Fédérale 1 : les demi-finales et les quatre promus en Nationale 2
Les quarts de finale de Fédérale 1, disputés en format aller-retour, ont livré leur verdict ce dimanche 25 mai. Les quatre équipes sorties vainqueurs de ces doubles confrontations ont non seulement intégré le dernier carré de la compétition, mais ont également assuré leur montée en Nationale 2. Présentation de ces promus, encore en course pour le titre de champion de France du plus haut niveau fédéral. (Par Loulou)

Union Drancy Saint-Denis
Longtemps rivaux, le Rugby Club de Drancy et le Saint-Denis Union Sports, qui évoluaient tous deux en Fédérale 1, ont décidé d’unir leurs forces à partir de la saison 2023-2024, en donnant naissance à l’Union Drancy Saint-Denis Rugby 93. Deux ans plus tard, l’Entente entre ces voisins du 93 a plus que porté ses fruits, puisqu’elle vient d’acter sa montée en Nationale 2. Premiers nationaux à l’issue de la phase qualificative (90 points, bilan de 17 victoires pour 5 défaites), les Franciliens ont rapidement eu l’étiquette de favori collée dans le dos.
Après avoir écarté les Girondins de Saint-Médard-en-Jalles en remportant les deux rencontres avec autorité en 8ᵉ (31-36, 27-20), la bande de Demba Kane (le demi de mêlée et capitaine) affrontait Bagnères-de-Bigorre en quart, pour jouer sa promotion à l’échelon supérieur. Battus de 15 points dans les Hautes-Pyrénées lors de la manche aller (37-22), les Séquano-Dionysiens ont su inverser la tendance dans leur stade Guy-Môquet de Drancy en fusion.
Menés de 3 points à la pause, l’Entente du 93 a dû puiser dans ses ressources pour infliger un cinglant et décisif 27-0 en deuxième mi-temps, gommant les 15 longueurs de retard pour se qualifier au tour suivant (34-10) et tamponner son historique promotion. Le terrain synthétique était envahi à l’issue de cette remontée remarquable et les héros locaux étaient acclamés, quand les Bagnérais étaient sonnés.
Le vestiaire multiculturel de l’Union Drancy Saint-Denis Rugby 93 continue donc de chanter à la gloire de son territoire, mais surtout, il poursuit son aventure en demi-finale du championnat de France de Fédérale 1, qu’il disputera face à L’Isle-Jourdain, le 8 juin prochain sur terrain neutre.


L’Isle-Jourdain
Qui aurait pu prédire un tel avenir à l‘US L’Isloise, au mois de novembre dernier, lorsque le club était englué dans le milieu de tableau de la poule 3 (8ᵉ) et qu’il venait de subir quatre défaites d’affilée ? Mis à part quelques doux rêveurs gersois, pas grand monde. Mais voilà, le déclic est arrivé durant l’hiver et les Sang et Or ont enclenché une superbe dynamique, en enchainant 13 matchs sans défaites (12 victoires et 1 nul). L’USL, pied au plancher, coiffait ensuite tous ses adversaires un par un, jusqu’à s’asseoir sur le trône de leader, pour ne plus jamais le lâcher.
C’est en surfant sur cette vague ultra positive que les Lislois ont entamé les phases finales face au Céret Sportif en 8ᵉ de finale. Un tour parfaitement maitrisé, débuté par une confortable victoire lors du match aller à l’extérieur (11-25), puis une confirmation à la maison (33-30), pour s’offrir un duel pour la montée face à Saint-Sulpice-sur-Lèze.


Et une fois de plus, la différence s’est faite lors du dernier quart temps, en deuxième période du match retour (égalité parfaite à cet instant : 17-15 à l’aller, 12-10 mi-temps). Dans un stade Fernand-Lapalu transformé en véritable chaudron, les Gersois ont fait basculer le bras de fer en leur faveur, et écrivaient une nouvelle page de leur histoire en direction de la Nationale 2, une division que le club n’a jamais connue jusqu’alors, trois ans après sa montée en Fédérale 1.


