Ligue Occitanie : “Des compétitions innovantes et lisibles de tous”

2

Etre en conformité avec la loi est une chose, créer une Ligue avec toutes les contraintes qui vont avec, en est une autre. Mercredi soir, à la Maison du Rugby, étaient présents tous les présidents des Comités Territoriaux pour signer l’acte de création de la Ligue de Rugby Occitanie. Une fois signés ces documents de fusion-absorption, l’heure était venue de présenter quels en seront les contours et le fonctionnement. 2018-2019 sera une saison de transition, la suivante donnera le ton de ce qui sera adopté durablement. Le chantier est grand, mais les travaux avancent bien. Explications…

IMG_7572
Pierre Cros, Président de Midi-Pyrénées, René Bès, Président du Languedoc, Paul Fossat, Président du Pays Catalan, Georges Barrère, représentant le Comité Armagnac-Bigorre et Alain Cadéac, représentant le Comité de Provence (Le Président du Limousin était excusé) ont signé conjointement l’acte de création de la Ligue Occitanie de Rugby.

La Ligue Occitanie, de par sa vaste étendue, va rapprocher les décideurs en région par des outils de communication adaptés (visio conférences, utilisation de Skype entreprise, etc…). La modernité va toucher aussi les feuilles de matchs qui devraient être numérisées et donc, transmises instantanément, ce qui en facilitera le traitement.

Alain Doucet, en bon maître de cérémonie, ouvrait ensuite les discussions au sujet des épreuves. Un sujet qui concerne l’ensemble des clubs occitans. Il a d’abord rappelé avec fermeté “qu’aucun club dans la région Occitanie n’aura de dérogation pour jouer dans une autre région, sous prétexte d’une plus grande proximité, comme la Nouvelle Aquitaine par exemple”. Il rappelait aussi l’important d’avoir “une compétition innovante et lisible à la fois.”

Les Epreuves 

Un dossier important pour lequel une attention toute particulière est portée. Au point de présenter trois projets de compétitions différents, qui seront soumis aux clubs et à un vote définitif lors de l’Assemblée Générale du 17 juin prochain prévue à Gruissan.

Honneur – La tendance (et la préférence ?) est de réunir avec une logique géographique entre 45 et 50 clubs en Honneur, pour former 5 poules de 10 (voire de 9 en fonction des équipes présentes). Il faudra également tenir compte des descentes de fédérale 3 pour une saison transitoire, où il faudra également déterminer combien d’équipes monteront et descendront.

Car à la fin de la saison 2018-2019, il faudra harmoniser les championnats. Et il a été évoqué que le niveau honneur pourrait (devrait ?) passer à 40 clubs seulement. Cette élite régionale (véritable fédérale 4 ) engendrerait par effet mécanique des descentes supplémentaires, et en cascade jusqu’en 4ème série. dans l’assistance, certaines voix se sont élevées pour rappeler que le “brassage” effectué pour la fédérale 3, avait provoqué des descentes imprévues de certains clubs qui ne s’en étaient jamais remis.

Alain Doucet a rappelé un point important : les clubs qui auront acquis une montée sportive pourront exceptionnellement pendant cette année de transition, la refuser, sans être sanctionnés.

Promotion Honneur – Moins d’équipes, mais l’idée directrice est la même, avec 40 équipes réparties en 4 poules de 10.

1ère et 2ème série – La tendance est à 4 poules de 8 à 10 équipes, avec une attention particulière pour respecter les distances entre des clubs qui ont moins de moyens pour assurer de longs déplacements.

3ème et 4ème série – 69 clubs sont répertoriés. La Ligue envisage donc une première phase de brassage, avec des poules de 5 ou 6 équipes, qui permettra de définir une hiérarchie, et dégager une “élite”. Afin de déterminer les clubs qui souhaitent jouer la montée ou pas. Si le brassage n’était pas retenu, le retour à des compétitions et des niveaux classiques serait retenu par défaut.

Trêve Hivernale

La question d’une trêve et de sa durée surtout (du 15 décembre à fin janvier ?), a trouvé place dans le débat de la soirée. L’Organisation d’un tournoi U26 par département, soit 12 sélections (Aveyron et Lozère ensemble), avec  4 poules de 3 équipes, suivies de demi-finales et d’une finale, voilà l’idée qui permettrait à cette compétition de bâtir une sélection Occitanie, capable d’aller disputer des matchs un peu partout en Europe.

