Esprit rugby : retrouvailles improbables entre deux secondes lignes adverses

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Anthony Montiel est ce que l’on appelle un “papa” de l’équipe du XV de la Save. Passionné par les bonnes “marchandises”, il s’est rendu en Aveyon, le week-end dernier pour y distiller de jolis fruits afin de les transformer en “gnole” de compétition. La compétition l’avait justement amené en Aveyron pour jouer contre le club de Viviez. Le hasard de la vie a voulu qu’il y croise la route d’un joueur de l’AOV, qui plus seconde ligne, comme lui. 

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A droite, Martin Cabrolier, deuxième ligne de Viviez, à gauche, Anthony Montiel, deuxième ligne (ou pilier parfois) du XV de la Save. L’entente cordiale !

A 25 ans, Martin Cabrolier est du genre épicurien ascendant… épicurien. Aussi, plutôt que de vous raconter comment il a croisé la route d’un adversaire, on vous laisse vous délecter de son histoire, racontée par… lui-même : “C’était un week-end ordinaire qui commençait. Enfin, sauf qu’il n’y avait pas de match prévu, donc pas si ordinaire que ça finalement. Avec mon coéquipier Rémy Cérès, dit “le goret”, nous étions descendus de notre plateau pour aller s’entraîner à Viviez vendredi soir. En fait, il s’est entraîné tout seul, le temps que je fasse l’apéritif avec quelques dirigeants, car j’avais une douleur aux genoux, et je ne voulais surtout pas me blesser un week-end ou l’on ne jouait pas. Nous avons passé notre soirée au club house, comme on le fait d’habitude, en buvant quelques jus de fruit. Je ne sais plus exactement comment s’est finie la soirée, preuve que les fruits n’étaient pas très frais sûrement. Le lendemain, on s’est réveillés chez lui, à Lanuejouls, avec un bon mal de crâne. Nous avons récupéré nos voitures, et comme on ne voulait pas en rester là, nous sommes allés dans un bistro pas loin. Puis un deuxième… et puis un troisième, car nous avions un peu faim à force, et le deuxième ne faisait pas à manger”.

“Un mec nous a reconnu. Oh, pas pour nos visages, mais parce qu’on portait le pull de l’AOV…”

Qu’à cela ne tienne, les deux compères connaissent les lieux adaptés qui répondront à leurs besoins primaires. Martin poursuit donc son récit : “Là, on rentre dans le café-restaurant, sans trop faire attention aux gens installés à table. On avait quand même remarqué qu’il y avait quelques sacrés poulets. pas au menu, mais des mecs solides je veux dire. On s’est accoudés au comptoir pour commander nos apéritifs, avant de manger, et là une voix nous interpelle. Un mec nous a reconnu. Oh, pas pour nos visages, mais parce qu’on portait le pull de l’AOV. Il s’agissait du deuxième ligne de la Save. On a discuté un moment, de rugby bien sûr, de nos saisons respectives, de leur terrain propice à la production de “pommes de terre”, et de leurs 26 blessés, enfin, si je me souviens bien. Bref, on a bien blablaté, chasse, chien, oasis et bien sûr distillerie. Car il était là pour distiller la gnôle quand même. Comme quoi, tout nous ramène aux fruits.”

Sur ce, les solides se sont quittés, mais non sans faire une petite photo pour RugbyAmateur. Viviez, terre de fruits, de légumes et de rencontres donc ! Vive Viviez ! Vive le rugby amateur !

3 Commentaires

  1. Ca sent bon les souvenirs : les soirées gnôle (heu, jus de fruits) au club house, à chanter toute le nuit après un bon repas (avec ou sans fruits), avec les joueurs des autres clubs qui venaient passer un petit moment avec nous, et les plus jeunes qui nous rejoignaient vers 4 – 5 Heures du mat en rentrant de boite.
    Les rencontres avec des joueurs adverses avec qui on a fini par sympathiser suite à plusieurs saisons de joute et que l’on accueuille (ou qui nous accueillent) pour un repas sur le pouce après une troisième mi-temps un peu arrosée.

    Ps : ce n’étaient pas le même club, un département voisin, mais les rencontres et les souvenirs sont un peu partout les mêmes.
    Gardons cet esprit festif et amical qui fait la beauté de notre sport.

  2. Comme quoi au pays de la noix et des fruits en tout genre, on peut parler autre chose que du ballon ovale, même finalement si tout nous ramène à évoquer les prunes et les poires…. en bonne gnole qui se respecte …..Quoique, à faire l’amalgame, autant dire que les prunes se partagent aussi parfois sur le terrain…..mais à être trop bonne poire on finit par prendre des tord”gnole”. A Viviez on ne mange pas de ce fruit là, alors autant se mettre d’équerre au café ! Vive Martin lol on attend la suite….Martin Président…

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