Fédérale 3 : sept formations ne peuvent plus échapper à la relégation
Au soir de l’antépénultième journée de Fédérale 3, qui s’est déroulée ce dimanche 8 mars, sept équipes sont officiellement condamnées à descendre en Régionale 1. Si deux rencontres sont encore au programme d’ici la fin de la phase régulière (ainsi qu’une session de matchs en retard le 29 mars), ces formations accusent un retard trop conséquent sur la concurrence pour espérer sortir de la zone rouge et voient donc leur avenir scellé à l’échelon inférieur. Tour d’horizon de ces formations en difficulté cette saison… (Par Loulou / Photo Une @CoCo ChristOphe)

Stade Villeneuvois Lille Métropole (59) – Poule 1
Promu en Fédérale 3 la saison dernière grâce à un drop décisif en finale régionale de leur ouvreur Guilhem Fenoy à la 79ᵉ minute face à Armentières, le LMRCV avait alors basculé dans l’euphorie en décrochant sa promotion sur le gong. Malheureusement pour les Nordistes, cet épisode de joie n’a pas été prolongé. L’exercice en cours à l’étage du dessus ressemble en effet à un long chemin de croix, avec toujours aucune victoire à se mettre sous la dent après 15 journées, des scores souvent lourds et un 0 pointé au classement qui les condamne à prendre l’ascenseur vers le bas, un an après avoir connu le bonheur de la montée…
US Mourillon (83) – Poule 6
Depuis le lancement de la saison, l’US Mourillon traîne son manque d’effectif comme un boulet accroché à sa cheville. Ces difficultés se sont même traduites en une perte de quatre points au classement, lorsque l’Excellence B a déclaré forfait général durant l’hiver après avoir accusé trois feuilles de matchs blanches ou incomplètes. En grande difficulté sportivement (une seule victoire), les Toulonnais, dont l’équipe première se déplace parfois à 16 joueurs, s’accrochent comme elle le peut pour finir avec les honneurs.


« On veut honorer le maillot et aller au bout sans lâcher. On a toujours ce petit supplément d’âme et un état d’esprit irréprochable, c’est sur ces valeurs que l’on souhaite s’appuyer pour continuer », nous avait alors confié Geoffrey David, le directeur sportif et capitaine lors d’une prise de pouls de la situation actuelle du club varois. En coulisse, ce dernier nous avait également révélé que l’USM se préparait déjà depuis plusieurs semaines à descendre au niveau régional, après six belles saisons sur la scène fédérale, en misant grandement sur sa formation.
Entente Sévignacq Vallée du Gabas (64) – Poule 9
Souvent accrocheuse, jamais victorieuse, l’ESVG est engluée dans la zone de relégation depuis les premières secousses. Les Béarnais vivent un tour de piste délicat et sont condamnés à mettre le clignotant pour prendre la sortie en direction de la Régionale 1. Avec 5 bonus défensifs et un nul, les Sévignacquais ont souvent tourné autour de leur premier succès, mais n’ont jamais connu de lundi matin léger, sur le nuage de la victoire.
Avec le match en retard à disputer le 29 mars face à Vic-en-Bigorre, il reste à l’Entente trois journées de championnat pour tenter de débloquer son compteur. Mais hélas, la fin de boucle est des plus compliquées, à l’image de l’équipe réserve, elle aussi lanterne rouge en Excellence B et contrainte de déclarer forfait dimanche dernier à Arudy (25-0).


