Fédérale 2 : Un contrôle anti-dopage étonnant

0

 

La large victoire de Cahors dans le derby face à Figeac avait de quoi laisser perplexe. Mais juste d’un point de vue sportif évidemment. Les joueurs des deux camps ont eu cependant la grosse surprise de voir qu’un comité d’accueil spécial les attendait à leur retour aux vestiaires…

cahors
Jusqu’à preuve du contraire, dans le Lot comme ailleurs, tous les corps sont 100% naturels (photo club)

“Au début, on croyait à une blague, mais on a vite compris que c’était sérieux” Yannick Ricardo s’exprimait ainsi pour commenter ce contrôle anti-dopage surprenant. Et pour cause, quinze gendarmes, trois membres officiels de l’agence française de la lutte contre le dopage (AFLD), un pharmacien de l’agence régionale de santé (ARS), et le procureur de la République étaient présents aux abords des vestiaires des équipes de Cahors et de Figeac, en fermant l’accès à toute personne venue de l’extérieur. L’ouvreur cadurcien poursuivait : “Les personnes de l’AFLD ont fouillé nos sacs, ont tiré au sort six d’entre nous pour des prélèvements d’urine. Ca fait bizarre. On a même dit aux gendarmes qu’au vu des événements actuels, s’ils n’avaient pas autre chose à faire. Ils acquiesçaient presque, mais ils nous ont expliqué qu’ils avaient été réquisitionné le matin même, en respectant le silence absolu”.

Alors pourquoi un tel contrôle, digne d’un mois de juillet sur la caravane du Tour de France ? Il faut croire que le développement de la masse musculaire dans le rugby professionnel, identifié comme à risques, est donc sujet à des contrôles pour éviter les tricheries. Ce contrôle au niveau amateur a ce même but bien sûr, mais aussi de protéger la santé des joueurs, et d’avoir un discours préventif (!) tout en envoyant un message clair à toute personne qui serait tentée par des produits interdits. Une peine d’un an de prison plus 3 750€ d’amende est requis pour tout tricheur. Pour toute personne reconnue responsable ou acteur d’un trafic, les peines s’alourdissent : 5 ans de prison et 75 000€ d’amende.

De ce contrôle aussi inopiné que rare, précisons qu’il n’en est rien ressorti. D’autres opérations de ce type sont-elles à prévoir ? Nul ne le sait. Mais l’on peut imaginer que ce genre d’action ne se limitera pas à un niveau, ni à un seul match…

Pour en savoir plus sur la prévention dopage

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here