement est souvent la meilleure façon de les rassurer. Voir l’encadrement et l’ambiance change beaucoup de choses. La sécurité est une priorité : règles strictes sur les plaquages, protocoles mis en place, éducateurs formés. Le risque zéro n’existe dans aucun sport. Ce qui compte, c’est la qualité de l’encadrement et de la prévention. Personnellement, le rugby m’a énormément apporté dans ma vie. Le contact fait partie du jeu, mais ce qui le définit vraiment, c’est l’intelligence, la cohésion et les valeurs qu’il transmet.
Portrait féminin – À la découverte d'Anaïs Bennet, la Cantalienne pur souche des Black'Simones (Fédérale 1)
Anaïs a compris que le rugby était un sport d’évitement. Du moins, quand elle le peux…

L’interview décalée 

Côté terrain et vestiaire des Black Simones 

Quel est ton plus beau souvenir sur le terrain ? Et en dehors ?
Mon plus beau souvenir : avoir mon papi au bord du terrain pendant plusieurs matchs. Et sur le terrain, cette demi-finale Ligue AURA en cadettes, en avril 2019 contre Colomiers. Match nul. Dernière pénalité pour nous qualifier. Personne n’y croyait vraiment… je l’ai passée alors que je ne tape pas aux pieds.
Le ou la coach qui t’a marqué(e), et pourquoi ?
Mon premier coach, Bruno, il criait beaucoup, mais il ne faisait aucune différence entre les joueurs que ce soit filles ou garçons. C’était l’un de mes meilleurs entraîneurs.
Une anecdote insolite à nous raconter ? 
Avoir perdu de quelques points contre Toulouse en cadettes à la maison, mais au retour nous avons pris 130 pions. Un des matchs les plus longs à vivre…
Chez les Black’Simones, qui est la comique de l’équipe ?
Loane Bennet, on peut s’attendre à tout.
La plus fêtarde ?
Une fois de plus Loane Bennet, même si elle n’est pas motivée, il faut forcer 30 secondes et ça passe.
La meilleure danseuse ?
Yasmine Boufaroua.
La plus grosse mangeuse ?
Morgane qui se fait des collations toute les heures en déplacement.
La plus râleuse ?
Romane Salat, Mathilde Chanut et moi même.
Portrait féminin – À la découverte d'Anaïs Bennet, la Cantalienne pur souche des Black'Simones (Fédérale 1)
Anaïs nous a promis de ne plus faire partie des râleuses de son équipe. (C’est faux)
La plus ponctuelle ? 
Lucie Lacambre.
Celle qui ne l’est jamais ?
Alexia Delbos.
Celle que tu préfères avoir dans ton équipe plutôt qu’en face ?
Carole Sol, parce qu’elle cours trop vite.
La meilleure plaqueuse ?
Marie Noyne.

Et pour finir la meilleure joueuse de l’équipe ?

Loane Bennet quand elle utilise les deux mains.
Portrait féminin – À la découverte d'Anaïs Bennet, la Cantalienne pur souche des Black'Simones (Fédérale 1)
Le vestiaire cantalou n’a désormais (presque) plus de secret pour vous !
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