Reichel Espoirs Élite – D’abord insuffisant, le Stade Toulousain devient inarrêtable face à Aurillac

C’était ce weekend aux formations de Reichel Espoirs Élite de retrouver les pelouses. A domicile, le Stade Toulousain, finaliste malheureux du dernier championnat face à Clermont, souhaitait lancer au mieux sa saison. Il va sans dire que l’adversaire du jour, à savoir le Stade Aurillacois, ne l’entendait pas de cette oreille… (Par Marco Matabiau).

Le match

Affirmer que la première période de cette rencontre inaugurale voyait une domination sans partage du Stade Aurillacois relèverait à n’en pas douter d’un doux euphémisme. En effet, dès le coup d’envoi donné, les visiteurs, dans les pas de leur capitaine et talonneur Montboisse, prenaient les choses en mains et la direction des opérations. Jeu au près, avancée permanente. De fait, Toulouse était à la faute et concédait une pénalité que Condamine transformait (0 – 3, 2ème).

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A l’aise, Condamine va inscrire les trois premiers points aurillacois.

Toujours à l’offensive, les Cantaliens maintenaient la pression sans pour autant passer le rideau. Il fallait attendre la 12ème minute pour voir les locaux enchainer autour de Gardelle, Benherrou et Gil, mais le ballon était perdu au sol. En face, le jeu filait jusqu’à l’aile de Papon, puis Montboisse et Bakis pilonnaient la ligne de but. Sans réussite. Toujours privés de ballons, les Stadistes peinaient à trouver des solutions et subissaient. Le pilier Tinnirello en faisait les frais et écopait d’un carton jaune (16ème). La pénalité obtenue était là aussi convertie par Condamine (0 – 6, 17ème).

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La mêlée toulousaine est chahutée, mais Llaveria a eu le temps de démarrer côté droit.

Le trois-quart centre trouvait ensuite une superbe 50/ 22. Sur la touche, Mazeyrat faisait donner ses avants, puis Bakis ramassait et marquait en force. Deux points de plus pour Condamine, et un beau matelas pour Aurillac (0 – 13, 20ème). Toulouse y allait d’un petit sursaut, décalant Pucciariello, mais le trois-quart centre argentin, repris par Papon, ne pouvait contrôler l’offrande. Il fallait donc s’en remettre à un contre: ballon échappé dans la ligne aurillacoise sur lequel se jetait Kouassi. Le troisième ligne poussait au pied sur une vingtaine de mètres, récupérait et filait marquer. Amati rajoutait deux points (7 – 13, 30ème).

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Le ballon circule bien dans la ligne aurillacoise. Gil (11) est fixé.

La fin de ce premier acte restait toutefois le pré carré des visiteurs. Nouvelle 50/ 22 (celle-là pour Chassot) et combinaison en touche. Padonou, en pivot, trouvait Montboisse, lequel servait ce même Chassot à son intérieur, laissé libre par la défense toulousaine. L’essai, imparable, était transformé par Condamine (7 – 20, 36ème). Et Aurillac n’en avait pas terminé. Dans les derniers instants, prise du deuxième ligne irlandais Gavin, ballon porté, et Padonou se retrouvait dans l’en-but. Avec les deux points de Condamine, les Aurillacois comptaient donc vingt unités d’avance à la pause (7 – 27).

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Padonou va servir Montboisse. Le deuxième essai est en route.

Retournement de situation

On pouvait penser que la pause aurait fait du bien aux locaux. Que nenni. A peine les 30 acteurs avaient-ils remis les pieds sur le terrain que les visiteurs frappaient à nouveau. Coup-franc joué vite par Mazeyrat, puis Van Rooi et Condamine prolongeait jusqu’à Chassot. Ce dernier résistait au plaquage et marquait (7 – 32, 42ème). On ne le savait pas encore mais c’était là le dernier fait d’armes des Aurillacois. Le staff toulousain, cherchant à redonner un peu d’allant à son groupe, effectuait quelques changements: Bonnard-Martin, Capus et Marsinyac faisaient notamment leur apparition.

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Les avants toulousains, notamment en mêlée fermée, ont bien réagi dans le second acte.

Les premiers effets se faisaient sentir quand les Rouge et Noir obtenaient une pénaltouche à 10 mètres, mais Bakis contrait. Partie remise. Quelques minutes plus tard, Portat captait le ballon, le pack s’organisait et envoyait Fluxa dans l’en-but. Daguerre transformait (14 – 32, 54ème). Au tour d’Aurillac de faire tourner, avec les entrées de Bourdoncle, Skop et Ioseliani. Pas de quoi entraver la bonne marche du paquet d’avants haut-garonnais, qui récoltait un essai de pénalité ainsi qu’un carton jaune pour Chassot (21 – 32, 56ème). Avec plus de vingt minutes à jouer, Toulouse pouvait y croire.