Biscarosse Olympique (40) – Poule 10
Éliminé aux portes des barrages l’année dernière en terminant à la 6ᵉ place de sa poule, le Biscarosse Olympique n’a cette saison jamais pu se mêler à la course aux phases finales. Loin de là. Malgré une période estivale prometteuse rythmée par de nombreuses arrivées et deux matchs amicaux remportés, les Landais n’ont ensuite pas su concrétiser une fois l’exercice lancé, en enchaînant les défaites.
Si les résultats sont bien souvent étriqués, les Maritimes n’ont toujours pas connu le goût du succès et ne possèdent que trois petits points glanés au prix de bonus défensifs. Un pécule bien trop léger pour espérer se maintenir en Fédérale 3, car le premier non relégable du groupe, à savoir Capbreton-Hossegor, a quant à lui passé la barre des 30 points depuis quelque temps…
Il faut dire que Biscarrosse a, comme bien d’autres clubs présents dans cette liste de relégués, fait face à des soucis d’effectifs l’obligeant à faire doubler des joueurs de la réserve en première ou à déclarer forfait en Excellence B. Si les Bleu et Blanc n’ont jamais rien lâché, ils doivent se résigner à descendre… Pour mieux rebondir ?


US Bardos (64) – Poule 10
La deuxième équipe reléguée de ce groupe 10 est également connue depuis ce week-end, puisque l’US Bardos, malgré son match en retard, ne peut mathématiquement plus s’extirper de la zone rouge. Le contraste avec les résultats de l’an dernier est saisissant, car pour rappel, les Basques avaient terminé quatrièmes de leur poule, puis avaient sorti Laruns en barrage, avant de chuter de peu en 32es de finale face à Gan. Au printemps dernier, les Bardostars regardaient donc vers le haut, en se tenant à une marche des portes de la Fédérale 2, mais doivent aujourd’hui se résigner à descendre au niveau régional.
L’exercice avait pourtant bien démarré, avec deux victoires lors des deux premières journées (face à l’ACLR et Biscarosse), mais lors des 13 suivantes, l’USB en a ensuite perdu 12. Les rêves de nouvelles phases finales se sont évaporés avant même d’avoir pu déguster le chapon de Noël et la mission maintien est alors devenue une priorité. Malheureusement pour les Basques, les mauvais résultats se sont enchainés, jusqu’à se faire décrocher par le wagon du ventre mou.
L’éclaircie côté Orange et Noir vient cependant de l’équipe réserve, qui joue des coudes en cœur de classement avec l’opportunité de se qualifier pour un tour de barrage. Bardos, qui mise beaucoup sur la formation (et sur son équipe B), a donc de quoi être optimiste pour l’avenir.


Cadaujac (33) – Poule 13
Vice champion de France 2024 de Régionale 1, mais relégué sportivement à l’issue de la saison dernière, Cadaujac avait finalement été repéché administrativement en Fédérale 3 suite à la descente forcée pour raisons financières d’autres formations. Le mieux classé des reléguables repartaient donc pour un nouveau tour de piste au niveau national, sans véritable révolution, mais les Girondins n’ont jamais pu exister au sein de cette poule 13. Si les Caudaujacais se sont accrochés tant bien que mal dans la première ligne droite (2 victoires), l’espoir de maintien s’est ensuite évaporé au fil des matchs.
Sans succès depuis le 2 novembre, le RCC s’est peu à peu enfoncé dans le siège de lanterne rouge et ne peut aujourd’hui plus s’en décrocher. La sentence sera donc irrémédiable, avec une relégation en Régionale 1 qui ne pourra cette fois pas échapper au RC Cadaujac.


Section Lexovienne (Lisieux – Honfleur – 14) Poule 16
Lisieux et Honfleur ont créé une entente il y a de cela deux petites saisons. Un rassemblement qui a rapidement porté ses fruits, car à l’issue de leur première boucle commune, les Calvadosiens ont glané sur le fil une promotion historique en Fédérale 3. Propulsés vers l’inconnu, à la découverte de l’étage supérieur et d’une poule parisienne redoutable, les Normands traversent une saison que l’on peut qualifier d’apprentissage. Tout est allé trop vite pour le regroupement du 14, dépassé par des adversaires bien plus aguerris, avec à ce stade 15 défaites en autant de rencontres et un retour en Régionale 1 un an après l’avoir quittée.















