RugbyAmateur : Meilleurs vœux 2021

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Avant de nous projeter en 2021, nous vous proposons un retour sur cette année 2020 plus que particulière. Histoire de se souvenir à quel point elle a été compliqué. Histoire de se dire que 2021 ne pourra être que meilleure…

2021 bonne année

JANVIER

L’Australie combat des incendies d’une ampleur sans précédent. La forêt amazonienne et la Californie s’embraseront aussi, comme d’habitude, mais plus tard. Meghan et Harry mettent le feu à la famille royale, dans un pays qui brûle d’impatience de quitter l’Europe. Le Megxit et le Brexit sont prononcés. L’un des deux prendra plus de temps à être officiel. Côté rugby, exit les Sarancens, triples champions d’Europe, punis pour avoir contourné le salary cap. Owen Farrell, Elliott Daly, Jamie George, Maro Itoje, Mako et Billy Vunipola, hommes de base du XV de la Rose, resteront quand même fidèles au club qui les arrose si généreusement, même en 2ème division. Pas de quoi fouetter un chat après tout, ni même une chauve souris ou un pangolin, dont on entend parler de plus en plus du côté de la Chine. On retient plus le dernier voyage de Kobe Bryant, roi de Los Angeles parti rejoindre les anges avec sa fille après un accident d’hélicoptère.

FEVRIER

Comme un clin d’oeil à la pandémie qui se prépare, le film « Parasite » est récompensé dans le monde entier. En France, sans qu’il n’y ait un quelconque message subliminal, ce sont « Les Misérables » qui sont à l’honneur. Polanski reçoit un césar polémique pour « J’accuse », Harvey Weinstein, lui, est accusé de viol et reçoit une sentence de 23 ans de prison. Côté rugby, on avait laissé le XV de France de Jacques Brunel sur un coup de coude malheureux et peu glorieux fin 2019. On retrouve les Bleus de Fabien Galthié, fringants et métamorphosés, qui remportent le Crunch 2020 (on ne pouvait pas se douter alors qu’il y en aurait un autre à l’automne). Un début de Tournoi idéal, suivi d’un succès logique sur les Italiens (35-22) et un autre au forceps au Pays de Galles (23-27).

MARS

Un coup de sang et de poing de Mohamed Haouas balayent les rêves d’un grand chelem à  Murrayfield (28-17). Qu’importe, cette douche écossaise n’altère pas les ambitions tricolores. Et l’on se délecte à l’avance du choc face aux Irlandais. Mais le monde fait difficilement face au coronavirus, et se confine pour endiguer la pandémie. La fin du Tournoi est reportée à une date ultérieure, les championnats pro et amateurs aussi. Les seuls cad’déb que l’on voit encore sont aux rayons pâtes, farine, oeufs et PQ des supermarchés.

AVRIL 

Pendant que la nature apprécie cette pause forcée et cette absence humaine imprévue, on évoque pour la première fois l’arrêt définitif des compétitions de rugby. Les débats sont nombreux, les avis aussi. On télétravaille, on se retrouve en distanciel, on télécharge l’application Zoom, et on applaudit le personnel soignant à 20h. Sauf le Professeur Raoult peut être, nouvelle star « chroloriquinée », pendant que le président Trump suggère de boire de la Javel pour se soigner. Le chanteur Christophe ne sera plus là pour nos « maux » bleus, Uderzo, père d’Astérix, non plus, lui qui a jeté l’encre définitivement en ce mois d’avril. Le rugby amateur est officiellement arrêté, une première depuis la seconde guerre mondiale.

MAI 

Le Déconfinement est annoncé, on respire un peu mieux sur Terre. Hormis Georges Floyd malheureusement. Le rugby pro s’entredéchire pour savoir quelle issue donner à ce Top 14 mené par l’UBB. Son président Marty évoque alors l’idée de donner le Brennus au premier du classement, ou de faire une finale en juin, entre le premier et le second du classement, de manière totalement désintéressée bien sûr. L’idée fait son chemin, Guy Bedos passe le sien.

JUIN

C’est officiel : le Top 14 est arrêté, il n’y aura pas de champion. Pas même en juillet, avec les effectifs de la saison… suivante. Il n’y aura pas non plus de relégation. Le Stade Français revoit la vie en rose donc. Les présidents de clubs professionnel ont ainsi voté. Les citoyens sont envoyés aux urnes de leur côté pour le premier tour des Municipales, qu’importe si le second n’aura pas lieu. Une marée verte déferle dans les Mairies, avant qu’une noire ne souille les plages de l’Ile Maurice.

JUILLET

Edouard Philippe est convié à rejoindre son havre de paix pour laisser sa place à un passionné de rugby, dont l’accent sera moqué à l’Assemblée. Un Castex pour un casse tête : faut-il autoriser les Français à partir en vacances, changer de régions, s’entasser sur les plages, sans masque obligatoire ? A priori, oui. Après tout, il faut bien sauver le tourisme d’été. Les plages sont ouvertes, à condition de respecter deux mètres de distance, même les pieds dans l’eau. On a la tête ailleurs, sans voir au loin, que la deuxième vague est en route.

