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Marseille Rugby Méditerranée : le retour désastreux de 200 caravanes sur les terrains du club

Les gens du voyage font souvent parler d’eux à l’arrivée des beaux jours. Leurs déplacements sur le territoire national occasionnent bien des tensions de par leurs « intrusions en force » sur des installations sportives, à défaut, selon eux, d’un manque d’aires d’accueil en France. Les terrains de rugby n’échappent pas à ces occupations illégales (Aytré en 2021, Bordeaux en 2023), qui souffrent la plupart du temps, de dégradations coûteuses, à bien des égards. A Marseille, un club le subit pour la deuxième fois en un mois…

Deux arrivées en moins d’un mois ! 

Début juin, une centaine de caravane de gens du voyage s’est en effet installée sans autorisation sur les installations sportives de Saint-Menet (11ème arrondissement de Marseille). Augustin Marie, président de Marseille Rugby Méditerranée ne pouvait que constater cette intrusion forcée avec dépit, qui compromettait la fin de saison et l’organisation de tournois pour l’école de rugby. Les gens du voyage qui déplorent un manque d’aires d’accueil dans la région, avaient assuré ne pas rester plus de 15 jours et surtout sans dégradation.

Marseille Rugby Méditerranée : le retour désastreux de 200 caravanes sur les terrains du club
Début juin, l’arrivée d’une centaine de caravanes… (©photo club)

Marseille Rugby Méditerranée : le retour désastreux de 200 caravanes sur les terrains du club

Trois semaines plus tard, les terrains d’entraînement, qui servent aussi à des rencontres du weekend, étaient finalement libérés le 21 juin. Des terrains marqués et inutilisables, à cause du passage continu et quotidien d’une centaine de véhicules, motos et quads. La ville de Marseille avait néanmoins déposer une plainte contre cette occupation illégale, mais sans réelle retombée. Le président marseillais avait bien tenté de dialoguer, en vain. Passée « la tristesse, la colère et le dégoût », des travaux de remise en état ont été effectués pour permettre aux 700 licenciés de pouvoir reprendre la saison dans les meilleures conditions.

Marseille Rugby Méditerranée : le retour désastreux de 200 caravanes sur les terrains du club Marseille Rugby Méditerranée : le retour désastreux de 200 caravanes sur les terrains du club

« Ma liberté, c’est de jouer rugby. C’est de faire vivre des minots, ce n’est pas de supporter le mode de vie des uns et des autres… »

Or, ce weekend, ce sont plus de 200 caravanes qui sont arrivées pour occuper à nouveau le stade du Mouton. Une deuxième « invasion » en moins d’un mois sur les pelouses du club marseillais. Les dirigeants accusent le coup, en même temps que l’inaction des autorités. Un dialogue plus proche d’un bras de fer avec la communauté évangélique a bien eu lieu, en présence des forces de l’ordre.

Des échanges « musclés » qui poussent le président du club à sortir de sa réserve dans la presse locale : « Ce n’est pas le même groupe qu’en juin, mais ce sont les mêmes conséquences. Je suis très en colère et un peu écœuré. J’ai peur que ça ait un impact sur plus long terme pour le club. Et puis si on ne fait rien, on légalise une aire de grand passage. Personne n’agit…la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, paraît-il. Donc moi, ma liberté, c’est de jouer rugby. C’est de faire vivre des minots, ce n’est pas de supporter le mode de vie des uns et des autres« 

Le club, qui voit donc deux de ses trois terrains occupés, a communiqué sans filtre, ce lundi 7 juillet : « Marseille Rugby Méditerranée et ses 689 licenciés n’a pas pour vocation de devenir une aire d’accueil. Les terrains de rugby sont fait pour faire du rugby. Est-ce normal que des bénévoles soient présent de 11h à 22h pour s’opposer à cette occupation ?! Est ce normal que dans un premier temps les autorités nous aient demandés de lâcher le combat « pour éviter le conflit » ? Accompagnés des forces de l’ordre (que l’on remercie sincèrement de leur soutien), il était inconcevable pour nous de céder ce terrain déjà bien abîmé, il faut en arriver là pour être entendu. C’est HONTEUX ! »

Eric Lanau (président Bordeaux Etudiants Club) : « Ecœuré de voir notre club house et notre terrain saccagés »

Terrain miné : un président exaspéré, « Aytré » en colère

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