Carnets de croûte : double descente pour les épicuriens des Baronnies
Plus qu’une habitude, une véritable institution. Les réservistes des Baronnies, aussi impliqués à se vider sur un terrain, qu’à se remplir la panse après le match, ont opté pour la qualité et la variété des repas. Une règle de savoir vivre rugbystique en quelque sorte, pour des « goûters » épiques. Nos régions ont du talent, les joueurs de l’entente pyrénéenne aussi…

Souvenez-vous, il y a quelques années, nous vous présentions la genèse de cette tradition culinaire spéciale, qui consistait par un tirage au sort, à élire un avant et un arrière de la réserve pour s’occuper du « goûter » du dimanche. Fromage, charcuterie, et du bon pain avaient les faveurs d’une majorité d’élus, mais certains épicuriens avisés ont innové. Comme avec un pot de 5kg d’une célèbre pâte à tartiner à base d’huile de palme, et du pain de mie.
« Plus jamais ça !alors » se seraient exclamés les amoureux du salé. Dès lors, le niveau est monté d’un cran, avec des repas terre-mer, à base de crevettes, huîtres, jambon et saucisse. Et puis, la plancha a fait son apparition, car bien manger c’est bien, mais chaud, c’est encore mieux. Le sandwich-raclette avait trouvé son public auprès des « verres et blancs ». Le sandwich fondue aussi.
Cette saison encore, les Pyrénéens ont montré beaucoup d’ardeur après leurs rencontres pour supporter l’équipe Une, tout en se remplissant la panse avec la même envie. Il faut dire que les entraîneurs de cette réserve de bons vivants, veillaient au grain. A tel point que ces derniers ont été mandaté pour assurer l’ultime repas d’après match de la saison. C’est donc à Tournefeuille qu’ils ont relevé le défi :« On a challengé les joueurs toute l’année à chaque déplacement, donc on n’avait pas le droit à l’erreur ! » nous confie Lou, un des trois coachs.




Si l’apéro a été classique mais consistant, à base d’olives, cacahuètes et saucisson sec, la suite, avec des coeurs de canard frais, cuits sur la fameuse plancha mobile, a fait le bonheur de tous. Pendant ce temps-là, l’équipe Une s’est bien défendue, mais a fini par céder (38-22) lors d’une dernière sortie en terre haut-garonnaise qui envoyait le perdant en Régionale 1.
Cuit pour le repas, cuit pour le maintien, pas de miracle en ce weekend Pascal, mais un esprit rugby intact. Pour preuve, tous les joueurs de l’Entente Sportive des Baronnies ont fait une halte au centre ville de Toulouse, pour faire un petit coucou chez Tonton, et faire rimer Baronnies avec anis. Ils étaient une cinquantaine paraît-il, 51 selon les tenanciers…















