Fédérale 2 : première historique, Larressore la tête de l’eau chez Emak Hor
Le club basque d’Inthalatz Larressore, qui découvre cette saison la Fédérale 2, s’est offert ce dimanche son premier succès à l’extérieur, en l’emportant d’une courte tête sur le terrain boueux de son voisin d’Emak Hor (9-13). Ce succès historique (ajouté aux deux victoires à domicile) s’inscrit non seulement au feutre indélébile dans les archives des Vert et Blanc, mais permet en plus aux Perdiak de se relancer dans la course au maintien. Claude Fagouet, entraineur des avants et enfant du club, revient ici sur cette victoire libératrice, tout en évoquant la première partie d’exercice des siens : entre apprentissage douloureux, hécatombe de blessures et espoir ravivé… (Par Loulou / Photos @kokotx.argazkiak (Instagram) – @bruno Bereau (Facebook)

Première victoire historique à l’extérieur de l’Inthalatz Larressore en Fédérale 2
Ça y est, c’est officiel, les Larresoroars ont enfin vécu une scène de liesse loin de leur base cette saison… enfin à 15 kilomètres de leur domicile pour être précis. Ce probant succès est intervenu dans le jardin de leurs meilleurs amis d’Emak Hor, avec qui ils partagent une Entente chez les jeunes depuis plus de 30 ans. Un objectif de coché pour les Perdiak, qui satisfaisait Claude Fagouet, co-entraineur du groupe senior : « Après avoir validé la première victoire de l’histoire du club en Fédérale 2 (face à Navarrenx), on écrit une nouvelle ligne avec le premier succès à l’extérieur. C’est un soulagement, mais on s’est dit dans le vestiaire que désormais, la prochaine ligne à écrire était le maintien. »
Car malgré l’issue positive dans ce derby basque, l’Inthalatz reste toujours lanterne rouge de sa poule. Toutefois, les dernières sorties ont de quoi rendre le coach local optimiste : « On est sur la continuité de ce que l’on a produit avant la trêve, puisqu’on s’était imposé face à Aramits, un concurrent direct pour le maintien (35-27), avant d’enchainer avec un bonus défensif sur le terrain d’Hasparren (19-12). On est sur une bonne dynamique, avec quelques retours de blessures qui ont galvanisé les troupes. »


« Les gars avaient vraiment le sentiment de s’être enfin payés »
Ce regain d’énergie s’est donc confirmé à Arcangues, avec une victoire arrachée au terme d’un rude combat. « Les gars avaient vraiment le sentiment de s’être enfin payés par rapport au travail fourni, même si personnellement, je me suis rapidement tourné vers notre prochain match face à Boucau », tempère le technicien des habituels Vert et Blanc.
Ce dernier nous a retracé plus en détail le contexte de ce dimanche gagnant : « Toute la semaine, on pensait que le match allait être reporté. Il y a eu de la neige, de la pluie jusqu’à samedi, des conditions exécrables qui ont compliqué la préparation de ce derby. Le stade était fermé, on a même dû s’entrainer en salle. Malgré tout, le match a été maintenu, alors on a fait une mise en place dimanche matin sur leur terrain annexe afin de s’acclimater à cette pelouse boueuse.


Normalement, Arcangues est une équipe très joueuse, mais là, bizarrement, ils nous ont plutôt proposé du combat, avec un jeu très frontal dans l’axe qui nous correspond. Bien malheur leur en a pris, car ça nous a souri », se réjouit Claude Fagouet, qui, grâce à ce succès, voit son équipe revenir à hauteur de Boucau Tarnos au classement et à cinq points des premiers non relégables (à savoir Aramits et Navarrenx). Une situation presque inespérée en novembre dernier, lorsque les Perdiak étaient décrochés.


« On tourne à 60 joueurs, donc ça devient vite compliqué quand on empile les absents »
Il faut dire que les premiers pas des Larresoroars en Fédérale 2 n’ont pas vraiment été ceux escomptés. Promu au sein d’une poule 5 particulièrement relevée, l’Inthalatz n’a pas su se mettre au diapason de cette exigeante division. Un retard à l’allumage que nous explique le coach à la casquette : « Cela faisait quelques années que le club de Larressore tournait autour de la montée sans parvenir à toucher le Graal. Alors une fois que l’on a réussi à l’avoir, je pense que pour beaucoup, inconsciemment, ce fut comme un aboutissement. Derrière, la préparation estivale n’a pas été bonne et ça s’est vite ressenti lors de nos premiers matchs. »
Les Vert et Blanc ont en effet enchainé six défaites lors de leurs six premiers affrontements, malgré un match référence face au cador de Pont-Long (défaite 23-25 à domicile). « C’est après ce duel que l’on a vraiment pris la mesure de cette division », reprend l’entraineur local, avant d’ajouter : « Malheureusement deux semaines plus tard, face à Coarraze-Nay, on perd 11 gars sur blessure, dont de nombreux cadres, ce qui nous a obligé à bricoler jusqu’à aujourd’hui. On tourne à 60 joueurs au sein de l’effectif, donc ça devient vite compliqué quand on empile les absents. »


Mais vous l’avez désormais compris, la lumière au bout du tunnel a rejailli dans les rangs des Perdiak, qui viennent de marquer des points lors de leurs trois dernières rencontres. La prochaine, ce dimanche face à Boucau Tarnos (11ᵉ à égalité de points), s’annonce capitale dans cette lutte pour le maintien.
« On va aborder ce match comme les autres. Il faut faire en sorte que l’enjeu ne prenne pas le pas sur le jeu et que l’on continue à produire ce que l’on sait faire. On ne doit surtout pas se focaliser et se bloquer sur ce duel-là en particulier », conclut Claude Fagouet, déjà tourné vers cette confrontation directe depuis le coup de sifflet final libérateur à Arcangues. Car il le sait, au bout, l’histoire ne sera belle que si le maintien est validé…
En bonus, l’amour entre Emak Hor et l’Inthalatz Larressore résumé en deux photos…

















