logo_LIGUES_REGIONALES_AUVERGNE_RHONE_ALPES_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_BRETAGNE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_GRAND_EST_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_HAUTS_DE_FRANCE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_NORMANDIE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_OCCITANIE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_BOURGOGNE_FRANCHE_COMTE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_CENTRE_VAL_DE_LOIRE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_ILE_DE_FRANCE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_NOUVELLE_AQUITAINE_rvb
logo_LIGUES_REGIONALES_SUD_PACA_RVB
logo_LIGUES_REGIONALES_PAYS_DE_LA_LOIRE_rvb

Portrait féminin – À la découverte d’Oanell Le Tallec, l’atout breton des Valkyries Normandie (Élite 2)

Coup de projecteur sur le rugby féminin, à travers une série de portraits de joueuses seniors. Pour ce premier épisode, nous prenons la direction de Rouen, où évoluent les Valkyries Normandie (Élite 2), afin de partir à la découverte d’Oanell Le Tallec. Durant cette interview, la Bretonne d’origine retrace son parcours, évoque les ambitions de son club pour la saison en cours et livre son avis sur l’évolution du rugby féminin. Toujours avec une pointe d’humour, la demi de mêlée s’est également prêtée au jeu des questions-réponses plus décalées sur le vestiaire normand, tout en dévoilant plusieurs anecdotes insolites… (Par Loulou / Photo Une @Zaboo Estève)

Portrait féminin – À la découverte d'Oanell Le Tallec, l'atout breton des Valkyries Normandie (Élite 2)
De la Bretagne à la Normandie, Oanell garde un œil attentif sur RugbyAmateur.fr

Fiche d’identité :

Oanell Le Tallec, née le 4 août 2001 à Carhaix-Plouguer (29).
Profession : Enseignante APA (activité physique adaptée)
Postes : 9 et 10

Oanell, comment ta passion pour le ballon ovale a-t-elle commencé ?

À l’âge de 9 ans, mes parents regardaient le rugby à la télévision et je voulais faire comme eux : ça me paraissait giga cool. Mais ils n’étaient pas trop partants. Pendant deux ans, j’ai donc insisté jour et nuit, en embarquant mes petits frères dans le coup. Ma mère a fini par craquer et nous a emmenés tous les trois au Rugby Club de Carhaix. Ma sœur nous a rejoints la semaine suivante et, depuis, je n’ai jamais arrêté.

À quoi ressemble ensuite ton parcours rugbystique ?

À 14 ans, j’intègre le lycée Kerichen à Brest dans le cadre d’un parcours sport-études, au sein d’un pôle départemental de rugby initialement réservé aux garçons – ce qui n’a pas vraiment enchanté mes parents… Je m’inscris alors au RC Pays de Brest et parviens à intégrer les sélections régionales bretonnes, aussi bien à XV qu’à 7. C’est à ce moment-là que je découvre le poste de demi de mêlée, et non, pas seulement parce que je suis petite !

Après l’obtention de mon baccalauréat, je pars à Rennes et rejoins le Stade Rennais, où je reste trois ans, le temps de valider ma licence. En 2022, je quitte donc ma Bretagne natale pour rejoindre les Valkyries de Rouen. J’y obtiens mon master et j’évolue au poste de 9 et parfois 10 depuis désormais quatre saisons.

Portrait féminin – À la découverte d'Oanell Le Tallec, l'atout breton des Valkyries Normandie (Élite 2)
Voici une demi de mêlée qui n’a pas peur d’aller au charbon… (@Zaboo Estève)

Comment juges tu la saison en cours de ton équipe et quelles sont vos ambitions ? 

Cette saison, nous accueillons un nouveau manager, Alexis Vairy, suite au départ de Jeff Mouton, l’un des piliers de la création du club des Valkyries. Notre début de saison a été compliqué : nous avons d’abord perdu contre les promues, puis, la semaine suivante face aux leaders du championnat. Ces deux matchs ont toutefois été fondateurs pour la suite de la saison, car ils nous ont permis de construire un plan de jeu solide et d’établir des repères collectifs.

Nos efforts ont porté leurs fruits puisque nous sommes parvenues à nous imposer lors des matchs suivants, c’est là que nous avons pu prendre pas mal de points. Ces résultats nous ont permis d’atteindre la 4ᵉ place provisoire à la mi-saison, qui faisait partie de nos objectifs. Pour la suite, nous comptons bien poursuivre sur cette dynamique afin de décrocher une place en demi-finale.

Élite 1 et 2 féminines : où en sont les classements à la trêve ?

Que penses-tu de l’évolution du rugby féminin ces dernières années ? 

Quand j’ai commencé le rugby, ma sœur et moi étions les seules filles du club et il était très rare que nous en rencontrions d’autres sur les tournois. Quand je suis rentrée au lycée, nous étions 3 filles et quand j’en suis sortie, nous étions 12. C’est là que j’ai vu l’évolution, sur le nombre de licenciées qui augmentait. Aujourd’hui, en évoluant à un bon niveau, je compare souvent nos conditions d’entraînement à celles des garçons, et les écarts restent importants. Nous aspirons à devenir des joueuses de très haut niveau, mais nous ne bénéficions pas du même confort d’entraînement.

