Champ. de France Honneur – Sor Agout – Saint-Girons, rendez-vous en 1/2 finale

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Depuis le début de ces phases finales du championnat de France édition 2018, il y avait comme une évidence : celle de voir deux équipes du Comité Midi-Pyrénées, croiser leurs chemins avant la grande finale. On a cru tout d’abord à un Sor Agout-Léguevin, mais Oursebellile a sorti le Coq au tour précédent. Les Tarnais ont réussi, eux, à venir à bout des Bigourdans, s’offrant ainsi une place dans le dernier carré national, mais aussi et surtout de savoureuses retrouvailles avec Saint-Girons. Il y aura bien une équipe pyrénéenne en finale. Mais laquelle ?

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Sor Agout pouvait exulter à la fin du match (photo Adeline Faral)

Les Ariégeois affrontaient le champion de l’Ardèche, le RC Teillois, à Pézenas, et ont su prendre le match par le bon bout. Un essai dès la 7ème, transformé, les mettaient dans de bonnes dispositions. Mais ils étaient quelque peu secoués ensuite, au point de finir la première période à 14, sur le score de 7-0. Lazerges ajoutera trois points peu après la reprise, ainsi qu’une autre pénalité à l’heure de jeu. A 13-0, on voyait mal comment la défense des Couserannais pouvait faillir. Pourtant, les Ardéchois, valeureux autant que rugueux, parvenaient à débloquer leur compteur points sur pénalité, à un petit quart d’heure de la fin. Mais les Lions verts enterraient leurs derniers espoirs en inscrivant le deuxième essai du jour. Encore une fois à 14 contre 15, et malgré un arbitrage pas toujours bien compris, les hommes de Lionel Heymans et Benoît Tessarotto s’imposaient, avec maîtrise. Et peuvent encore croire en leurs chances d’un doublé historique… comme en 2014…

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Guillaume Lazerges, la maître à jouer de Saint-Girons, sera encore un élément moteur pour cette future demi-finale (photo Pascal Villalba)

De leur côté, les Sor Agoutois avaient donc rendez-vous avec le tombeur de Léguevin : Oursebellile. Et les très nombreux supporters tarnais en ont (encore) été quitte pour un match tendu et au scénario improbable. Car les deux équipes, se rendaient coup pour coup dès le premier acte. Le pied de Gandarias permettait aux Bigourdans de basculer en tête à la pause, en plus d’un essai, contre deux inscrits par Sor Agout (19-15). La course poursuite perdurera jusqu’à la 80ème. Menés 25-18, les hommes de Forestier et Charavel arrachaient la prolongation sur la sirène, suite à un groupé pénétrant . Oursebellile venait de laisser passer sa chance, tandis que son adversaire du jour, regonflé à bloc par un tel retournement de situation, enfonçait le clou par un quatrième essai 4(contre 1), une sorte de prime à l’offensive qui récompensait Sor Agout.

Que d’émotions pour les Tarnais et les Ariégeois, qui vont à nouveau croiser le fer dans ce qui devient un véritable classico depuis ces dernières années. Peut-être que “Saint-Gi” déjà promu en fédérale 3, rencontrera son meilleur ennemi la saison prochaine. une place était encore libre pour un qualifié dans le dernier carré. Mais seule la FFR pourra le confirmer, en temps et en heures. D’ici là, les deux équipes vont assurément bien préparer leur match de ce dimanche, qui remplirait bien un joli stade, avec de grandes tribunes…

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Il y aura beaucoup de supporters des deux camps pour assister à cette demi-finale (photo Pascal Villalba)

Réactions

Raymond Frede, co président de Sor Agout : « On est très heureux, mais ça été dur puisqu’on va arracher l’essai de l’égalité à la dernière minute et là c’est la cerise sur le gâteau parce qu’on était 4ème, un peu comme le CO, on est dernier qualifié et on se retrouve en demis. Si on peut suivre nos aînés, ce serait très bien ! »

