Grisolles : le cabanon de l’école de rugby saccagé…encore
En mars dernier, le club de Grisolles (82) investit dans un algeco pour y entreposer le matériel des jeunes du club. Le problème est que ce cabanon pour enfants, a été depuis, fracturé à six reprises. Une dernière « intrusion » très récente a poussé Vincent Rodriguez, le président des jeunes du club, à crier fort et publiquement sa colère…
Après trois effractions, deux cambriolages et une destruction des locaux, Vincent Rodriguez, au nom de tout le bureau du club ne cache plus son exaspération et son dégoût profond : « Cette fois ci, ils ont tout cassé. Tout a été saccagé, les barreaux arrachés, les isolants détruits, les étagères tordues, les portiques arrachés. Bref tout a été fait pour détruire, dégrader, souiller notre bâtiment ayant pour conséquence de déshonorer notre école de rugby. Il n’ y a aucune richesse dans ce cabanon, que du matériel pour des enfants ! ».
En attendant, cet algeco sert de « squat » quotidien à des personnes visiblement sans scrupule, dont les valeurs de la vie associative et communautaire semblent leur passer bien loin au dessus de leurs têtes. Alors quelle solution ? « Nous sommes en relation étroite avec la mairie pour trouver une solution de sécurisation appropriée, afin de pouvoir continuer à s’en servir pour stocker notre matériel en toute quiétude. Je les en remercie par ailleurs » confirme le président des jeunes, qui dans un texte adressé au club a tenu à rappeler le point suivant : « Afin de préserver nos enfants, nous faisons le maximum pour nettoyer et ranger les morceaux de bouteilles d’alcool cassées, les détritus stockés, non sans dégoût. Nous sommes arrivés maintenant à un point de saturation qui fait que nous sommes en pleine réflexion sur notre avenir. Nous espérons de tout cœur que cette fin d’année nous redonnera l’envie de continuer, et que nous arriverons, en corrélation avec les services techniques, à enfin sécuriser cet outil indispensable pour notre fonctionnement ».
Vincent Rodriguez en appelle au bon sens civique, mais aussi à la vigilance, car conscient qu’il ne peut garantir la sécurité journalière des installations, et qu’une mauvaise rencontre est possible, qu’elle soit humaine, ou par l’entre fait de déchets, de morceaux de verres voire plus. Il rajoute :« Malgré la bienveillance de tous, service technique, personnel mairie, memebres de l’école de rugby, nous ne pouvons garantir une sécurité journalière sur nos stades ».
A la dégradation des locaux, s’ajoute celle, sportive, des séniors, pas au mieux non plus, entre descente sportive et deux forfaits déjà en championnat, dont un lors de la dernière journée de championnat. Mais l’abnégation des dirigeants et ce village méritent certainement mieux que cette situation. Gageons que ce coup de projecteur permettra sans doute de rameuter les troupes et aider à redresser la barre…