Fédérale 2 : bilan complet des huit poules après neuf journées
La 9ᵉ journée de Fédérale 2 s’est disputée ce samedi 23 et ce dimanche 24 novembre, scellant la fin du troisième bloc de trois matchs. Les 96 clubs entament une semaine de repos, puis boucleront l’année 2025 par deux rencontres consécutives lors du mois de décembre, avant une longue trêve hivernale d’un mois (reprise prévue le 11 janvier). Nous profitons donc de cette dernière fenêtre de pause pour scruter les divers classements à la loupe : qui se distingue à l’approche de la mi-course ? Quelles sont les surprises de ce début de saison ? Qui est en difficulté ? Voici les huit poules passées au crible. (Par Loulou / Photo Une @Baptiste Lhuilier)

Poule 1
Le PUC invincible, Auxerre et Nantua en bonne posture
Si le violet devient tendance en 2026, ce n’est pas pour la lavande ou le lilas, mais grâce aux performances époustouflantes du club historique du PUC en ce début d’exercice. Neuf matchs, neuf victoires, le Paris Université Club fait partie des cinq derniers clubs encore invaincus de Fédérale 2.
Les Parisiens comptent à ce stade une avance considérable de 19 longueurs sur le premier non qualifié pour les barrages, à savoir Bourges (7ᵉ, deux matchs en retard) et prennent, déjà, une belle option pour les phases finales. Pour réaliser cette folle série, le PUC s’appuie notamment sur sa défense de fer – la 2ᵉ meilleure de tout le championnat derrière La Roche-sur-Yon –, avec 128 points d’encaissés (soit une moyenne de 14 par match).
Derrière l’épouvantail du 13ᵉ arrondissement de Paris, on retrouve un duo relégué à 10 et 12 points. Le RC Auxerrois (2ᵉ), qui s’était sauvé de justesse il y a deux ans en obtenant son maintien sur le gong lors de l’ultime journée à Plouzané, regarde désormais vers le haut. Les Icaunais s’appuient notamment sur leur attaque, la meilleure de la poule, pour tenter d’intégrer le top 6 qualificatif. Un objectif similaire pour Nantua (3ᵉ), qui, malgré ses très longs déplacements liés à une erreur lors de la répartition des poules, parvient à se hisser sur le podium. Toutefois, la première défaite à domicile des Aindinois face à Ris-Orangis (4ᵉ) ce week-end permet à leur adversaire direct de revenir sur leurs talons.


Le Creusot et Bagneux déjà décrochés
Derrière, le milieu de tableau est aussi serré qu’un short de pilier après les fêtes de fin d’année. De Cournon-d’Auvergne (5ᵉ) à Antony (10ᵉ), six formations se tiennent en trois points ! Ce ventre mou a cependant une particularité, celle de progresser avec une avance appréciable sur la zone rouge. En effet, l’Olympique Creusot Bourgogne (11ᵉ, 1 victoire) et Bagneux (12ᵉ, 0 victoire) sont en difficulté, puisqu’ils accusent un retard non négligeable sur le premier non relégable (14 et 18 points). On notera toutefois que ces deux équipes comptent un match à rattraper (toutes deux face à Bourges), mais ce début de saison manqué complique grandement la mission maintien.
Classement


Poule 2
Le Bièvre Saint-Geoirs Rugby Club tourne à plein régime
Dans la plaine de Bièvre, en Isère, Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs est au sommet de la poule 2. Leader invaincu après neuf journées, le BSGRC fait régner sa loi et s’envole au classement après avoir repoussé ce week-end son voisin de Voiron, troisième, à 14 longueurs. En remportant ce derby isérois très attendu (15-23), estampillé choc du haut de tableau, l’AS Bièvre Saint-Geoirs s’est encore un peu plus affirmé comme le cador du groupe.
Seul un autre pensionnaire d’Isère, le Rugby Pays Saint-Jeannais (2ᵉ), parvient à rester en embuscade, grâce à sa série en cours de cinq victoires consécutives. Mais ces derniers n’ont pu enchainer ce dimanche, car le terrain enneigé et donc impraticable de Saint-Claude a nécessité un report de la rencontre. Un cran plus bas, Voiron (3ᵉ), Lons-le-Saunier (4ᵉ), Villefranche-sur-Saône (5ᵉ) et Saint-Priest (6ᵉ), ont pris place dans le bon wagon, celui qui mène vers les phases finales. Mais le plus dur reste à venir : y rester jusqu’à l’arrivée du printemps.


