Scandale en vue : le FCTT exproprié, 400 licenciés sans terrain ?

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La rumeur circulait depuis quelques semaines. Sans trop y croire, le risque de voir le Football Club Toac Toec (FCTT), club centenaire, exproprié de ses terrains a tout de même pris de l’épaisseur. Jusqu’à cette annonce soudaine aujourd’hui, et un ultimatum qui semble prendre de cours tout le monde. Explications d’un scandale annoncé…

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Les séniors vont recevoir Mazamet ce dimanche sur la pelouse d’Ernest Dufer, avec pour enjeu, une montée en fédérale 1. Mais l’avenir du club se joue aussi en coulisses… (photo José Cruz)

Pour avoir des réponses à nos questions, l’interlocuteur idéal était le président du club toulousain. M. Francis Cazeneuve n’en a éludé aucune, et avec sa franchise habituelle, apporte un éclairage certain sur une situation improbable : “Je savais qu’il y avait une négociation entre la Mairie de Toulouse et le TOEC Omnisport, et je pensais vraiment qu’une issue favorable serait trouvée. Or, ce n’est pas le cas”.

Remontons dans le temps, quand le Toec, au même titre que le Stade Toulousain, était exproprié de son premier terrain. La section Omnisport déménageait alors rue Ernest Dufer, où le tennis, l’aviron et le rugby ont cohabité pendant plus de vingt ans. La “location” des lieux est sereine et durable. La mairie de Toulouse s’y investi et bâtit même une tribune. Le temps passe, et voilà qu’un monsieur, président de l’association Omnisport vieille de deux décennies, vient de demander à la Mairie de payer pour reconduire un nouveau bail. Sauf que la somme demandée serait d’un montant à sept chiffres (on parle de deux millions d’euros).

“Juridiquement, ce monsieur est dans son droit”, poursuit Francis Cazeneuve, “il veut construire un espace loisirs, un parking, un restaurant ou autre, que sais-je. Et la Mairie de Toulouse ne veut évidemment pas payer pareille somme pour un terrain dont elle pensait bénéficier, qui plus est à une personne d’une association fictive!”

Selon nos informations, cette demande est loin d’être de l’intox. Pire, un ultimatum est fixé au 6 juin prochain pour quitter les lieux. Autant dire qu’il faudrait trouver une issue en 15 jours !

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Francis Cazeneuve, ici au côté d’Alain Doucet (président de la Ligue Occitanie) et de Bernard Laporte (président de la FFR). C’était il y a 15 jours quand son équipe du FCTT jouait les 32èmes de finales à Villefranche de Lauragais, tout un symbole pour lui. Il ne pensait pas vivre pareille situation si peu de temps après (photo Chris Farmer)

“On va tuer le club !”

Le président Cazeneuve est tout aussi dépité qu’énervé : “On est en situation de rupture oui, on a 15 jours pour trouver une solution. Je vais rencontrer les élus à Mairie de Toulouse et discuter avec toutes les personnes compétentes. Mais je ne peux cacher mon écoeurement. On est venus me chercher pour remettre à flots un club déficitaire et en grande difficulté. Sept ans plus tard, je peux affirmer que le club tout entier tient la route, à tous les niveaux, financier et sportif. Toutes les équipes se sont qualifiées, l’équipe fanion est en course ce weekend pour monter en fédérale 1. Si tel était le cas, nous serions la première équipe intra-muros toulousaine. Et avoir une équipe en fédérale 1 dans une ville de 600 000 habitants, ce n’est pas abérrant. “

Francis Cazeneuve n’est pas homme à masquer ses ressentis, c’est un homme de devoir, de défi, un bâtisseur, comme il l’avait fait à Villefranche de Lauragais en son temps. Ses compétences, précieuses, avaient été requises pour sauver le FCTT, car le club était au plus mal en 2011-2012. “C’est pour cela que je le vis très mal” dit-il remonté, “et je ne vais pas cacher que si aucune solution n’est trouvée, je quitterai le club bien sûr. On me propose des solutions de repli pour les séniors, mais moi, c’est aux jeunes que je pense. je m’en fous que les séniors jouent en fédérale 1, 2 ou 3, par contre, les jeunes c’est ma priorité. Et je ne peux pas croire qu’en 2019, on puisse exproprier un club de plus de 400 licenciés, ainsi. Je ne peux pas croire qu’on puise mettre à la rue tous ces jeunes, tuer le rugby éducatif de la sorte dans une ville comme Toulouse, ville de rugby par excellence. Sans parler de détruire cet espace vert magnifique, les jardins du Barry, véritable poumon vert, au profit d’une personne dont les intentions sont douteuses. On va tuer le club, et bien plus encore !”  

Une manifestation est prévue ce dimanche pour montrer la solidarité de tous pour défendre un patrimoine culturel et sportif… et pas immobilier.

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3 Commentaires

  1. Christian Vignoles qui représente l’association du Toec omnisports……combien y-a-t-il de sports au TOEC : le rugby, le tennis, et ensuite le ball-trap, le canoë et la pétanque???? une fumisterie…l’association c’est lui tout seul, je l’ai fréquenté pendant 20 ans, il a fait quoi pendant 20 ans pour rugby…RIEN RIEN RIEN….mise à part que d’essayer de nous foutre dehors, je peux en parler…. IL FAUDRA BIEN QU UN JOUR UN JOURNALISTE OU UN JUGE Y METTE LE NEZ dans ce merdier

  2. Nous sauverons le FCTT ! Honte à la Ville de TOLOUSE, qui se veut capitale du rigby, si elle tue le club !

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