Coupe du monde football 2026 : le Top 11 des infos à savoir pour briller au club house
On y est, la Coupe du monde de la FIFA 2026 est bien là. Seul problème, c’est la Coupe du monde de foot, et tu n’es pas calé en ballon rond. Pour ne pas perdre la face et tenir la discussion avec n’importe quel fan de football, voici les infos majeures, et des punchlines à sortir en comité restreint, en groupe, et/ou au club house…


1 – Pourquoi on dit Mondial ou Mundial ?
Pour toutes celles et ceux qui ont fait Espagnol en deuxième langue, vous aurez traduit par vous même. Pour les autres… aussi. Mais il faut savoir qu’à la différence de la coupe du monde de Rugby, on parle souvent de Mondial ou Mundial pour le foot, car la première édition, en 1930, qui s’est tenue en Uruguay, s’appelait 1er campeonato Mundial de Futbol. Ceci étant dit, l’édition 1982 qui s’est tenue en Espagne, s’appelait officiellement Mundial 82, restée célèbre pour sa demi-finale entre les Allemands (de l’Ouest) et la France, perdue par la bande à Platini. Le terme Mundial entrait ainsi dans le langage courant.
Renforcé en 1986 par la compétition disputée au Mexique (déjà pays hôte en 1970), au Brésil en 2014. Autant dire que chaque fois que la Coupe du monde se joue sur une terre hispanique, on parle de Mundial. C’est ce que dit le Dictionnaire Larrousse en tout cas. C’était vrai aussi en 1998 et 2018 lors des deux victoires des Bleus de Didier Deschamps joueur, puis sélectionneur.
2 – Une édition 2026 XXL unique
Et pour cause : pour le première fois, ce ne sont pas moins de trois pays qui organisent la compétition : les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Autre raison, le nombre de pays participants : 48 ! Ce qui explique la présence du Cap-Vert, de Curaçao, de la Jordanie ou de l’Ouzbékistan, qui découvrent la compétition pour la première fois de leur histoire. Après avoir briller en Histoire, soyons incollables sur les chiffres aussi : sachez qu’il y avait 32 nations en phase finale entre 1998 et 2022, 24 entre 1982 et 1994, 16 entre 1954 et 1978, et seulement 13 pour la toute première édition de 1930.
Et pour être complet, soyez incollable en géographie… où se trouve le Curaçao ? Celui qui répond dans le bar de Pépé, sort…


3 – Attentions aux surnoms
Bon, l’histoire c’est bien, les chiffres aussi, mais n’allez pas tout gâcher en appelant une équipe par son surnom rugbystique. Les Argentins ne sont pas les Pumas au foot, on parle de la sélection Albicéleste (parce qu’ils jouent en blanc et bleu ciel. Rien à voir avec la cathédrale d’Albi non plus, même si vous pouvez tenter la vanne auprès de vos ami(e)s. Idem pour l’Afrique du Sud, ici, ce sont des Bafana Bafana, pas les Springboks. Bafana signifiant, « les gars » ou « les garçons » en Zulu.
Oubliez le XV de la Rose pour l’Angleterre, d’abord parce qu’ils ne sont pas 15, et ensuite parce qu’ils mettent en avant The three Lions, présents sur leur royal blason. Emblème adopté en 1950, en hommage à un certain Richard 1er, dit Coeur de Lion, roi d’Angleterre, Duc d’Aquitaine et Duc de Normandie. Oui, oui, de Normandie, ce qui explique pourquoi un camembert porte le nom que vous savez. Avec du bon pain et du… bref, on s’égare.
Quant aux Italiens, c’est identique au rugby et au foot : c’est la Squadra Azzura.. Mais inutile de les appeler, ils ne sont pas qualifiés.
4 – Show devant avec Madonna, Shakira, Kate Perry, Alanis Morissette et…Vegedream
Les Américains ont réussi à imposer (enfin ce serait surtout Donald Trump qui ne serait pas étranger à cette décision) quatre quarts temps, comme dans les compétitions NBA, NHL et la MLB… (MLB ? Major League Baseball !). Qui ne sont pas appelés comme tels, mais qui verront chaque match entre-coupés d’un Water Break. Pas pour aller aux toilettes donc, mais bien pour se désaltérer, même si les températures ne dépassent pas les 38 degrés comme à Mexico en 1986. Bref, de quoi anticiper ce que sera la World Cup Rugby 2031 qui se déroulera aussi sur le sol américain. Avec une MLR (Major League Rugby) en développement. Si, si, on en parlait déjà en 2018…
Au niveau show, la finale qui aura lieu le 19 juillet prochain dans le stade de New York – New Jersey nous offrira une autre première mondiale : un show de mi-temps façon Super Bowl avec au programme : Madonna, Shakira et BTS, le groupe de K-pop. Et question show, chaque pays aura sa cérémonie d’ouverture, même si la première est évidemment prévue pour le premier match au Stade Azteca de Mexico, ce 11 juin, entre le Mexique et les Springboks Bafana Bafana de l’Afrique du Sud (à 21h, heure française).
Le lendemain, le Canada ouvrira son bal à Toronto, face à la Bosnie-Herzégovine. La cérémonie d’ouverture aura un parfum français avec Vegedream, auteur du cultissime titre « Ramenez la coupe à la maison ». Une cérémonie et un match à suivre à 21h, heure française toujours, juste après l’apéro, grâce à l’anis Mauricette… ou Alanis Morissette, on ne sait pas trop. Katy Perry, elle, se produira le même jour, mais plus tard, à Los Angeles, juste avant un Etats-Unis – Paraguay prometteur.