De nombreux matchs en retard en bas de tableau
Ensuite, la lecture de la partie basse du tableau est plus compliquée à lire qu’un récit de Léon Tolstoï en retour de troisième mi-temps. Pourquoi ? Car quatre des six derniers comptabilisent un, deux, voire même trois matchs en retard. C’est le cas du FC Saint-Claude (11ᵉ), champion de France en titre de Fédérale 3 et promu, qui n’a disputé que six matchs sur les neuf au programme. Les Sanclaudiens ne fument pas la pipe dans la zone rouge, mais sont contraints de n’avoir joué qu’un seul match en l’espace de sept semaines.
Un constat quelque peu semblable pour Saint-Savin (12ᵉ), avec deux confrontations en retard au planning. Les Isérois ont eu besoin d’une délocalisation au stade Pierre-Rajon de Bourgoin-Jallieu pour obtenir une première victoire face à Voiron (20-18), lors de la 8ᵉ journée. En cas de succès lors des rencontres à rattraper pour ces équipes mal classées, les sièges de la zone de relégation pourraient donc revenir au RC Rilleux (10ᵉ), au RC Vallons de la Tour (9ᵉ), ou encore au XV de la Dombes (8ᵉ). Sauf que les deux derniers cités ont eux aussi un duel en retard à disputer. On vous l’avait dit que ce bas de classement était un micmac pas possible…
Classement


Poule 3
Avignon-le-Pontet et Monaco comme des princes
Après avoir remporté ses huit premiers duels, Avignon-Le Pontet vient de tomber pour la première fois de la saison ce week-end. Une défaite à domicile sur la sirène face à son dauphin de Monaco (23-24), lors du choc entre premiers de classe. Une pénalité inscrite par Tom Michelucci (80ᵉ) a permis aux joueurs de la principauté de coiffer les Vauclusiens au poteau. L’AS Monaco revient ainsi à quatre longueurs du leader tout en comptant un match en moins. Un échelon en dessous, le RC Méditerranée Palavas (3ᵉ) et son attaque de feu s’invitent à la danse royale en signant quatre victoires de suite.
Derrière ce trio de tête, vient ensuite le fameux wagon du milieu de tableau, avec à son bord Les Angles (4ᵉ), Servian-Boujan (5ᵉ), Millau (6ᵉ), Grasse (7ᵉ), ou encore Aubagne (8ᵉ). Toutes ces formations peuvent légitimement ambitionner le Top 6 qualificatif, mais n’ont qu’une petite marge sur la zone de relégation. D’autant plus que Montélimar et Pézenas (9ᵉ à égalité) ne sont pas décrochés.


Cavaillon et Saint-Marcellin dans la zone rouge
Avec un bilan de six défaites pour deux victoires (et un match en retard), Cavaillon (11ᵉ) et Saint-Marcellin Sports (12ᵉ) occupent les deux dernières places du classement. Pour le SUC XV, la saison avait démarré par deux succès d’affilée. Mais depuis, les joueurs du Vaucluse plafonnent, sans parvenir à retrouver le chemin de la gagne, en enchainant six courts revers de suite. Le Stade Union Cavaillonnais est à l’arrêt, en apnée, mais peut profiter de cette semaine de pause pour retrouver son souffle, avant de croiser le fer avec deux « gros », Monaco, puis Servian-Boujan.
Saint-Marcellin vit également une première partie de saison compliquée. Le promu connait des retrouvailles délicates avec la Fédérale 2, puisqu’il a dû attendre la 5ᵉ journée pour marquer ses premiers points au classement. Mais une victoire face à Cavaillon, puis face à Servian-Boujan ont relancé la machine et ravivé l’espoir au sein des troupes iséroises, qui comptent un match en retard. Alors que l’on s’approche de la trêve hivernale, la lutte pour le maintien s’annonce déjà palpitante.
Classement


