Itinéraire Bis – Brayan Campiño, Colombien de “Cali-té”

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Pour notre rubrique “Itinéraire Bis”, dans laquelle nous vous faisons découvrir des joueurs étrangers évoluant dans les divers championnats de Fédérale, nous nous sommes cette semaine intéressés à Brayan Campiño, le solide (1,80 m, 94 kg) et polyvalent centre/ ailier colombien, du SC Appaméen. Encore un parcours étonnant… (par Marco Matabiau).

Rugby Amateur : Brayan, Date et lieu de naissance ?

Brayan Campiño : Je suis né le 21 novembre 1993 à Panama City, au Panama. J’y suis resté trois ou quatre mois avant de repartir à Cali, en Colombie.

RA : Quand et comment as-tu débuté la pratique du rugby ?

BC : En 2010. J’avais 17 ans. Un copain du lycée m’a parlé de ce sport que je ne connaissais pas. Il faut dire qu’en Colombie, le sport roi, c’est le football. J’ai essayé et ça m’a plu. Il n’y avait pas d’équipe junior. J’ai donc intégré directement l’équipe sénior de ma ville, les Sultanes de Cali. Évidemment, on était loin d’avoir les structures dont les clubs disposent ici en France. On s’entraînait dans les parcs ou sur des terrains de football.

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Ballon bien calé sous le bras face à l’Uruguay en 2017 (Photo Fotogramax).

RA : Tes performances t’ont valu d’intégrer l’équipe nationale…

BC : Oui, c’est bien ça. Je compte actuellement une trentaine de sélections à XV et une soixantaine à VII avec les Tucanes (surnom de l’équipe de Colombie). En 2013, lors des World Games qui se déroulaient justement à Cali, Carlos Chateau, joueur franco-colombien qui a notamment évolué à Montauban, Castanet et Mirande, est venu jouer avec la sélection. Nous avons sympathisé et il m’a invité à venir en France. Je suis donc venu une première fois en mai 2014 pour connaître un peu le pays. Je suis reparti chez moi, puis revenu à Mirande, invité par le président Alain Laterrade. J’y suis resté deux mois car je pouvais m’entraîner, mais pas jouer.

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Avec son ami Carlos Chateau lors des Jeux d’Amérique Centrale et des Caraïbes en 2014 (Photo Perso).

RA : Au final, quand as-tu réellement commencé à jouer en France ?

BC : En octobre 2017. J’avais été recontacté, notamment par Henry Broncan, le manager de l’Entente Astarac Bigorre. J’ai envoyé une vidéo. Ils ont donné leur accord et j’ai donc signé à l’EAB. J’ai joué deux saisons en Fédérale 2. Au cours de la première on est passés à un petit point de la qualification. Je me suis ensuite engagé avec le SC Appaméen la saison dernière. Un ancien de Mirande, Mathieu Gouze, m’a appelé et m’a encouragé à venir. La Fédérale 1 représentait un beau défi. J’ai beaucoup joué avec le groupe Espoirs mais j’ai tout de même effectué deux rencontres en équipe première, à Albi et à Blagnac.

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Brayan a effectué deux belles saisons à l’EAB sous la coupe du manager Henry Broncan (Photo Philippe Barthe).

RA : Revenons sur ton arrivée en France. Comment s’est-elle passée ?

BC : Très bien. J’ai été très bien accueilli par tous les gens de l’EAB, que ce soit le staff, les joueurs ou les bénévoles. Le souci, c’est que je ne parlais pas bien Français. A l’école, on parle Espagnol et on apprend l’Anglais. En plus de cela, mon ami Carlos avait quitté le club pour aller jouer à XIII, chez les Ours de Saint Gaudens. Après, par rapport au rugby en Colombie, c’est un autre univers. On a des structures, beaucoup de supporters. La ville entière suit l’équipe. Les gens t’arrêtent même dans la rue pour te parler.

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Brayan espère désormais s’imposer du côté de Pamiers (Photo Alain Dubiau).

RA: Pour terminer, hors rugby, que retiens-tu avant tout de ces premières années françaises ?

BC : Ce qui m’a frappé en arrivant, c’est la beauté et la diversité des paysages, notamment dans la campagne gersoise. Et bien entendu la nourriture. En arrivant dans le Gers, j’ai découvert le canard. On n’en mange pas en Colombie. Et le canard sous toutes ses formes: foie gras, magret. Difficile de résister (rires). 

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