Portrait féminin – À la découverte de Cindy Chassagnieux, la tour de contrôle des Coyotes 94 (Fédérale 1)
Coup de projecteur sur le rugby féminin à travers une série de portraits de joueuses seniors. Pour ce cinquième épisode, direction le Val-de-Marne, dans les coulisses des Coyotes 94 (Fédérale 1), à la découverte de Cindy Chassagnieux. Originaire de la région stéphanoise, la grande deuxième ligne fait depuis quatre saisons le bonheur de sa nouvelle « meute », sur et en dehors du terrain. La Francilienne nous a retracé ses premiers pas sur un terrain, évoqué la saison en cours de son équipe, mais aussi livré son avis sur l’évolution du rugby féminin. Enfin, la tour de contrôle des Coyotes 94 s’est prêtée au jeu de l’interview décalée, en évoquant sans tabou des anecdotes insolites… (Par Loulou / Photos Charles.M).

Fiche d’identité :
J’ai commencé le rugby grâce à la fac, en L2 STAPS de Saint-Étienne. L’enseignant nous a proposé de venir essayer en club et c’est ainsi que tout a commencé, avec les Jarjilles. J’ai donc commencé le rugby en 2018, tout en gardant mon ancien sport (le foot, que j’ai abandonné au profit du rugby, petit à petit).
Nous réalisons actuellement une bonne saison, même si certains matchs peuvent être en dessous des exigences qu’on se fixe. Nous visons la première place de notre championnat afin de disputer les phases finales dans les meilleures conditions possibles. L’ambition étant de décrocher le bouclier de Fédérale 1 cette année, pour se laisser l’opportunité de monter en Élite 2.

Il y a une évolution indiscutable sur la représentation du rugby féminin, qui prend doucement de l’ampleur médiatique également. Il y a encore tellement à faire pour le développer. Selon moi, la pratique du rugby à l’école jusqu’à la fac peut inciter davantage les filles à commencer ce sport.

L’interview décalée
Côté terrain et vestiaire des Coyotes 94
Ton rituel d’avant match ?
Mon rituel consiste à me faire deux tresses la veille, à ne pas oublier de me placer à côté de Mathilde et Chloé dans les vestiaires et enfin à me strapper les deux chevilles et à poser les cales pour les sauts en touche.
En ce qui concerne le terrain, il s’agit des phases finales en général, les émotions sont décuplées et l’intensité également. Hors terrain, je dirais les troisièmes mi-temps en général aussi, qui sont toutes inédites et que je ne rate jamais trop…
Pour l’anecdote, c’était lors d’un retour en train de Dax, il y a deux ans. Après le match, nous sommes rentrés jusqu’à Paris, et nous avons au fur et à mesure du trajet transformé le wagon-bar en une feria, grâce à une fanfare rencontrée sur place et au croisement avec une équipe masculine de la région. Ainsi, sous les couleurs rouge et blanche, une trompette, et des bons vivants, nous avons festoyé sur tout le retour (et plus encore). L’arrivée à Paris a dû se faire discrètement pour ne pas se faire remarquer sur le quai de la gare.
Pour le fou rire mémorable, nous avons de la chance d’avoir un large panel d’humoristes chez nous, mais les trois qui se démarquent sont : Sophie, Vanwy et Alex. Désolé, pour les autres.


La palme d’or du retard revient bien évidemment à Sophie, grande maîtresse de cet art. Il doit y avoir un espace-temps à Tremblay.


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