Poule 4
Un trio mène la cadence
Léguevin, Leucate et Rieumes, respectivement 1ᵉʳ, 2ᵉᵐᵉ et 3ᵉᵐᵉ, ont pris les commandes de cette poule 4, en engrangeant chacun quatre victoires lors des cinq dernières journées. Un duel entre le leader actuel du Coq Léguevinois et son dauphin du Sporting Club Leucate Corbière Méditerranée XV se profile justement avant la trêve. Un affrontement direct qui pourrait bien profiter au SC Rieumois, qui vient de tomber, un peu à la surprise générale, sur le terrain de la lanterne rouge de Thuir. Un résultat qui rabat les cartes des deux parties, tout en rappelant que la hiérarchie peut être bouleversée chaque dimanche.
Juste en dessous du podium se trouve un autre trio, dans la posture du chasseur. Villefranche-de-Lauragais, Quillan-Limoux (4ᵉ ex-aequo) et l’Avenir Castanéen (6ᵉ, un match en retard) se tiennent prêts à cueillir les cadors au moindre faux pas de leur part. Parées pour une chasse aux gros, ces équipes du deuxième échelon peuvent encore passer les fêtes au chaud. Pour ce faire, pas le choix : il faut sortir le grand jeu lors de ce dernier bloc.


Fédérale 2 – Léguevin et son « Sans » unique terrassent Rieumes sur le fil
Thuir se relance, Balma plafonne
Comme évoqué plus haut, les Thuirinois ont réalisé un gros coup ce dimanche, en faisant tomber Rieumes, alors leader au coup d’envoi. Ce précieux succès met fin à une série de quatre défaites de rang du côté des Catalans, qui se relancent au classement, en revenant à hauteur de Balma. Les Haut-Garonnais, quant à eux, n’ont plus connu le gout de la victoire depuis le 12 octobre face à… Thuir (53-24). Les deux formations sont à égalité (1 match en retard pour Thuir), et ne comptent que trois petites longueurs de retard sur le premier non relégable provisoire, à savoir Gimont (10ᵉ), et quatre sur Lombez Samatan (9ᵉ).
Pour finir, sachez que ce groupe 4 est pour l’heure la plus homogène. L’écart entre le leader et la zone rouge (19 points) est le plus petit des huit poules et chaque formation a au moins gagné deux rencontres et perdu deux rencontres, témoignant d’un championnat très équilibré. Ne soyez donc pas surpris, lors du prochain bilan hivernal, de voir les lignes du classement bouger dans les grandes largeurs…
Classement


Poule 5
Pont-Long en leader invaincu, Coarraze Nay en solide dauphin
L’AS Pont-Long fait office de véritable rouleau compresseur au sein de cette poule 5. Si la majorité des participants parviennent à chatouiller le patron béarnais, aucun n’a su le faire tomber. Serres-Castet est toujours imprenable, ce qui permet à l’ASPL de creuser sa silhouette dans le fond du confortable fauteuil de leader, sur lequel le club du 64 est assis depuis un moment. Mais attention, d’autres Béarnais sont également à la fête après neuf journées sur 22 : l’US Coarraze-Nay (2ᵉ). Et devinez quoi ? La prochaine journée opposera les deux premiers du classement, à Nay, le 7 décembre prochain.
Derrière les deux avions béarnais, on retrouve un trio d’outsiders confirmés qui se tient en deux points. À commencer par Oursbelille Bordères (3ᵉ), suivi par Mouguerre (4ᵉ) et Emak Hor (5ᵉ), tous candidats sérieux pour les phases finales. Cependant, être branché sur courant alternatif n’est pas une option possible dans ce groupe 5, car juste en dessous, un autre trio se tient lui aussi en deux points avec Hasparren, Morlaàs et Ger-Seron-Bédeille. Six formations en sept points, autant dire que la bataille pour le top 6 s’annonce aussi indécise que le chat de mamie devant la porte du jardin.