5 – Les stars à suivre pour la dernière fois, et celles en devenir
Cristiano Ronaldo (41 ans) et Lionel Messi (qui soufflera ses 39 bougies pendant le tournoi) seront capitaines, l’un du Portugal, l’autre de l’Argentine. Ronaldo l’a dit : ce sera son dernier Mondial…sauf nouvelle catastrophe bien sûr. Pour Messi, champion du monde en titre, il en sera de même. Les deux mythes vont probablement entrer dans l’histoire comme les premiers joueurs à disputer six Coupes du Monde.
Petit clin d’œil : le gardien mexicain Guillermo Ochoa (40 ans) sera lui aussi de sa sixième — même s’il n’a pas joué à chaque fois. N’oublions pas Neymar, 34 ans « seulement » mais souvent blessé et appelé miraculeusement pour faire rêver les supporters brésiliens.
La nouvelle génération est portée par un gamin de 19 ans à peine : Lamine Yamal. Révélé lors de l’Euro 2024 à 17 ans (et oui, 19 moins 2), l’attaquant espagnol avait impressionné. La Roja (surnom de la sélection espagnole) compte sur lui, et tous les gens bons ibériques seront de sortie pour accompagner ses exploits. N’oublions pas Erling Haaland, le géant norvégien de 25 ans, qui disputera sa première coupe du monde. Le Cyborg affrontera même la France le 26 juin prochain à 21h.
Sinon, pensez aux français, de Désiré Doué, à Michael Olisé, en pensant par Ousmane Dembelé (ballon d’Or 2025) et Kylian Mbappé. Et puis si on vous demande quels sont les joueurs de légende, parlez de Pelé, Maradona et Platini, ils sont plus faciles à prononcer que Cruyff ou Beckenbauer
6 – Les petites histoires des Coupes du monde de foot
La Coupe du monde, imaginée et proposée dès 1904 par Robert Guérin, fondateur de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) sera rejetée par les Britanniques. C’est un autre français, Jules Rimet, lui aussi président de la FIFA, qui aura gain de cause en 1928. Pour commémorer le centenaire de son indépendance avec le Brésil, l’Uruguay accueille la première édition en 1930. 13 pays participent (9 du continent américain, 4 de l’Europe, dont la France). Les Français, les Belges et les Roumains feront le trajet ensemble, en bateau, avec Jules Rimet à son bord. L’avion a remplacé le bateau depuis, heureusement…
Le record de buts en une édition est détenu par Just Fontaine, auteur de 13 réalisations en 6 matchs en 1958. Un record probablement éternel, tant les meilleurs buteurs des éditions suivantes n’ont jamais dépassé les 9 buts. Néanmoins l’Allemand Miroslav Klose est le recordman de buts marqués (16) en quatre participations et 24 matchs (entre 2002 et 2014). Ronaldo (le brésilien, ou le vrai selon les puristes un brin provocateurs en comparaison avec Cristiano) en secoué les filets à 15 reprises entre 1994 et 2006.
Kylian Mbappé, 12 buts (4 en 2018, 8 en 2018) peut rejoindre et battre le record sur cette édition 2026. Lionel Messi (13 buts) peut aussi viser ce record.
Nous serons 5 milliards à regarder la coupe du monde 2026, soit plus d’un humain sur 2 qui verra au moins un match, et surtout, la finale.
Connaissez-vous les dimensions de la Coupe du Monde, revêtue de plusieurs couches d’or ? Elle mesure 36.8cm de haut, pour un poids de 6.175kg très exactement,. Vous voulez vous la raconter encore plus ? Son diamètre, au niveau de son socle est de 13 cm !
Savez-vous combien coûte l’organisation d’une Coupe du Monde ? Non ?…. et bien nous non plus !
Bon, maintenant, si vous tenez vraiment à le savoir, la FIFA annonce des chiffres proches de 360 millions en 1998 et 21 milliards pou la Russie, 20 ans plus tard.
7 – Les grandes actions
Les matchs du Mexique se joueront au mythique Estadio Azteca de Mexico. Là où le Brésil a soulevé la coupe en 1970 contre l’Italie. Là où Maradona a surtout marqué sa fameuse « Main de Dieu » contre l’Angleterre en 1986, suivie d’un slalom de génie pour le 2-0. Bref, du sacré. Après il y a les coups de boule de Zizou, les deux de 98 et celui de 2006.