Jean Yves Paris, entraîneur d’Oursbeille : « Il est difficile de réagir après match. La première chose, c’est qu’on va d’abord regarder notre saison, qui est aboutie pour un club promu, avec des objectifs qui n’étaient pas forcément aussi élevés en début de saison. Après forcément des regrets, parce quand on s’engage pour le championnat de France, et l’appétit vient en mangeant. On a eu des temps forts dans ce match où l’on aurait dû se mettre à l’abri beaucoup plus tôt, on n’a pas su le faire face à une équipe très structurée, très solide qui a jouée sur ses forces. Donc félicitations à eux, nous on va prendre un peu de recul après ce moment de déception mais surtout penser à tous les bons moments qu’on a passés durant la saison pour en arriver là. »

Lionel Heymans (manager Saint-Girons) : Nous avons fait une très bonne entame en maintenant sous pression cette belle et très massive équipe du Teil. On est récompensé par un essai de JB Bonzom après un petit par dessus de Guillaume Lazerges qui nous permet de mener 7 à 0. Mais le dernier quart d’heure est nettement en faveur du Teil où nous avons été très, trop, pénalisé. Le Teil privilégiant les pénaltouches, notre énergie et notre volonté de ne pas céder nous ont permis d’arriver à la mi-temps sur ce score. Dès la reprise, nous avons occupé le camp adverse et enfin à la 50ème minutes Guillaume Lazerges a eu sa première pénalité à tenter pour passer à 10 puis rapidement à 13 – 0. Le Teil réduira le score sur pénalité peu de temps après, mais Nicolas Duba marque l’essai libérateur que Guillaume transforme du bord de la touche. Malgré une nouvelle grosse débauche d’énergie de cette équipe du Teil, le score ne bougera plus.  On craignait un peu ce match avec cette nouvelle trêve de 15 jours qui nous fait un peu perdre le fil des phases finales, mais cette arrivée au stade avec cette colonie de supporters nous ont immédiatement replongé dans cette atmosphère si particulière. Sur ce match la maîtrise de nos nerfs a, je crois, fait la différence. On a jamais paniqué face à des décisions arbitrales parfois très discutables. On a eu confiance en nous jusqu’au bout. Et puis, comment ne pas se surpasser quand on voit la marée verte et noire que draine cette équipe. Le parcours est fabuleux mais surtout par la communion qu’il y a entre cette équipe de jeunes couserannais et la ville de St Girons, voire de toute l’Ariège car il y a des gens de partout qui nous suivent. Cette équipe dégage vraiment quelque chose de différent, inexplicable mais c’est mon ressenti, une volonté et un plaisir de partager toute cette aventure avec les gens qui la soutienne. Quant à nos retrouvailles avec Sor Agout, on va rencontrer une très belle équipe que l’on connait très bien. Tout est remis à plat, ce sera une demi finale qui offrira au vainqueur le droit de rêver à un bout de bois. Et on a une imagination débordante !

Maxime Barthas (arrière Sor Agout) : Durant le temps réglementaire nous marquons trois essais et en encaissons un seul, sur une erreur défensive. Oursebellile possède un bon buteur, et  nous en avons fait les frais. Nous égalisons à la dernière minute grâce au sang froid de notre ouvreur, les avants feront le reste durant la prolongation. Nous dédions cette victoire à Alain Rousset ne pouvant plus nous suivre pour raison médicale et remercions tous nos supporters , notamment les M14 annulant un tournoi pour venir nous voir. Félicitations à l’Oursebellile pour son état d’esprit autant sur le terrain que dans les tribunes.

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4 Commentaires

  1. Supporter de Saint Girons, j’avoue que le choix de Pamiers n’est pas véritablement neutre…Il doit y avoir effectivement derrière tout ça une histoire d’€….Enfin bref!!
    Les Ariégeois accueilleront nos amis Tarnais pour une fête de rugby…Que le meilleur gagne….

  2. Un peu comme pour la finale des Pyrénées ou cela s’est joué à Saverdun, belle équité. Jouer une 1/2 en Ariège contre un club Ariégeois, quoi de plus logique. Pourquoi ne pas jouer à St-Girons ?
    Le comité des Pyrénées pense plus à son portefeuille. C’est vrai que jouer à …………. domicile, il va y avoir une belle recette. Les 4000 entrées de Saverdun ont fait la différence.

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