Larressore, un apprentissage impitoyable de la Fédérale 2
Inthalatz Larressore découvre cette année la Fédérale 2 pour la première fois de son histoire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les exigences de cette division sont impitoyables avec les Perdiak. Les Basques donnent du fil à retordre à tous leurs adversaires – même face aux deux cadors béarnais, avec deux courtes défaites : 23-25 face à Pont-Long et 28-30 contre Coarraze-Nay –, mais bien souvent, la pièce est tombée du mauvais côté, rappelant au promu à quel point la marche est haute. Toutefois, la délivrance est enfin venue lors de la 7ᵉ journée, avec une victoire qui fera date face au Stade navarrais (18-14), la première du club à cet échelon.
De quoi donner de l’espoir aux Perdiak, qui restent à portée d’un groupe de trois équipes, tous en mission maintien : le Stade Navarrais (11ᵉ), l’Entente Aramis Asasp (10ᵉ) et Boucau Tarnos (9ᵉ). Une lutte à quatre pour éviter la zone de relégation ? Encore un peu tôt pour le coucher sur le papier, mais c’est un enseignement que l’on peut tirer après neuf journées.
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Poule 6
Rodez, Sor Agout et Arpajon montrent les muscles d’entrée
Passé tout proche du bouclier de champion de France de Fédérale 3 l’an dernier (finaliste déchu face à Saint-Claude), Rodez Rugby s’est tout de suite mis au diapason du niveau du dessus. En tête d’une poule relevée après neuf journées, les Aveyronnais ont marqué des points lors de chacune de leurs rencontres (7 victoires, 2 défaites bonifiées). Meilleure attaque de son groupe et quatrième au niveau national, Rodez enfile déjà le costume de favori pour rejoindre les phases finales. Une tunique printanière également convoitée par Sor Agout XV et Arpajon Veinazes, 2ᵉˢ à égalité à deux points du leader ruthénois.
Cette première place, Rodez est allé la chercher ce week-end, en s’imposant par la plus petite des marges sur le terrain de Sor Agout (15-16). Les Tarnais, invaincus jusqu’alors, enchainent un deuxième match de suite sans victoire (après le nul 23-23 à Belvès), et partagent désormais la deuxième place avec le RC Arpajon. Les Cantaliens sont au rendez-vous, mais vont avoir fort à faire d’ici la trêve, avec deux confrontations directes face aux deux premiers de poule (à Sor Agout, puis réception de Rodez).


Caussade et Malemort battent de l’aile
D’un week-end sur l’autre, la hiérarchie du milieu de tableau peut être bouleversée. Car du canton d’Alban (4ᵉ, 27 points) à Decazeville (9ᵉ, 23 points), six formations se tiennent en quatre points à l’issue de ce troisième bloc. Dans cet amas d’outsiders, on retrouve en plus des deux cités ci-dessus : le Stade Belvésois (5ᵉ), le Stade Beaumontois Lomagne (6ᵉ), Vergt (7ᵉ) et Causse Vézère (8ᵉ). Des clubs qui respirent la ruralité et le grand espace, mais qui s’entassent au classement comme le font les touristes sur une plage de Côte d’Azur en plein mois d’aout.
En dessous de ce ventre mou bien tassé, on retrouve Lavaur en position de premier non relégable. Les Tarnais, après avoir débuté leur saison par quatre défaites de suite, ont su relever la tête, en gagnant les trois suivants. Mais depuis, deux nouveaux revers ont replongé l’ASV dans ses travers.
Ces derniers possèdent tout de même une marge de 9 longueurs sur la zone rouge, occupée par Caussade (11ᵉ) et Malemort Brive Olympique (12ᵉ). Les Tarn-et-Garonnais, promus cette saison, n’ont pour l’heure remporté qu’un seul match, tandis que les Corréziens, bon dernier, sont toujours en quête d’un premier succès*. Notez qu’une première confrontation directe, capitale pour le maintien entre ces mal classés, est prévue lors de la prochaine journée sur le terrain de Caussade.
(*Seules trois formations n’ont pas encore gagné sur les 96 en lice : Bagneux, Le Havre et donc Malemort.)
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Poule 7
Casteljaloux en patron, La Roche-sur-Yon meilleure défense
En tête de convoi dans cette poule 7, l’US Casteljaloux tient un rythme infernal (7 victoires pour 2 défaites bonifiées). La locomotive lot-et-garonnaise, à l’approche de la mi-parcours, s’affirme comme un candidat crédible aux phases finales. Mais la route est encore longue. D’autant plus que dans son sillage, La Roche-sur-Yon suit la cadence. Les Vendéens, vainqueurs de leurs six derniers matchs, ont le vent en poupe. Le FCY construit sa réussite avec une défense imperméable, la meilleure de toute la division. Les Yonnais n’ont concédé que 120 points en 9 journées (moyenne de 13 par match) et que 8 essais depuis le début de saison (donc moins d’un par match !).
Derrière, comme bien souvent, on retrouve un paquet bien groupé, avec quatre clubs en trois points : Mérignac (3ᵉ), Rion Morcenx (3ᵉ), l’US Castillonnaise (5ᵉ) et Lormont (6ᵉ), qui affichent tous un bilan positif. Tout comme Mugron (7ᵉ) et Bazas (8ᵉ), un cran en dessous.


