Saint-Sulpice-sur-Lèze : le cruel dénouement

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Les exploits répétés à Gaston Sauret pendant le mois de mars contre Angoulême et Castanet, avaient fait de ce déplacement à Saint-Jean-de-Luz un véritable match de phase finale. Les basques condamnés, il ne fallait pas pour autant attendre le moindre cadeau de leur part…

Fin du match, les joueurs de l’USSS sont au sol (photo S. Méric)

On ne s’attardera pas ici sur le match en lui-même, qui ne fut pas exceptionnel, et l’USSS n’a sûrement pas livré son meilleur match de la saison. Mais était-ce là le plus important, tant le dénouement restait prioritaire. Encore une fois, les rouge et vert ont fait preuve d’un gros mental et se sont dépensés sans compter. Encore une fois, ils ont pu compter sur de nombreux supporters venus les encourager. Encore une fois, le scénario du match laissait espérer le meilleur, surtout en menant 9-3 à cinq minutes du terme. Encore une fois, Benjamin Roquebert s’est montré précis dans ses coups de pied au but. Oui, mais à l’inverse du mois de mars, on a revécu un final d’automne, celui où l’on se dit qu’il ne manquait pas grand chose, mais…Car oui, cruelle désillusion, Saint-Jean-de-Luz aura le mauvais goût de repasser devant au score dans les derniers instants d’une partie crispée, sur un essai transformé qui scellait le score à 10-9. Le baroud d’honneur des hommes d’Olivier Argentin n’y changera rien. Les espoirs de rejouer une saison en fédérale 1 viennent de s’envoler. On lisait toute la détresse du monde sur les visages saint-sulpiciens, mais au moment où la déception domine, n’oublions pas le formidable sursaut d’orgueil amorcé depuis novembre dernier. A l’énergie, à la volonté, au courage, les joueurs de la Lèze ont enthousiasmé leurs supporters et gagné le respect de toutes les équipes rencontrées, même celles dont le budget les rapproche plus du monde pro que celui des champs d’un village de 2 000 âmes si fières de leurs représentants. Pour adoucir quelque peu cette dernière défaite, Cognac avait pris un point de bonus défensif à Langon, suffisant pour assurer leur maintien. Moins de regret pour faciliter le retour en bus. Olivier Argentin nous avait dévoilé en début de saison le pacte qui liait ses joueurs au staff, sur deux années, quelle qu’ne soit l’issue. Nul doute que cet effectif fera encore parler de lui à l’échelon inférieur. Nul doute que cette épopée en fédérale 1 aura fait grandir les hommes et les joueurs de ce club si particulier.

Allam Boumédienne applaudit les supporters, malgré la déception (photo S. Méric)
Allam Boumédienne applaudit les supporters, malgré la déception (photo S. Méric)

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