Fédérale 1 : Rodez en fédérale 3, Graulhet repêché

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Le couperet était passé tout près l’an dernier, avec une descente en fédérale 2 évitée à la dernière minute, grâce à une victoire surprise à Rodez. Cette saison, les Graulhétois n’ont pu l’éviter, avec 16 défaites en 20 rencontres (pour 2 victoires et 2 nuls). Mais un nouveau rebondissement pourrait bien sauver les Tarnais, “grâce” à Rodez encore…

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Les prières rouges et noires ont-elles été entendues ? (photo Graulhet-Aubenas, sept. 2018 – Christophe Fabriès)

En grandes difficultés financières depuis quatre ans, Rodez semble cette fois condamner à la relégation. Jean-Paul Barriac, son président clamait haut et fort de faire “attention à l’implosion” (voir article du mois d’avril 2016). Après de nombreux recours pour étaler une dette financière lourde, il était parvenu à maintenir le SRA en fédérale 1, avec un groupe de joueurs solidaires derrière leur entraîneur Arnaud Vercruysse, et des partenaires fidèles.

Mais après un premier jugement du conseil supérieur de la DNACG, puis un second, le CNOSF a rendu le sien, indiquant que les arriérés aveyronnais étaient trop importants pour repartir en fédérale 1. Pire, Rodez est officiellement rétrogradé en fédérale 3, et cette décision n’est pas suspensive. Thierry Murie, vice président à la FFR en charge du rugby amateur nous explique : “Nous avons proposé au club un accompagnement financier afin qu’il puisse repartir au moins en fédérale 2, sur des bases saines. Le président Barriac n’a pas accepté, ce qui est dommage car le club aurait pu repartir à un niveau juste en dessous du sien, ce qui pouvait lui permettre de mieux rebondir. Ce refus se retourne contre lui aujourd’hui, car je rappelle qu’en fédérale 1 et 2, il est exigé de débuter une saison avec des fonds propres à zéro. Par conséquent, Rodez est rétrogradé en fédérale 3, sans possibilité de pouvoir monter tant que ses comptes ne seront pas équilibrés.”

Un véritable coup de massue pour le SRA donc, qui n’aurait qu’un dernier recours auprès du tribunal administratif, mais qui n’aurait que très peu de chances d’aboutir. En effet, les décisions du CNOSF sont très rarement infirmées.

Et pendant que l’épée de Damoclès tombait dans l’Aveyron, Graulhet recevait un mail de la FFR annonçant que, sous couvert d’un avis favorable de la DNACG et des dirigeants du club bien sûr, le SCG pouvait repartir en fédérale 1 en septembre prochain. Le club Tarnais a décidément son destin étroitement lié avec celui de l’Aveyron. Le malheur des uns…

Par ailleurs, les effets mécaniques des rétrogradations mais aussi des dépôts de bilan, comme celui de Strasbourg, provoquent des réactions en chaîne. Hagetmau, qui devait être relégué en fédérale 3, est finalement maintenu (ce que le club a accepté), tout comme le PUC.

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