FFR : qu’est-ce que « l’atteinte à l’intérêt supérieur du rugby » ?
La FFR (Fédération française de rugby) durcit le ton après l’agression sur Noha Loubety, en adaptant son règlement aux dérives actuelles. Ainsi, « l’atteinte à l’intérêt supérieur du rugby » concerne toute infraction impliquant un licencié ou une association qui ternit l’image du sport, sur le terrain ou en dehors. Nuire à l’intérêt collectif du rugby, c’est s’exposer à une ou plusieurs sanctions. Logique pensez-vous, oui évidemment, mais qu’il semble nécessaire de rappeler pour certains…


Tout acte nuisible à la FFR est sanctionnable
« L’ atteinte à l’intérêt supérieur du rugby » vise tous les comportements qui ternissent l’image de notre sport. Bizutages, propos obscènes, actes racistes ou discriminatoires ou encore consommation excessive d’alcool ou de drogues : dès que l’attitude d’un licencié porte préjudice à l’institution, l’infraction est caractérisée. Le respect du devoir de réserve est également central : critiquer violemment la Fédération ou ses membres peut mener devant la commission. »
Périmètre de la faute : des vestiaires aux réseaux sociaux, le cadre s’élargit
L’infraction couvre le terrain, ses abords, mais aussi la sphère numérique. À l’heure de l’instantanéité, une insulte sur les réseaux sociaux ou une vidéo de bizutage diffusée en ligne constitue une faute disciplinaire majeure. La FFR et les Ligues peuvent se saisir de tout comportement déviant dès qu’elles en ont connaissance. « Ce qui se passe en troisième mi-temps reste en troisième mi-temps ». Ce temps est révolu et bien heureusement.
Les clubs responsables des dérives en tribune
C’est un point de vigilance pour les présidents : l’association est juridiquement responsable du comportement de ses licenciés, mais aussi de celui de ses supporters. Si des propos discriminatoires ou des violences émanent de votre tribune, le club peut être poursuivi au même titre que l’auteur des faits. La responsabilité est collective.


Le coût du dérapage : des sanctions allant jusqu’à la radiation
Pour garantir l’éthique du jeu, les mesures disciplinaires sont fermes et dissuasives. En fonction de la gravité des faits, les sanctions peuvent aller d’une suspension temporaire à la radiation définitive du licencié ou de l’association. Sur le plan financier, l’addition peut être salée avec des amendes atteignant 30 000 euros.
Sensibiliser et signaler pour protéger son club
Le club ne doit pas subir, il doit agir. Pour éviter le carton rouge administratif, les dirigeants ont le devoir de sensibiliser et de former leurs adhérents. En cas d’incident, la coopération avec les instances est indispensable. Rappelons que chaque club dispose de son propre pouvoir disciplinaire pour recadrer les troupes en interne avant que l’affaire ne remonte aux instances fédérales.


Pour aller plus loin
Parallèlement, la FFR renforce son action en déployant notamment un plan de lutte contre les violences et les incivilités, visant à garantir un environnement sportif respectueux et sécurisé pour tous.
Pour en savoir plus : Plan de lutte contre les violences et les incivilités – Fédération Française de Rugby














