Foix – Revel (Régionale 1) : match interrompu pour menaces de mort ? L’arbitre rétablit la vérité
Dans la poule 2 Occitanie de Régionale 1, le duel de ce dimanche 23 novembre entre l’US Fuxéenne et le RC Revélois a beaucoup fait parler. Non pas pour les exploits sportifs des locaux, vainqueurs 39 à 23, mais pour une courte interruption de la rencontre par l’arbitre Louis Garcin, victime de menaces de mort émanant du public. Ces propos, inacceptables et condamnables, restent un cas isolé au cours d’une partie qui s’est déroulée sans accroc, contrairement à ce qui a pu être écrit sur la toile. Le jeune officiel n’a en effet, pas porté plainte et tenait à rétablir la vérité…


Foix – Revel : une affaire qui a pris « des proportions démesurées »
Les Fuxéens se sont imposés dans leur stade Jean-Noël Fondère face à Revel sur le score de 39 à 23 ce dimanche. Mais c’est un acte regrettable venant des tribunes qui fait aujourd’hui parler de ce duel occitan de Régionale 1. La rencontre à peine terminée, les gros titres fusaient déjà sur le web : « Match interrompu pour menaces de mort envers l’arbitre. » L’affaire s’amplifiait sur les réseaux sociaux et prenait « des proportions démesurées » selon l’arbitre Louis Garcin lui-même, qui a souhaité rétablir la vérité dans nos colonnes.
À 25 ans, l’officiel n’en reste pas moins expérimenté, puisqu’il débute sa onzième saison d’arbitrage. Ce dernier n’atténue pas la gravité des faits, loin de là, mais cherche à dédramatiser quant à l’atmosphère générale de cette partie, tout en insistant sur le climat calme qui régnait en tribune si l’on écarte, bien évidemment, ce regrettable cas isolé, inacceptable. Louis Garcin retrace en détails ce fâcheux épisode :
« Le match n’a pas été houleux comme on le raconte. Voici ce qu’il s’est passé : à l’heure de jeu, tout se passait bien, sur et en dehors du terrain. Je siffle une pénalité contre Revel pour un placage simultané et je mets un carton blanc au numéro 14. Foix décide de prendre la pénalité au pied et passe les trois points. On se replace donc tous au centre du terrain pour le renvoi quand le représentant fédéral fait sonner ma montre pour m’avertir qu’il y a des changements. C’est à ce moment que j’entends un ou des supporters dans mon dos dire : « L’arbitre, on va te crever. »
« Je n’ai fait que mettre en place le protocole commun »
Louis Garcin garde son calme et suit alors le règlement à la lettre lorsqu’un cas de menaces envers un officiel intervient. « J’ai dû arrêter le temps pour me rendre au bord du terrain afin d’avertir le représentant fédéral. Je n’ai fait que mettre en place le protocole commun, car c’est un motif d’arrêt définitif de match.
Le président de Foix était également à côté, j’ai pu lui dire qu’il fallait faire le nécessaire pour que les insultes cessent en tribune, car si elles reprenaient, je devrais stopper la partie. Le temps qu’ils envoient des personnes de la sécurité de l’autre côté, l’interruption n’a duré en tout que trois petites minutes. La partie a repris sans souci et je n’ai plus rien entendu jusqu’à la fin. »
Une situation parfaitement gérée par les responsables de la sécurité donc, et le jeune arbitre, qui précise : « On a malheureusement l’habitude d’entendre et recevoir des insultes, les « arbitre enculé », sont courants, j’ai dû l’entendre des dizaines de fois. Là, on était passé un cran au-dessus, c’est allé trop loin et c’est inadmissible. Mais je ne voulais pas arrêter le match pour une phrase, surtout que ça se passait super bien. Les joueurs étaient contents de l’arbitrage, j’ai été supervisé ce jour-là, ça s’est très bien passé. »
Louis Garcin a décidé de ne pas porter de plainte, « de toute façon, le ou les supporters en question n’ont pu être identifié ». Il n’a rien mentionné dans son rapport d’après-match non plus. Un choix parfaitement assumé : « Je ne voulais pas me rabaisser à ça. » Autant dire que ce « On va te crever » bien géré sur place, a surpris le principal concerné en découvrant que certains médias en avaient fait une toute autre histoire quelques heures plus tard, sans avoir pris la peine de se renseigner au préalable. Manifestement, il n’y a pas que dans les tribunes que les limites sont franchies.















