Fédérale 2 : le grand décryptage du dernier carré… qui rejoindra la finale ?
Le carré d’as de la Fédérale 2 entre en scène ce dimanche 21 juin à 15h. Les quatre derniers prétendants sont prêts à livrer bataille pour s’ouvrir les portes de la grande finale et ainsi continuer de rêver au Bouclier de Champion de France. À Rochefort, le choc culturel sera total entre les Parisiens du PUC et les Béarnais de Pont-Long. Du côté de Castelnaudary, place à un duel fratricide 100% occitan entre Leucate et Sor Agout, deux clubs aux destins jusqu’ici similaires. Qui décrochera son billet pour l’ultime grand rendez-vous du 28 juin ? Présentation de ces chocs… (Par Loulou / Photo Une ©Jennifer Barcelo)
Zoom sur les 8 promus en Fédérale 1 : entre montées historiques et retours au premier plan
Les demi-finales de Fédérale 2 à la loupe
Paris Université Club – AS Pont-Long : le clocher défie la Tour Eiffel
à Rochefort (17) au stade Henri Robin à 15h
Le rugby urbain de la capitale face au rugby des champs. Si la présentation peut paraître un peu réducteur, elle n’en demeure pas moins cruellement vraie. Ce dimanche, deux approches et deux philosophies radicalement différentes du ballon ovale vont se croiser sur la pelouse de Rochefort. Paris face à Serres-Castet : quelle autre discipline que le rugby peut offrir une telle affiche en demi-finale de son championnat de France ?
C’est là tout le charme de notre sport. Malgré les dérives de l’argent, les montées refusées pour raisons budgétaires et le fossé qui se creuse entre les « gros » et les « petits », le rugby amateur continue de nous offrir ces confrontations magiques. Le clocher face à la tour Eiffel. Un duel au sommet entre deux clubs qui ont déjà validé l’essentiel, à savoir leur promotion en Fédérale 1 pour la saison prochaine.


Paris Université Club : Le patron assume son rang
Patron incontesté et convaincant de la poule 1, le Paris Université Club réalise une saison grandiose. Les Violets ont matérialisé leur domination en décrochant leur montée en Fédérale 1, non sans mal, en venant à bout de leurs voisins de Gennevilliers en huitièmes de finale (30-41 ; 16-22). Au tour précédent, les Parisiens avaient dicté leur loi avec beaucoup de maîtrise face au RC Riomois, s’imposant à l’aller comme au retour (24-27 ; 31-13).
Une fois la promotion en poche, l’objectif a immédiatement basculé vers le sacre national – un titre que le club a déjà inscrit à son palmarès en 2004. En écartant l’US Castillonnaise en quart de finale, le PUC s’est donné le droit de rêver à un nouveau bouclier. Mais pour s’offrir une finale, il faudra d’abord franchir l’obstacle de l’AS Pont-Long. Un sacré morceau.


L’AS Pont-Long revient de loin
Le chemin des Béarnais menant à la Fédérale 1 a été bien plus tortueux que celui de leurs adversaires, s’apparentant à un véritable sentier de haute montagne. Souvenez-vous : balayés de 21 points à Mérignac lors de la manche aller des huitièmes de finale, les Vert et Noir avaient signé un authentique exploit au retour. Après avoir comblé leur retard au score, ils s’étaient offert le scalp des Girondins au terme d’une séance de tirs au but insoutenable.
Au bout du suspense et d’une folla remontada, les Béarnais pouvaient exulter en validant la toute première montée de l’histoire du club en Fédérale 1. Cette épopée a libéré d’un poids immense le vestiaire de Serres-Castet, désormais parti à l’assaut du planchot l’esprit léger. Complètement désinhibée, l’AS Pont-Long a d’ailleurs martyrisé Auxerre en quart de finale, passant plus de 50 points aux Bourguignons (53-23). Les Béarnais resteront-ils sur leur nuage face à l’ogre parisien ? Réponse ce dimanche, à 15h.


SC Leucate Corbières XV – Sor Agout : des destins en miroir
à Castelnaudary (11) au stade Pierre de Coubertin à 15h
L’autre demi-finale nous offre un duel 100 % occitan entre deux formations au parcours rigoureusement identique. Avant de se croiser aux portes de la finale, Leucate et Sor Agout ont avancé au même rythme, branchés sur la même fréquence. Tous deux ont d’abord terminé leaders de leur poule à l’issue de la saison régulière (la poule 4 pour les Audois, la poule 6 pour les Tarnais). Leur trajet commun s’est poursuivi en seizièmes de finale, puisque les deux équipes ont chuté d’une courte tête à l’extérieur lors de la manche aller, avant d’inverser la tendance à la maison (face au SC Rieumois pour les Damiers, et contre Quillan-Limoux pour les Tarnais).




Des huitièmes au forceps et des quarts héroïques
Les deux écuries ont ensuite composté leur ticket historique pour la Fédérale 1 en s’extirpant de huitièmes de finale irrespirables. Les Audois ont tremblé mais ont tenu bon face aux redoutables Périgourdins de Vergt (15-23 ; 16-18), tandis que les Soualais se défaisaient des coriaces Haut-Garonnais de Léguevin (28-18 ; 22-6). Une fois cette promotion validée – une première historique pour les deux clubs –, l’épopée s’est prolongée en quarts de finale face à deux immenses morceaux : les Isérois de Bièvre Saint-Geoirs pour Leucate, et l’un des grand favori de l’AS Monaco pour Sor Agout. Deux montagnes que les Occitans ont fini par renverser pour s’offrir ce dernier carré en or.
Des trajectoires communes
Leaders de poule → Qualifiés au forceps en 16es → Promotion historique en 8es → Tombeurs de géants en quarts.
Désormais, leurs trajectoires siamoises doivent impérativement se séparer. L’un restera sur le carreau, l’autre ira défier le vainqueur de Paris – Pont-Long au pied du trophée. Alors, qui des Maritimes ou des Tarnais prendra le dessus pour s’offrir le droit de rêver au bout de bois suprême ?


Fédérale 2 : les terrains neutres des demi-finales officialisés par la FFR (21 juin)