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Barrie plus haut que tout le monde dans l’alignement.

D’autant plus qu’à l’amorce du dernier quart d’heure, Condamine, pourtant en réussite jusque-là, ratait la cible des 40 mètres. De quoi donner un regain d’énergie aux Toulousains. Relance de Capus, qui perçait et donnait à Pucciariello, lui-même resservant d’un bel offload Capus. Celui-ci, repris, levait pour Traille (tout juste entrée en jeu) qui marquait en bonne position et transformait lui-même (28 – 32, 68ème). Les Stadistes faisaient ensuite le siège de la ligne cantalienne, mais Tesseyre grattait sur Granie (72ème).

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Difficile de se sortir de l’étau défensif proposé par Portat (4) et Nemor.

Désormais maitre du ballon, le Stade Toulousain forçait la décision dans les dernières minutes. Nouvelle relance de Capus. Le ballon, un temps perdu, était regagné et arrivait jusqu’à Nemor. Il débordait côté droit et donnait à son intérieur pour Gil, qui plongeait dans l’en-but pour le cinquième essai des siens. Traille y allait de deux nouveaux points (35 – 32, 77ème). Aurillac, dans les arrêts de jeu, bénéficiait bien d’une touche dans les 22 adverses, mais le ballon était mal négocié dans l’alignement. Monsieur Maset mettait alors un terme à cette rencontre qui aura tenu en haleine 80 minutes durant le nombreux public présent.

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Tim Daniel et les siens auront longtemps cru pouvoir l’emporter en terre toulousaine.

Réactions

David Mélé (Entraîneur, Stade Toulousain): « Mitigé. On a montré du caractère en deuxième mi-temps pour aller gagner ce match. A la pause, à 7 – 27, on était mal embarqués. Les joueurs ont fait le nécessaire. Les entrants ont apporté un surplus d’énergie pour aller chercher un résultat dont on avait besoin pour débuter ce championnat. Beaucoup de travail à effectuer car la première mi-temps est indigne de notre catégorie et de notre club. Sans doute un manque de préparation collective mais ça, c’est se trouver des excuses. On a des gars capables de jouer bien mieux que ça. On va regarder tout cela et se préparer pour aller à Brive la semaine prochaine ».

Tim Daniel (Entraîneur, Stade Aurillacois): « Une bonne première mi-temps. Sur la deuxième, nous sommes inexistants. On ne tient pas le ballon, on n’a pas la possession, on est en retard sur tout. Tout va trop vite. Nous sommes dépassés et nous perdons ce match alors que je pense qu’à la pause, on le tenait. Du positif toutefois sur le premier acte. Des lancements qui fonctionnent. Le système de jeu est globalement bien compris par les joueurs. Certes des petits réglages à faire. En seconde mi-temps, on s’écroule. Les joueurs du banc n’apportent pas la fraicheur et le dynamisme escomptés. La charnière ne gère pas au mieux. On se tire une balle dans le pied ».


Feuille de match

A Toulouse (Stade Ernest-Wallon): Stade Toulousain bat Stade Aurillacois 35 à 32 (mi-temps: 7 à 27).

Arbitrage: M. Adrien Maset assisté de MM. Clément Vanrechem et Adrien Fiche (Ligue Occitanie).

Cartons jaunes: à Aurillac, Chassot (56ème); à Toulouse, Tinnirello (16ème).

Pour Toulouse: 5 essais Kouassi (30ème), Fluxa (54ème), de pénalisation (56ème), Traille (68ème), Gil (77ème), 4 transformations Amati (1), Daguerre (1), Traille (2).

Pour Aurillac: 4 essais Bakis (20ème), Chassot (36èm, 42ème), Padonou (40ème), 2 pénalités (1ère, 17ème), et 3 transformations Condamine.

Composition Toulouse: Mola; Nemor, Pucciariello, Amati, Gil; Daguerre (o), Llaveria (m); Raynaud (cap), Labarthe, Kouassi; Benherrou, Portat; Tinnirello, Gardelle, Gallardo.

Sur le banc: Fluxa, Lafarge, Bonnard-Martin, Barie, Capus, Marsinyac, Traille, Granie.

Entraîneurs: David Mélé et Louis-Benoit Madaule.

Composition Aurillac: Martin; Papon,  Talataina, Condamine, Chassot; Van Rooi (o), Mazeyrat (m); Padonou, Bakis, Bourgeois; Gavin, Ronnie; Ejike, Montboisse (cap), Balanchivadze.

Sur le banc: Bourdoncle, Tesseyre, Skop, Marcewzki, Laurent, Bikai-Combe, Auriac, Ioseliani.

Entraîneurs: Tim Daniel et Arnaud Lasdica.

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