AOUT

Les Aoutiens ont droit à leur part de repos bien mérité. Ils suivront de loin l’explosion Beyrouth, l’empoisonnement d’Alexei Navalny, opposant de Poutine, ou la mort de Chadwick « Black Panther » Boseman. Les rugbymen amateurs ont le droit de reprendre le chemin des entraînements, sans avoir l’autorisation de se doucher dans les vestiaires. Il faut bien respecter les protocoles pour envisager une reprise des compétitions en septembre.

SEPTEMBRE 

Alors que la saison 2020-2021 de Top 14 reprend ses droits, la Coupe d’Europe 2019-2020 va terminer les siens. Les supporters sont attendus dans les tribunes, mais en respectant une jauge de 3 000, 5 000, 7 000, ou 8 000 personnes. Fin du mois, les cas contacts se multiplient, les reports de match aussi, le calendrier est retouché chaque semaine. Le France-Irlande de mars est remporté en 35-27 en septembre, dans un stade de France vide. Antoine Dupont est élu meilleur joueur d’un Tournoi remporté d’une épine par les Anglais. Le XV de France retrouve des couleurs. La Fédération elle, est ternie par un Bernie en garde à vue. Le fauteuil de président fait l’objet de toutes les convoitises, et de toutes les attaques, pendant une campagne qui a senti le brûlé à plusieurs reprises. Les présidents de clubs amateurs mettent fin aux débats en redonnant leur confiance à Bernard Laporte, avec 51% des votes.

OCTOBRE 

Nadal remporte son 13ème Rolland Garros, Exeter son premier titre de champion d’Europe, le Racing échouant pour la troisième fois en finale. Chez les amateurs, les joueurs sont déjà bien content de pouvoir rechausser les crampons, même contraints de se doucher en extérieur, au jet d’eau, après les rencontres. Leurs photos font le tour de France, et même du monde. La crainte d’un deuxième confinement s’amplifie. Le rugby d’en bas est sur courant alternatif, encore une fois. Les mauvaises nouvelles tombent sans discontinuer, comme les pluies dans les Alpes-Maritimes. Les inondations sont brutales, les attaques au couteau aussi. Sean Connery rend cet octobre rouge plus sombre encore. C’est officiel, le deuxième confinement est acté. On aurait aimé dire le second…

NOVEMBRE

Joe Biden, 78 ans, est élu président des Etats-Unis. Pendant qu’il va s’évertuer à make america great again, les premiers labo, tels des Lewis Hamilton moyens, se font la course pour remporter le titre du premier vaccin anti-covid au monde. Pfizer met la dose qu’il faut, et se fait un nom. Les Argentins aussi, avec un premier succès historique contre les All Blacks. Pas le temps de le savourer que l’idole Diego plonge le pays et une partie du monde dans la peine. Les Blacks auront l’élégance du geste, en déposant un maillot noir floqué du nom et du numéro 10 d’El Pibe de Oro, avant de prendre une éclatante revanche. Ces Blacks qui ont changé à tout jamais le cours de la vie d’un Christophe Dominici à fleur de peau. Un dernier rebond, défavorable celui-ci, lui en a ôté le goût, à 48 ans. Le rugby français est en deuil. La deuxième vague amorcée au cours de l’été, met les compétitions de rugby amateur sur pause, et arrive comme prévue à l’automne. On sort du chapeau l’Automn Nations Cup, droits télés obligent. L’occasion de rendre hommage à Domi, officiellement.

DECEMBRE

Cette compétition de fin d’année nous offre aussi un Crunch n°2, loin d’être la « farce » annoncée avant l’heure. Après des semaines de discorde entre la FFR et la LNR, ce sont de jeunes et infatigables Bleus qui « brexitent » l’équipe type anglaise, vice championne du monde. Mister Andrew et Docteur Brace mettront fin au stress d’Eddie Jones au terme de la première mort subite de l’histoire ovale. On retiendra donc finalement, que ce bras de fer entre les clubs professionnels et la FFR a été somme toute, positif. La France remonte à la quatrième place mondiale, retrouve son standing d’antan et… les Blacks lors du premier tour de la Coupe du monde 2023. D’ici là, souhaitons-nous que le virus ne soit qu’un lointain et mauvais souvenir. Souhaitons-nous de meilleurs lendemains, souhaitons-nous une bien meilleure année 2021 déjà, ce qui ne devrait pas être trop compliqué. Et même s’il y aura à l’évidence des moments compliqués, restons groupés, mais pas trop près, restons solidaires, et motivés, même masqués.

Alors pour faire simple, bonne année à toutes et tous, suiveuses et suiveurs du rugby amateur, et de RugbyAmateur. Meilleurs voeux et à très bientôt.

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