8 – Petits ponts et jours fériés
Les Français sont passés maîtres pour faire des ponts, surtout au mois de mai. Le 14 juillet, jour de la fête nationale, tombe un mardi… on s’est compris. Au Brésil, on ne badine pas avec le Mondial. Les matchs des quintuples champions du monde réorganisent le pays. Iara Diniz, reporter à la BBC Brasil, le résume bien : le Congrès national adapte son agenda — pas de séance pendant les matchs, horaires de boulot raccourcis pour que tout le monde puisse être devant son écran – Rues décorées en jaune et vert, places publiques peintes aux couleurs nationales…
À Rio cette année, la mairie va même primer la plus belle rue. Pendant ce temps, en Écosse, les fonctionnaires auront droit à un jour de congé le 15 juin — lendemain du match contre Haïti. Ambiance garantie dans les pubs, et pendant les pubs…
9 – Les primes, toujours plus !
Soulever le trophée, c’est cool. Et ça peut rapporter gros ! Surtout depuis 20 ans. Chaque fédération a son système de primes bien sûr : à la sélection, à la progression, à la victoire. Les champions du monde allemands 2014 ont ainsi touché 300 000€ chacun, pendant que les joueurs du Cameroun, du Ghana et du Nigeria faisaient grève à cause de primes jugées trop maigres.
Pour cette édition 2026, la FIFA a mis le paquet sur les cash-prize (oui, prononcez-le à l’américaine pour impressionner votre voisinage). On annonce 871 millions de dollars (soit je retiens 2 et pose 8, 748 millions d’euros) pour l’ensemble des équipes, dont 50 millions pour le vainqueur ! A titre d’info (oui, on a bossé), l’équipe éliminée au premier tout, touchera malgré tout, la modique somme de 10 millions d’euros. Soit 15% d’augmentation par rapport à 2022.
10 – Des coachs qui ont déjà tout gagné
Seulement trois hommes sur Terre ont remporté la Coupe du Monde comme joueur ET comme entraîneur. Mario Zagallo le Brésilien, Franz Beckenbauer l’Allemand et notre Didier Deschamps national. Un club très fermé dans lequel « DD » et son animal de compagnie préféré pourraient se distinguer pour sa dernière avec les Bleus. Mais ils sont tout de même plus d’une douzaine de sélectionneurs de ce Mondial 2026 à avoir disputé une Coupe du Monde dans leur carrière comme joueur, et désormais comme sélectionneur. La plupart entraînent leur pays d’origine. À part quelques OVNI, comme Mauricio Pochettino, ancien international argentin… aujourd’hui à la tête des États-Unis.


11 – Les stars… des réseaux sociaux
Messi et Ronaldo trustent ce classement, et de loin : plus d’un demi-milliard d’abonnés chacun. Le foot, c’est aussi une machine à likes. À l’autre bout du spectre, Tim Payne, défenseur néo-zélandais, a été élu « joueur le moins connu du Mondial » avec moins de 5 000 followers. Sauf que l’influenceuse argentine Valen Scarsini (alias Elscarso) a lancé une campagne pour faire bouger les choses. Résultat : Payne dépasse aujourd’hui les 4 millions d’abonnés. Un Mondial, c’est aussi ça.