Tout doit être adapté en fonction de notre travail ou de nos études, sans que notre engagement ne soit remis en question. Nous travaillons la journée avant de nous rendre à l’entraînement le soir. Le rugby féminin évolue progressivement et les conditions sont malgré tout meilleures qu’auparavant. Dans certains clubs d’Élite 1, voire d’Élite 2, les joueuses perçoivent des primes de match ou disposent même de contrats, ce qui leur permet de s’investir davantage, de mieux s’entraîner et de mieux récupérer.
Portrait féminin – À la découverte d'Oanell Le Tallec, l'atout breton des Valkyries Normandie (Élite 2)
Oanell balle en main = petite fourberie en approche… (@KG Instantphoto)
Qu’aimerais-tu dire aux jeunes filles qui hésitent à se lancer dans le rugby ? (Ainsi qu’aux parents craintifs)
J’aimerais leur dire qu’on se fiche des parents, on a qu’une vie. Plus sérieusement, c’est au rugby que j’ai trouvé une seconde famille. L’esprit d’équipe est tellement fort que tu as envie de tout donner pour tes coéquipières et de ne rien lâcher. Et puis au rugby on ne se rentre pas que dedans, y’a aussi un peu de stratégie quand même (parole de 9).
Portrait féminin – À la découverte d'Oanell Le Tallec, l'atout breton des Valkyries Normandie (Élite 2)
Sans doute en train de mettre en place une stratégie imparable… (@A&F)

L’interview décalée 

Côté terrain et vestiaire des Valkyries Normandie 

Ton rituel d’avant-match ?
Je finis de coiffer les copines, je me change, je mets mon casque (Afro trap Part 7 de MHD dans les oreilles), fixe les avants en train de poser leurs cales sur leurs cuisses et admire notre numéro 8 plier proprement les maillots.

Le ou la coach qui t’a marqué(e), et pourquoi ?

C’est Guillaume (alias « Grogui »), qui était mon entraîneur au pôle rugby à Brest. C’était un peu comme un deuxième papa, il a été présent pour moi même en dehors des terrains, il avait confiance en moi et dans mon rugby et puis il était super drôle.

Une anecdote insolite et/ou un fou rire mémorable ?

Avec les Valkyries, nous étions allés à Joué-lès-Tours et avions pris nos maillots bleus et elles jouaient en jaune, donc c’était parfait. Sauf que l’arbitre avait décidé que le bleu de notre maillot était trop proche du bleu sur le bord des manches du maillot adverse. Joué-lès-Tours nous a donc prêté son second jeu de maillots qui était JAUNE. C’était donc Joué-lès-Tours contre Joué-lès-Tours. Mais dans tout ce malheur nous avons quand même gagné le match et avec 2 essais sur en avant de passe puisque l’arbitre ne faisait pas la différence entre les jaunes et… les jaunes.

Pour le fou rire, c’était pendant la soirée « Valky rit sort » (un remix de « Lol qui rit sort« ). Une équipe avait sorti sa carte joker qui était une mise en scène d’un mariage qui dérive, mais personne ne devait rire, ce qui donnait des têtes à mourir de rire.

Portrait féminin – À la découverte d'Oanell Le Tallec, l'atout breton des Valkyries Normandie (Élite 2)
Le groupe vit bien chez les Valkyries.
Chez les Valkyries, qui est la comique de l’équipe ?
Charlotte Berthelot, la « CRAZY » personne que tout le monde rêve d’avoir dans son équipe.
La plus fêtarde ?
Manon Henault, infatigable du jeudi au dimanche.
La meilleure danseuse ?
Noémie Begorre ! Tellement bonne danseuse qu’elle s’est éclatée le front en plein spectacle.
La plus grosse mangeuse ?
Manon Henault aussi ! Il lui faut bien du carburant pour tenir du jeudi au dimanche. Mais attention Margot Cousin est une grande concurrente, ne lui parlez pas de poulet vermicelles.
La plus râleuse ?
Ella Delamare ! Parce que l’entraînement devait finir à 21h et que c’est pas juste de faire du rab de physique.
La plus ponctuelle ?
C’est moi ! Je ne suis pas spécialement en avance, mais ce sont les autres qui sont en retard.
Celle qui ne l’est jamais ?
Rachel Hickson ! Elle a oublié qu’on était sur le fuseau horaire de Paris et non d’Ottawa.
Celle que tu préfères avoir dans ton équipe plutôt qu’en face ?
Alors là, j’en ai plein : Annaëlle Souillard et Lison Joubert, rien qu’à l’entrainement j’ai la trouille. Aimée Barthélemy car tu ne sais jamais quel coup elle va faire, soit une percée, soit un coup de pied par dessus ou bien les deux en même temps suivi d’un essai.
La meilleure joueuse de l’équipe ?
La meilleure joueuse de l’équipe c’est Inès Marques, juste parce qu’elle est à la retraite.
Et enfin, la meilleure plaqueuse ?
C’est Clémence Deu, on la voit jamais arriver mais elle frappe fort.
Portrait féminin – À la découverte d'Oanell Le Tallec, l'atout breton des Valkyries Normandie (Élite 2)
Championnes de France d’Élite 2 en 2022 (mais non promues), les Valkyries sont bien ancrées en deuxième division depuis la création du club (en 2021). (@photo club)
Laisser un commentaire

Rejoignez la communauté Rugby Amateur

Créez votre compte gratuit pour suivre vos clubs, recevoir des alertes et accéder à du contenu exclusif.