Plages d’Orb – Olonzac (Régionale 1) : bagarres, agressions, match arrêté après 11mn, mais que s’est-il passé dans l’Hérault ?
Ce dimanche 16 novembre, dans la Poule 1 de Régionale 1 Occitanie, le match entre le Rugby Club Plages d’Orb et l’AS Olonzac Minervois a été stoppé par l’arbitre après seulement 11 petites minutes de jeu. En cause, deux violentes bagarres générales successives n’ont a priori pas donné d’autre choix aux officiels que de mettre un terme prématuré à cette partie. En plus de la Ligue Occitanie, la Fédération Française de Rugby a pris le dossier en mains pour statuer sur ce nouveau et regrettable cas de violence…


Plages d’Orb – Olonzac : des tensions en rentrant sur le terrain
Le stade Marcellin-Aïta de Sérignan, où évolue le Rugby Club Plages d’Orb, a donc été le théâtre de fâcheuses scènes de violence. Le climat de ce bout de « match » comptant pour la 7ème journée de Régionale 1 a d’ailleurs été jugé bien trop hostile par Quentin Le Coz, l’arbitre de champ. En accord avec le représentant fédéral sur place, cette rencontre a donc été écourtée par mesure de sécurité au bout de 11 minutes seulement.
Dès les premières actions, une première bagarre éclatait, obligeant l’homme au sifflet à sanctionner chaque équipe d’un carton rouge. Une mesure devenue aussi classique que logique, pour faire baisser la tension d’un cran ou deux. Mais l’effet escompté n’a pas eu lieu. Quelques instants plus tard, une échauffourée battait à nouveau son plein, causant un blessé grave dans les rangs visiteurs. Le capitaine d’Olonzac, Baptiste Pradal, fut, selon les dires de son entraineur Johan Fernandez pour L’Indépendant, victime d’une « agression ».
Tombé au sol inconscient, le joueur de l’ASOM aurait été pris de convulsions et devrait observer une ITT (Incapacité Totale de Travail) de 10 jours. Son club a d’ailleurs décidé de porter plainte pour défendre son joueur. Cette grave blessure n’a fait que relancer la partie de manivelle et deux nouveaux rouges, un de chaque côté, ont encore été distribués.
Évidemment, dans les deux camps, les versions des faits divergent. Côté Plages d’Orb, le président Pierre Espada indique que les visiteurs seraient à l’origine de la deuxième bagarre, tout en précisant, toujours selon l’Indépendant, « qu’il n’y a eu aucun souci autre que sur le terrain. Rien en tribune, rien aux abords, et que la sécurité de l’arbitre a été parfaitement assurée. »
Côté ASOM, l’entraineur Johan Fernandez remonte lui, bien avant même le coup d’envoi : « Les incidents ont commencé dès la sortie des joueurs dans le couloir. L’un d’eux nous a dit que le match ne se terminera pas, » puis évoque un « coup de genou volontaire dans la tête », avant de conclure par « nous sommes seulement responsables de nous être défendus. »
Sur leurs réseaux, le RC Plages d’Orb a indiqué que : « Le match de notre équipe 1 a été interrompu par l’arbitre dans un climat devenu hostile, décision que le club respecte et prend pleinement en compte. Nous n’accordons aucun crédit aux fantasmes ou interprétations circulant autour de cet épisode et laissons les instances compétentes statuer sereinement. »
Quoi qu’il en soit, Monsieur Le Coz, a décidé d’arrêter une rencontre sur le score de 0-0. Ce match est depuis placé « en instance » en attendant qu’il soit jugé en Commission de Discipline. Celle de la Ligue Occitanie, dont on sait la volonté de fermeté (depuis les graves incidents de ces derniers mois) exprimée par son président Joël Castany, et très probablement par celle de la FFR.
















