Fédérale 2 : Cahors battu par Mérignac, se qualifie et monte en Fédérale 1 pour un essai
Après la victoire à Mérignac lors du match aller (14-22), les 3 000 supporters de Cahors, venus prendre place ce dimanche au Stade Lucien-Desprats, ne pensaient sûrement vivre autant d’émotions fortes. Cahors, premier de sa poule 7, 91 points au compteur (18 victoires, 4 défaites) ne pouvait en effet trébucher à domicile face au sixième de la poule 6 (68 pts, 12 victoires, un nul, 9 défaites), passé par les barrages (victoire à Lormont 25-40). Mais après avoir concédé le nul sur son pré, Mérignac s’était imposé au retour à Rion Morcenx. De quoi rendre méfiants les locaux, invaincus sur leur pelouse cette saison. A raison…


Un scénario incroyable
Les huit points d’avance des Ciel et Blanc passaient à 11, avec un 15-12 à la pause pour des Cadurciens en bonne position. Les Girondins vont tout tenter durant le deuxième acte, menant même 15-19 grâce à un essai transformé à la 52ème. Mais les locaux réagissent à l’heure de jeu, pour mener 25-19 à la 70ème, l’avance lotoise semblait alors suffisante pour profiter d’une fin de match plus détendue.
Or, Mérignac marque un nouvel essai dans la foulée, et repasse devant 25-26. La tension est à son paroxysme. Et que dire quand les visiteurs filent une nouvelle fois derrière la ligne à la dernière minute, pour mener 25-33… soit huit points d’écart, et égaliser sur l’ensemble des deux matchs. Durant les arrêts de jeu, Mérignac a une dernière cartouche à jouer, mais la dernière touche est contrée, Cahors envoie le ballon en touche en levant les bras. Les supporters, un temps incrédules, cherchent à comprendre.
Egalité parfaite, mais 7 essais à 6
Cahors s’était imposé à Mérignac 14-22, mais surtout 2 essais à 1. Mérignac est venu s’imposer à Cahors, grâce à 5 essais contre 4. Au total de ces 160 minutes de folie, ce sont donc les Cadurciens qui se qualifient pour un essai de plus. 14 ans après avoir quitté la grande Fédérale 1, les Ciel et Blanc vont la retrouver, dans un format qui a évolué entre temps avec la création de la Nationale, puis de la Nationale 2, pour faire tampon avec le monde professionnel. Qu’importe, le bonheur était total, partagé entre joueurs, dirigeants et supporters, soulagés et heureux. Tous avaient une pensée pour Christophe Jarosz, figure emblématique du club, disparu en avril dernier.
Passés ces instants de fête bien légitimes, et cette montée historique, il va falloir se remobiliser très vite, puisque le quart de finale est prévu ce dimanche, contre les pirates de Saint-Malo, qui après avoir bien fête leur montée aussi, ont pu se reposer ce weekend. A cet instant de la saison, la fraîcheur physique est primordiale. La première place de la poule et la montée actées, une nouvelle saison commence. Elle peut durer un weekend, ou trois. En attendant de probables retrouvailles en septembre prochain avec Bergerac, Sarlat, Tulle, et pourquoi pas Limoges, pour des « derbys » qui vont ravir le trésorier, après cette année, déjà en or.


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