Retraite : Benoît Blaquière raccroche

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Après 30 ans de bons et très loyaux services, Benoît Blaquière a donc pris sa décision : le rugby, c’est fini…

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Benoît Blaquière qui touche ici un de ces derniers ballons lors du 32ème de finale du championnat de France dimanche dernier (photo JR Huc)

“C’est bien réfléchi oui, il faut savoir arrêter. Je ne réalise pas trop encore je crois. L’émotion arrivera en septembre quand je laisserai le sac au garage le dimanche après-midi, ça va me faire bizarre c’est certain. Je mesure ma chance d’avoir pu jouer aussi longtemps sans avoir de grosse blessure en jouant depuis plus de 30 ans”. Voilà les premiers mots de “Blaqui”. Le troisième ligne devenu deuxième ces derniers temps, est toujours en forme, mais reconnaît courir un peu moins vite qu’à ses débuts. Il reste néanmoins conscient de sa chance, mais aussi de ce que le rugby lui a apporté : ” Ce que je retiens, ce sont les personnes rencontrées, l’humain a été intense dans mon parcours, car il crée des liens sportifs, mais aussi sociaux. je continue à revoir des copains avec qui j’ai joué il y a dix ans. J’ai beaucoup donné à ce sport, mais il m’a tellement rendu”.

Il ne retient que du positif, même s’il regrette cette fin de championnat régional et national en queue de poisson. Mais à l’heure du bilan, les pensées de “Ben” vont prioritairement vers son épouse : “J’ai une grosse pensée pour ma femme oui, qui m’a permis de profiter de ma passion à fond, chaque dimanche après-midi…et tard le soir aussi (rires). Je salue sa patience donc, car sans ça, j’aurais arrêté le rugby plus tôt je pense. Ceci dit, si elle me voit trop tourner en rond le dimanche, c’est peut être elle qui va me demander d’y retourner !”

“Je m’excuse auprès de mes parents…”

Blagueur, toujours, il redevient sérieux l’espace d’une question. Le verra-t-on dans les tribunes malgré tout ? “Il faut vraiment couper, je crois, histoire de bien marquer la fin. J’aurais de quoi m’occuper avec les enfants. D’ailleurs, si je devais revenir dans le rugby, ce serait pour m’occuper des gamins sans doute. Même si le rugby a beaucoup évolué, j’ai pris plaisir à voir que les jeunes de 19 ans qui jouaient avec nous, écoutaient les anciens. Leur réceptivité faisait plaisir à voir. Donc je pense que je pourrais m’épanouir à entraîner oui.”

sylvain pujol et benoit blaquière
Pénible sur le terrain, Benoît savait fraterniser avec l’adversaire en dehors, même après un rude combat

Nous serons donc fixés d’ici un an. Celui qui est passé par Saint-Jory, le Stade Toulousain, Blagnac, Aucamville, Villemur et la Vallée du Girou passe en revue ses souvenirs. Il dit qu’il est trop difficile de sortir un nom durant toutes ces années. Mais il cite quand même un proche, très proche même : “J’en connais un que ma retraite va miner. Il a été mon premier entraîneur, il m’a ensuite suivi de partout, que ce soit à Romans ou à Saint-Orens, chaque dimanche il a été là : mon père. Avec ma mère. Je les en remercie, et m’excuse à l’avance auprès d’eux de changer leurs habitudes du dimanche après-midi.”

Blaqui pense déjà aux autres, même à Jean-Vincent Igarza, son plus vieux compagnon de route, qui devrait lui aussi tiré sa révérence. Qu’il sache que les autres penseront à lui aussi en septembre. Et pendant les trois mi-temps…

A lui aussi, nous diffusons à nouveau ci-dessous son interview décalée réalisée il y a deux ans. Un grand moment. Voir l’interview décalée de Benoît Blaquière

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Le protège dents à l’air libre, et toujours au soutien. Une image d’archive désormais (photo JR Huc)

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