Fédérale 3 – destins croisés

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Fortunes diverses pour les clubs de notre région. Entre joie, déception, soulagement, retour sur un dimanche épique…

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Jean-Phi Bringué n’a pas encore raccoché les crampons, définitivement

Saint-Girons se devait l’emporter pour sauver sa place en fédérale 3. Castelnaudary devait en faire autant pour aller chercher la qualification. Pour ce dernier match de la saison au stade du Luc, il y avait la foule des grands jours. Des supporters fidèles, qui, après avoir connu le doublé historique l’an passé, assistaient à la fin d’une opération survie usante, partie sans doute avec un peu trop de retard. “Saint-Gi” a en effet connu un passage à vide préjudiciable, avec des défaites d’un rien, qui font un grand tout à l’arrivée. Celle de dimanche dernier ne fait pas exception à la règle. Avec leur courage et leur volonté, les Ariégeois ont tout donné mais ont dû s’incliner. Une défaite douce-amère puisque le Boulou et Pézénas s’étaient imposés par ailleurs et ne pouvaient donc pas être dépassés au classement. Il restera néanmoins de cette saison, une expérience engrangée par ce jeune groupe qui a dû assurer la transition après la glorieuse épopée de 2014, à la tête de laquelle Jean-Phi Bringué avait joué un rôle prépondérant. Il a déclaré : “Je tiens à féliciter les garçons qui se sont battus corps et âme pour leur club. Je suis sûr et certain que l’an prochain, le SGSC remontera en fédérale 3 avec beaucoup plus de maturité !”.  Le papa du pack vert et noir a, malgré les blessures et un corps meurtri, tenu à accompagner ce groupe, tout en disputant son dernier match à la maison : “Effectivement c était mon dernier match chez moi, stade Léopolod Gouiric, mais je vais faire j’espère quelques tours avec la réserve en championnat de France. Je tiens à préciser qu’à Saint-Girons c’est bien plus qu’un club, c’est une famille”. 

Pour Castelnaudary en revanche, c’était la joie des grands jours. Une victoire à Saint-Girons que les joueurs sont allés chercher avec les tripes, grâce notamment à l’ailier-Pilier Lala, qui a inscrit un doublé salvateur. Le coach Eric Mercadier ne cachait pas sa joie : “Quel bonheur de se qualifier lors de cette dernière journée, face à une telle adversité, une équipe qui a mis beaucoup de coeur à l’ouvrage devant son public tout acquis à sa cause. Je suis très fier de mes joueurs pour leur abnégation. ce n’était peut être pas un grand match de rugby, mais il restera comme un grand souvenir pour tous les supporters du club. Maintenant, on ne va pas se prendre la tête, se faire plaisir et essayer d’en donner pendant ces phases finales”.

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Le ROC immortalise un succès qui fera date pour les Chauriens

Des phases finales que Rieumes ne disputera finalement pas. Les bleu et blanc ont fait le boulot face à Quillan (victoire 27-18) mais cela n’a pas suffit pour rentrer dans les quatre premiers. Mais peut-on réellement parler de déception pour un promu ? Certainement pas, au contraire. Le parcours quasi sans faute de la première moitié de saison a soulevé quelques ambitions nouvelles que Stéphane Bohn, en bon coach expérimenté qu’il est, prenait soin d’apaiser, tant la tâche s’annonçait ardue pour assurer déjà le maintien. Nul doute que ce groupe aura les dents plus aiguisés l’an prochain, mais saluons ici leur performance collective, celle d’être resté invaincu à domicile, et ce , pour la deuxième année consécutive. Nul doute que depuis tout là haut, Valentin et Julien, deux jeunes de club bien trop tôt disparus auront apprécié, tout comme l’hommage qui leur a été rendu.

Nègrepelisse se souviendra aussi de cette saison, que l’on qualifiera de pénible, pour ne pas dire stressante. Ce dernier match à domicile résume à sa façon ce que fût la saison des diables rouges. Un match que Monflanquin n’ a pas usurpé, pourtant sans enjeu pour les Lot-et-Garonnais. Les coéquipiers de Benoît Balat, qui disputait son dernier match, ont dû puiser dans leurs réserves pour aller chercher ce succès obligatoire pour rester en fédérale 3. A 20-18 à dix minutes de la fin, la tension était à son apogée. Nicolas Beaudonnet la faisait un peu redescendre grâce à un pénalité transformée à cinq minutes du terme. 23-18, score finale et clap de fin sur une saison mouvementée, avec le départ de Stéphane Péchambert il y a un mois. Philippe Dussau, l’adjoint devenu coach principal, a vécu trois derniers matchs qu’il n’oubliera pas de sitôt.

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Benoît Balat porté en trimphe par ses coéquipiers (photo du béret rouge, Alain Monté)

Du côté de Grenade, Kiki Géraud aussi n’oubliera pas cette saison, mais pour d’autres raisons. Son groupe lui a donné beaucoup de satisfaction et une troisième place méritée. Les jaune et noir se qualifient dans une poule où le niveau des 6 premiers était très proche, et où il aura fallu batailler jusqu’au bout. la dernière défaite de deux point à Fumel (18-16) restera anecdotique comptablement, mais préparatoire à des phases finales qui en cas de victoire en 32ème, les remettra sur la route de Levézou Ségala. Coup de chapeau à cette équipe également qui termine première de poule en ayant dominé son sujet tout au long d’une saison maîtrisée.

 Le FCTT et Pamiers seront les deux équipes régionales de la poule 10 à disputer aussi les phases finales. Les deux équipes se rencontraient dimanche dernier pour savoir qui terminerait à la troisième place. La victoire d’un tout petit point des appaméens (20-19) a clôturé la saison et figé le classement. Place aux matchs couperets et à l’ambition aussi, pour deux écuries qui peuvent regarder plus loin que les 32ème.

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