Portrait féminin – À la découverte de Maëva Beaurain, pur produit de la formation du Stade Rennais (Elite 2)
Coup de projecteur sur le rugby féminin à travers une série de portraits de joueuses seniors. Pour ce quatrième épisode, nous prenons la direction de la capitale bretonne, au sein du Stade Rennais (Elite 2), à la découverte de Maëva Beaurain. La native de Nouvelle-Calédonie, qui a grandi en Bretagne, nous a retracé son parcours rugbystique, du Finistère à l’Ille-et-Vilaine, puis évoqué la saison en cours de son équipe, mais aussi livré son avis sur l’évolution du rugby féminin. Enfin, la jeune talonneuse s’est également prêtée au jeu de l’interview décalée… (Par Loulou / Photos Stade Rennais et Jérôme Pages)


Fiche d’identité :
Comment ta passion pour le ballon ovale a-t-elle commencé ?
J’ai commencé à l’âge de 9 ans grâce à mon grand frère. Après avoir assisté à plusieurs de ses tournois : j’hésitais entre m’inscrire au rugby ou faire du hand, puis j’ai décidé de me lancer grâce à un entraîneur d’une autre équipe qui m’a dit : “Qu’est-ce que tu attends pour essayer, tu vas rater quelque chose !” Depuis, je n’ai jamais arrêté.
Peux-tu retracer ton parcours rugbystique ?
J’ai donc commencé à Plabennec dans le Finistère, puis à 15 ans j’ai intégré le Pôle espoir de Rennes. J’ai eu également la chance de pouvoir faire une sélection en équipe de France U18 en 2023. Aujourd’hui, j’entame ma 6ᵉ année au sein du Stade Rennais Rugby.
Comment juges-tu la saison en cours de ton équipe ? Et quelles sont vos ambitions ?
Cette année, on a pour objectif de reconstruire notre collectif et de prendre du plaisir à jouer après une saison compliquée. On a aussi cette ambition de tout donner pour remonter en Élite 1.


Que penses-tu de l’évolution du rugby féminin ces dernières années ?
Le rugby féminin est en évolution, on voit de plus en plus de filles jouer au rugby. Il y a de plus en plus de visibilité grâce aux matchs diffusés sur Canal +. Il y a du positif, mais il y a encore beaucoup de progrès à faire sur le développement des clubs d’élite, car tous n’ont pas accès aux mêmes infrastructures, ni aux mêmes aménagements possibles pour les filles qui travaillent à côté ou qui sont étudiantes. Mais je suis certaine que c’est en progrès même si ça prend du temps.
L’interview décalée
Côté terrain et vestiaire du Stade Rennais (Elite 2)
Ton rituel d’avant match ?
J’aime bien avoir ma petite routine : quand j’arrive dans le vestiaire, je vais préparer mes affaires, sortir mes crampons, etc. Ensuite j’aime bien faire un tour sur le terrain, puis avoir mon petit moment où je vais lancer avant l’échauffement collectif.
Quel est ton plus beau souvenir sur le terrain ?
L’un de mes plus beaux souvenirs sur le terrain, c’est les phases finales en dernière année de U18, avec des rencontres et des moments inoubliables passés avec les filles. C’était des gros matchs très serrés avec beaucoup d’émotions.


À Rennes, qui est la comique de l’équipe ?
Yaële, son surnom c’est « show time ».
La plus fêtarde ?
Anaïs, pour ne pas dire moi.
La plus grosse mangeuse ?
Maëlig, elle a quasiment tout le temps sa petite collation.
La plus râleuse ?
Maurine, je pense que si on l’entend pas râler une seule fois, c’est qu’elle est malade.
La plus ponctuelle ?
Xane.
Celle qui ne l’est jamais ?
Marilou, toujours en retard même si c’est de mieux en mieux.
Celle que tu préfères avoir dans ton équipe plutôt qu’en face ?
Julieta.
Et enfin, la meilleure plaqueuse ?
Lola.














