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Reportage – Un dimanche de rugby amateur à la campagne

A chaque club sa particularité, et Vabre ne déroge pas à la règle. Ce village de 851 âmes, se situe dans le Tarn, pas très très loin de Castres, perché sur les Monts de Lacaune, au coeur du Sidobre. Le Granit et la pierre qui en font la renommée, ont façonné un paysage propre à la région. Le club de rugby qui y évolue aussi s’est façonné depuis presque cent ans maintenant. Et ce n’est sans doute pas un hasard si son nom est le Club Athlétique Vabrais.

Car si les vestiaires et le club house sont modestes (mais fonctionnels), ils ont surtout la particularité de se situer à… 600 mètres du terrain (!) qui lui-même, se situe plus haut perché. Le début de l’aventure en somme…

Reportage Un dimanche de rugby amateur à la campagneCela peut paraître surprenant la première fois que vous approchez de ce petit coin de paradis perdu, mais à la longue, on s’habitue, mais plus l’été que l’hiver ceci dit. Marssac, autre club tarnais de la poule a donc emprunté le chemin de la liberté pour fouler la verte pelouse dimanche dernier. « Il est long le chemin » comme on peut l’entendre souvent.

Rémi Barthe, l’ouvreur de Marssac, nous confiait un brin amusé : « Le chemin doit faire 600m, donc autant te dire qu’il vaut mieux que le match se termine bien sinon le retour peut être long (rires) ». Cette traversée d’un hameau, en montée en plus, en a surpris plus d’un en effet. Mais personne ne l’oublie, et ne l’oubliera.

Il faut dire aussi qu’arriver au sommet de cette pente douce-amère, vous arrivez sur un terrain creusé dans la roche, dans le respect d’une nature préservée, un stade qui a vu le jour dans les années 60. La vue y est surprenante, certains jours, on pourrait croire que les nuages remplacent les tribunes.

A cette époque de l’année, le soleil a du mal à poser ses rayons sur la pelouse, mais qu’importe, le terrain est tracé, plus ou moins droit, la tribune « officielle » est plus ou moins pleine, les bancs en granit, eux, sont plus ou… non, ils sont franchement glacés. Et puis, il y a la « colline perchée des raisonnements », une « tribune » naturelle à ciel ouvert, qui domine le terrain, où les « ultras » prennent place.

Une fois les deux équipes arrivées à bon port, le match peut débuter. Vabre et Marssac ont l’habitude de se côtoyer depuis plusieurs saisons. Les retrouvailles sont souvent ponctuées d’amabilités et de bras de fer taillés sur mesure. Dimanche dernier, les Vabrais ont pu compter sur la fougue de la Fouine alias Alexandre Culié, qui se souviendra ce jour-là d’une rencontre avec… une main courante. Marssac s’est appuyé de son côté, sur le pied de son ouvreur, Rémi Barthe, pierre angulaire du jeu des Jaune et Bleu.

La pierre à l’édifice…

Même si son pilier s’est aussi essayé à un jeu au pied, plus hasardeux forcément. Quel que soit le niveau pratiqué, chaque match offre son lot de gestes techniques, beaux, improbables, entre figures imposées et figures libres, figures ensanglantées et figures déconfites pour les perdants.

Mais le vainqueur sait reconnaître la valeur de l’adversaire, et le salue comme il se doit à la fin de 80 minutes âprement disputées. « Qui aime bien, châtie bien » dit-on, et après les duels qui laissent des traces, des bosses, des bleus et autres contusions que l’on découvre parfois le lundi matin, tout le monde s’est retrouvé pour le verre de l’amitié. Après tout, il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas. Ah, au fait, les Vabrais l’ont emporté 21 à 14.

Maintenant que vous avez pris la peine de lire ces quelques lignes en préambule (merci à la locale de l’étape, Emilie, qui a apportée sa pierre à l’édifice de cet article), vous allez pouvoir apprécier au mieux les photos qui suivent (merci à Christophe Fabries, autre pierre angulaire des photos que vous allez découvrir ci-dessous ).

Revivez une rencontre de rugby amateur comme tant d’autres, certes, mais juste un peu particulière quand même…

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Et vive le rugby amateur !

 

À lire aussi : Coupe de la Fédération – Christophe Deylaud : « Nous avons les armes pour ramener le trophée »

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7 commentaires

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  1. Lorsqu’on arrive au site « des trois viaducs » et à la paroi des « labans » (granit), on aperçoit les poteaux de rugby à 300 m environ plus haut. On se dit qu’on y est presque ! Mais non il faut encore faire trois kilomètres pour arriver à Vabre, puis faire encore trois kilomètres pour arriver au hameau de « Thérondel » pkg et vestiaires, puis faire encore 600m en tenue pour aller au terrain !! un site extraordinaire entre les vallées de l’Agout et du Gijou !

  2. ILS SONT BEAUX ,le PAYSAGE AUSSI !!!!!! EUHHHHH LE TERRAIN EUHHH DE MON TEMPS LE TERRAIN DE BRASSAC N’ETAIT PAS MAL NON PLUS IL ETAIT VRAIMENT EN PENTEE BON COURAGE LES GARS GILBERT