Cette trêve permettra aussi de mettre à jour les calendriers avant la reprise. Une reprise qui ne se ferait que fin janvier. De fait, parlera-t-on encore de trêve, ou d’une période propice pour recharger les batteries puis refaire une préparation pour attaquer la fin de saison ?

Liée à cette trêve, le début des compétitions. Alain Doucet ne souhaite plus que les clubs Honneur démarrent le championnat avec les fédérales 2 et 3, même si une reprise mi-septembre semble tenir la corde. Les blocs de trois matchs suivis d’un week-end de repos ont la préférence des instances.

Les équipes Réserves

“C’est un gros chantier”, voilà comment ce sujet a été présenté. En effet, la question se pose différemment en fonction des territoires. A savoir qu’en Pays Catalan, il n’y a aucune réserve. A l’inverse, en Midi-Pyrénées, elles sont pléthores. Voici certainement un des dossiers épineux qu’il faudra gérer au mieux pour ne pas créer de déséquilibre dans les villages les plus reculés, comme dans les villes moyennes.

L’arbitrage, la formation, le rugby en milieu scolaire sont autant de sujets importants et sensibles que le président Doucet souhaite mettre au coeur de ses premières actions avec son équipe. Chacun est conscient de la tâche qui l’attend, d’autant plus en voyant le 1er juillet se rapprocher à grands pas. Mais, à l’inverse d’autres régions (comme Rhône Alpes Auvergne, ou l’Alsace Lorraine), la fusion entre Comités n’a posé aucun problème.

A Alain Doucet le mot de la fin : “Je suis satisfait de cette nouvelle étape de franchie. Tout le monde travaille énormément, je suis bien conscient de la tâche qui nous attend, mais je suis confiant. La discussion est ouverte, vous avez pu le constater, même s’il faudra bien trancher pour certains sujets, plus sensibles que d’autres. A nous de nous montrer cohérents, justes et déterminés, pour rendre notre Ligue, plus ouverte que jamais, avec des Comités départementaux plus forts aussi”.

IMG_7581
Les présidents des Comités Territoriaux, soutenus par les membres du bureau et représentants de quelques clubs, ont fait de ce 28 mars 2018, une date historique : celle de la fusion des Comités qui formeront la Ligue Occitanie le 1er juillet prochain (photo Rugbyamateur). Prochaine étape, afin de valider définitivement ce traité de fusion, les Comités Territoriaux devront soumettre cette décision au vote de leurs clubs respectifs, à l’occasion d’assemblées générales extraordinaires, qui devront être organisées avant le 30 juin 2018.

2 Commentaires

  1. aux dernières rumeurs l Ariege serait rattachée aux languedociens et catalans ,merci du cadeau !!!demandez aux andorrans pourquoi ils ont quitté ce comité !sans compter le kilométrage de l ariege côté hte garonne aux rives de la grande bleue 500 km aller et retour ,attention donc à la composition des poules!!!

  2. Quelle connerie de ne pas attribuer de dérogation pour changer de région. Pourquoi ne pas faire des championnats de proximité en série en tenant compte des kilometres et non pas des Ligues . Les clubs en limite des régions vont devoir se cogner des km vers Toulouse ou Montauban pour jouer le dimanche alors qu’en s’ouvrant vers les régions limitrophes on pourrait faire des oppositions sympas. Il en est de même pour les cadets et juniors. Je pense que quelques clubs vont se mettre en sommeil d’ici pas longtemps. C’est bien beau de payer les km aux clubs mais cela ne remplira pas les bus au moment de l’heure du RDV de départ pour aller jouer. On retrouve la même gestion que lors du Grand Sud il y a 10 ans avec des déplacements vers Carmaux, Brassac pour des clubs qui sont à la limite de la Nouvelle Aquitaine. En fédérale le Grand Sud à été supprimé et on le remet maintenant pour les clubs de série qui éprouvent les pires difficultés. Vous étess en train de tuer le rugby de clocher et je suis bien content de ne plus m’en occuper, je ne supporterait plus ce genre de décision autoritaire.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here