RC Villeneuve XV et Surgères en panne de victoire
Plus bas dans ce classement, le promu des Sables d’Olonne (9ᵉ), qui vient de s’incliner sous une pluie battante dans le derby vendéen face à La Roche (13-15), navigue entre deux eaux. Les Sablais n’ont pas pris le grand large sur la zone rouge, mais ne restent pas à quai pour autant. Même rythme de croisière, ou presque, pour l’autre promu du Stade Bordelais (10ᵉ, 1 match en retard), qui se tient juste au-dessus du premier relégable actuel : Surgères (11ᵉ).
Les joueurs de Charente-Maritime n’ont plus gagné depuis la fin septembre, lors de la troisième journée face à Villeneuve-sur-Lot. Le RCV XV (12ᵉ) est lui aussi en quête d’un succès qui le fuit depuis septembre (face au Stade Bordelais). Les Lot-et-Garonnais ferment la marche de ce groupe 7, mais viennent pourtant de montrer un visage bien différent de celui du dernier de classe dimanche dernier face au leader de Casteljaloux, en passant tout proche de réaliser un gros coup (défaite 22-20).
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Poule 8
Gennevilliers et Le Rheu insubmersibles
Alerte attaques de folie ! On retrouve dans cette poule 8 les trois équipes les plus prolifiques de toute la Fédérale 2. En commençant par Le Rheu, qui tourne à près de 40 pions de moyenne par match (39,55) pour un total de 356 points inscrits. Aucune formation ne fait mieux que les Bretons, qui devancent leurs acolytes du groupe du « Nord » dans ce classement statistique, à savoir le RC du Pays de Meaux (341 points) et Gennevilliers (326).
Alors comment faut-il interpréter ces données offensives ? Peut-être que ces trois écuries sont au-dessus du lot, ou que leur plan de bataille favorise le jeu de mouvement… Ou alors, l’écart de niveau entre les différents adversaires de cette poule est tout simplement trop important ?
Un peu de tout à la fois. Gennevilliers (1ᵉʳ) et Le Rheu (2ᵉᵐᵉ) sont toujours invaincus après 9 journées et semblent un ton supérieur au restant de la meute. Tandis que Meaux (3ᵉ) continue de se démarquer comme étant une équipe très joueuse (équipe la plus prolifique de Fédérale 3 en 2024/2025, l’année de sa montée). Pour conclure sur les costauds, notez qu’un duel entre les deux invincibles est prévu le week-end prochain en terres bretonnes…
Rétrogradé administrativement, Chartres (4ᵉ) retrouve des couleurs à l’étage du dessous. Un bonheur partagé par Plaisir (5ᵉ), qui, en compagnie des Euréliens, ont fait un trou significatif sur les autres candidats au top 6. Car derrière, Roubaix (6ᵉ) et Versailles (7ᵉ) sont relégués à 9 et 10 longueurs.


Le doyen du Havre AC en pleine tempête
Dans le bas de tableau, le MLSGP (8ᵉ) a toujours une petite marge d’avance sur la zone rouge, mais connait une série négative de quatre défaites de suite. Une mauvaise dynamique que l’on retrouve chez le promu caennais (9ᵉ), à la recherche d’une victoire depuis la 4ᵉ journée et un succès 37-22 face à Evreux. Évreux (10ᵉ), justement, flirte lui dangereusement avec les sièges éjectables, puisque le club normand est à égalité avec le SCUF (10ᵉ), à l’avant-dernière position. Ces quatre équipes se tiennent en cinq points et se battent pour éviter la position de relégable.
L’autre, celle de la lanterne rouge, est occupée par Le Havre, qui vit une première partie de saison infernale, avec neuf défaites en autant de rencontres. Le club doyen du pays, qui a vu le jour en 1872, traverse un chapitre douloureux de sa riche histoire. Le HAC, reparti un échelon plus bas cet été pour raison financière, tente de se reconstruire avec des moyens financiers revus à la baisse. Un épisode sous le signe du renouvellement pour l’heure difficile, puisque les résultats sont souvent fleuves en bout de Seine (goal average particulier de -385, le plus négatif de toute la division). Si le plus vieux club de France a aujourd’hui un genou à terre, nul doute qu’il saura puiser dans ses ressources pour trouver le moyen de se relever.
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