logo_LIGUES_REGIONALES_AUVERGNE_RHONE_ALPES_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_BRETAGNE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_GRAND_EST_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_HAUTS_DE_FRANCE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_NORMANDIE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_OCCITANIE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_BOURGOGNE_FRANCHE_COMTE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_CENTRE_VAL_DE_LOIRE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_ILE_DE_FRANCE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_NOUVELLE_AQUITAINE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_SUD_PACA_RVB
logo_LIGUES_REGIONALES_PAYS_DE_LA_LOIRE_rvb

Billet d’humeur : Saint-Sulpice sur Lèze et Peyrehorade, une finale qui compte double

A l’heure du bilan à la fin de la saison régulière, et d’un premier écrémage en barrages, le début des phases finales du championnat de Fédérale 1, laissait libre cours à toutes les spéculations. Le bénéfice du doute est permis, mais on veut bien parier que personne n’aura misé sa maison sur les deux finalistes 2026. Saint-Sulpice sur Lèze et Peyrehorade, au budget plus modeste que leurs adversaires, ont pourtant déjoué les pronostics. L’argent ne fait pas toujours le bonheur paraît-il. Logique alors de sortir un billet…d’humeur…(par Jonah Lomu)

Billet d'humeur : Saint-Sulpice sur Lèze et Peyrehorade, une finale qui compte double
Peyrehorade « Annonay » et à la barbe des gros bras de Fédérale 1, est qualifié pour la grande finale (photo Christophe Fabriès – RugbyAmateur)

Les clubs qui misent essentiellement sur la formation sont des espèces en voie de disparition. Tout du moins, dès que le niveau s’élève fortement, car le budget suit obligatoirement la même trajectoire. Pour être tout à fait franc, nombreux sont ceux qui ont cru faire des heureux grâce à des euros, avant de finir à zéro. Blagnac s’est crashé, Cognac a coulé, et Dijon n’a pas eu de pot. D’Hyères à aujourd’hui, les forfaits semblent illimités et « free ». Dans les Deux-Sèvres, on a perdu un club en Niort massif, le Bassin d’Arcachon est ferré à son voisin Gujan-Mestras pour ne pas se noyer, Chartres n’a pas eu la bonne conduite, alors que pour Tarbes, c’est la fin des haricots.

Certes, il faut de l’argent pour évoluer à un certain niveau, mais il faut aussi un certain niveau pour gérer l’argent. Sortir le chéquier de temps à autres pour recruter, se structurer, oui, mais à force d’avancer à découvert, on se retrouve parfois à poil. Des présidents s’entêtent et s’endettent. A vouloir « bâtir » un projet sportif, une équipe toujours plus solide, capable de jouer les premiers rôles, à défaut d’assurer, d’abord, le maintien. A l’heure du bilan donc, dans les clubs qui l’ont déposé, les langues se délient, on ne chuchote plus, on crie à l’injustice, à l’incompétence, voire à la fraude, c’est règlement de compte à ok chorale.

Ces « erreurs » de gestion se paient cash, et se finissent soit en liquidation, soit « au mieux », en rétrogradation en Fédérale 3, voire en régionale. Fortunes diverses donc. On en voit d’ici qui Auch la tête. Mais revenons-en à cette Fédérale, qui a décidément de la réserve. Saint-Sulpice et Peyrehorade viennent de tordre le « coût » à cette idée reçue selon laquelle c’est la taille qui compte. Et non, c’est d’abord le président avec son trésorier, qui détiennent les cordons des bourses, et puis la direction sportive qui en fait bon usage. Comme les Suisses de Genève, passés de la 4ème série à la Nationale 2 en quelques années. Mais ne mélangeons pas le Servette avec les torchons.

Billet d'humeur : Saint-Sulpice sur Lèze et Peyrehorade, une finale qui compte double
Landes of my fathers (©photo Christophe Fabriès)

En 8ème, Peyrehorade et son budget proche de 450 000€ a battu tour à Tours, Saint-Médard en quart, et en demie, dominé Annonay. Soit des équipes un brin plus préparées pour les joutes nationales à grands renforts de recrutement supérieur. Quand les Landais du Peyrehorade Sports Rugby Pays d’Orthe et Arrigans, ont misé sur le local et une ouverture vers le… cas 40. Un peu comme Tyrosse, champion l’an passé avec les séniors, et doublement titrés avec ses espoirs, qui n’ont jamais aussi bien portés leurs noms.

« Saint-Sul » de son côté, c’est le rugby de clocher qui reste au centre d’un village de moins de 3000 irréductibles gaulois, c’est l’exploit permanent, au prix d’une d’économie durable, d’un budget à peu près à 450 000€ (soit deux fois moins que Floirac, à la louche). Ce sont quelques retouches ici ou là dans un effectif stable, sans risque d’hypothéquer ses chances de réussite pour la saison suivante.

La victoire en demi-finale contre Floirac ressemblait fort à un combat entre le pot de terre contre le pot de fer. Sans pot de vin, promis. Moins de moyens financiers donc, mais aussi moins d’étrangers, un déficit physique certes, mais un mental excédentaire, du courage à revendre, qui vaut tout l’or du monde.

@axel derewiany - Saint-Sulpice,Peyrehorade,finale,fédérale 1
L’UNION saint-sulpicienne, fait la force (© photo @axel_derewiany)

La formation et la proximité en bandoulière, comme uniques solutions ? Sans doute, mais il faut investir dans le temps, et le temps…c’est de l’argent. L’investissement sur une bonne école de rugby permet malgré tout de voir à long terme, et d’en récolter de bons comptes, à terme. Former des jeunes est plus économique, développe l’amour du maillot, le sentiment d’appartenance à un club et à son histoire. Plutôt qu’à un président généreux, qui met des ronds dans l’ovale, « pèze » lourd, mais reste, et c’est monnaie courante, de passage.

Casser les codes, plutôt que la tirelire, arrêter de jeter de l’argent par les fenêtres et ouvrir les portes d’une école de rugby au plus grand nombre, voilà la recette du succès sûrement. Quant à accepter de monter, c’est une autre histoire. L’USSS a déjà refusé, par manque de…moyens. D’autres l’ont fait et le feront encore, histoire de respecter les fondamentaux d’une bonne gestion. « Thune » convoiteras pas la propriété de ton prochain, un commandement à prendre pour argent « content » ! Dans le rugby, il faut faire avec les moyens du bord, il n’y pas de recette miracle. Même si la finale se jouera ce dimanche, à… Lourdes. Ce qui valait plus que jamais un… billet d’humeur, rugby amateur bien sûr !

(© par Jérôme Lacroux – RugbyAmateur)

Laisser un commentaire

Rejoignez la communauté Rugby Amateur

Créez votre compte gratuit pour suivre vos clubs, recevoir des alertes et accéder à du contenu exclusif.