Insolite : l’US Valréas en a encore sous le capot… de l’Acadiane
Traction avant, suspension souple, moteur deux cylindres sous son capot d’acier, refroidi par l’air ambiant, un 0 à 100 en un… temps certain, grâce à ses quatre rapports, et une vitesse de pointe allant jusqu’à 70km/h. Oui, la 2CV a marqué son temps. Tout comme la deudeuche Citroën version camionnette, dérivée de la Dyane, appelée Acadiane. Ce véhicule utilitaire a fait le bonheur de la Poste des années 70 à la fin des années 80. Dans le Vaucluse, un modèle est toujours en circulation. Une Acadiane blanche, dont l’heureux propriétaire n’est autre que Bernard, dit « Mon Ber' » pour les intimes, vice-président et secrétaire de l’US Valréas…


Dimanche dernier, après sa victoire en 32ème de finale du championnat de France de Régionale 1, sur Saint-Genis-Laval, l’USV avait rendez-vous à son QG : le KZ’1. Juste avant de rejoindre le bar-café préféré des Rouge et Noir, il a fallu vider le bus des gourdes, de la pharmacie, des maillots et des autres incontournables d’un déplacement rugbystique, et transférer le tout dans l’Acadiane 1978 prête à ramener le tout au club house.
Une fois bien chargé, l’utilitaire Citroën, montrait malheureusement de sérieux signes de fatigue au niveau de son pneu avant droit. Pas une question de poids, puisque sa charge utile monte jusqu’à près de 500kg. Mais une crevaison lente sûrement provoquée par un clou tordu. Il était alors temps d’aviser…


Les joueurs se sont alors mués en véritable équipe de Formule 1, prêts à un changement de pneu record dans les stands. Pas de cric pour soulever l’engin, pas de pistolet pour dévisser les boulons, tout a été fait maison. La roue de secours, qui n’a jamais aussi bien portée son nom, a été changée avec une grande maîtrise, même si les joueurs étaient bien crevés, eux aussi.
Le 16ème de finale contre le Rhône Sportif, ce dimanche, devrait permettre de transporter le matériel vauclusien à bon port. Et pourquoi pas vers un tour de plus. Dans l’enclave des Papes, et donc des sous-papes, les Valréassiens vivent vraiment une Good Year, et sont prêts à rouler des mécaniques, sans se prendre pour des « crics »…


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