La Seyne-sur-Mer
À La Seyne-sur-Mer, le rouge et le bleu décorent les murs de la ville. Ces couleurs emblématiques du club varois font écho à celles du Stade Français Paris, chères à Victor Marquet, le créateur de l’Union Sportive Seynoise en 1902. Le jeune Francilien, qui prit la direction du soleil pour devenir chef d’atelier aux Forges et chantiers de la Méditerranée, monta le premier club de rugby de la Côte d’Azur. Dans sa folle aventure, l’homme embarqua marins, ouvriers, soldats de l’infanterie : voilà comment l’USS écrivait les premières lignes de son histoire…


123 ans plus tard, l’héritage est intact puisque la station balnéaire varoise vibre toujours avec passion pour le ballon ovale, comme en témoigne l’engouement populaire qui accompagna les joueurs seynois dans leur quête de montée en Nationale 2, face à Mazamet en barrage, puis Blagnac en 8ᵉ et enfin Gaillac ce dimanche en quart. À quelques encablures du littoral, les Tarnais ont vu les vagues rouges et bleues revenir inlassablement et leurs 7 points d’avance acquis à l’aller être engloutis dans les profondeurs de la Méditerranée.
Longtemps accrocheurs, les Gaillacois ont finalement plié au cours d’une deuxième période à sens unique (47-25). Dans un stade plein à craquer, l’USS offrait un moment d’euphorie et de légèreté à tout un peuple, une semaine après des scènes moins glorieuses qu’ont suscité l’accrochage à la fin du match aller, très (trop ?) largement relayé sur les réseaux. Sous le soleil varois, l’US Seynoise a rayonné, en portant haut les couleurs de sa ville et « Marquet » une nouvelle page de son histoire. Qu’il doit être fier, Victor.


Tyrosse
L’US Tyrosse retrouve la Nationale 2 ! Solide leader de la poule 4 à l’issue de la 22ᵉ et dernière journée de la saison régulière, le club landais, grand habitué des phases finales, se rapprochait alors avec appétit de son objectif promotion. En huitième de finale, pas de cadeaux pour Limoges, battu à l’aller comme au retour (19-25, 40-16) : la montée se jouerait donc face aux voisins de Peyrehorade, avec deux nouveaux derbys qui s’annonçaient électriques.


Mais lorsque le favori tyrossais l’emporta largement sur le terrain des Vert (6-37) lors du premier duel, on ne pouvait que se dire que c’était plié. Mais la magie des phases finales a opéré au retour et le nombreux public massé au stade de la Fougère, scindé entre supporters des deux camps, a finalement assisté à un véritable spectacle, avec un suspense inattendu provoqué par les visiteurs. Les Peyrehoradais, qui avaient 31 points à remonter, ont fait passer des sueurs froides dans les travées de l’enceinte voisine en revenant à une marque d’écart sur l’ensemble des deux confrontations peu après l’heure de jeu (20-45).
Dans un final asphyxiant, Tyrosse remettait un coup d’accélérateur pour distancer de nouveau son adversaire, devenu trop menaçant. Et comme un symbole, c’est la botte d’Iban Laclau, le jeune ouvreur formé au club, qui permettait à l’UST de reprendre le large. Futur joueur de Mont-de-Marsan en Pro D2 la saison prochaine, le gamin de Tyrosse bouclait en beauté son passage sous ses couleurs de cœur à la Fougère (premier maillot à 5 ans) avec une montée validée au bout du suspense.
La transition est toute faite pour évoquer la formation tyrossaise, toujours très performante, comme en témoigne le parcours des Espoirs fédéraux, qui disputeront ce dimanche le bouclier face à Issoire. Une troisième finale en quatre qui en dit long sur le réservoir du club…


Le calendrier et lieux des demi-finales :


Les rencontres du dernier carré se disputeront sur terrain neutre, le dimanche 8 juin, après un week-end de repos bien mérité. La grande finale s’enchainera quant à elle le dimanche 15 juin.
- La Seyne-sur-Mer – Tyrosse, à Céret (66)
- Drancy Saint-Denis 93 – L’Isle-Jourdain, à Guéret (23)


Le tableau final complet :


Un commentaire
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Ancien président de l’USS je serai son fervent supporter
On n’a montré notre jeu et non le contraire que l’on nous oppose souvent. Mais l’ignorant parle et le sage réfléchit
Alors amis de la Seyne tous ensemble à Ceret
Que le meilleur gagne
Je n’oublierai pas cependant la victoire de L’US Tyrosse sur nos espoirs l’an dernier qui après avoir « gagné « sur le tapis vert en faveur d’une réglementation stupide pour les espoirs ont perdu contre Dijon que nos espoirs avaient largement battu
Bref ce n’est que des histoires
La vérité sera Dimanche
Amitié à Tyrosse qui mérité largement sa place du égard sa très belle saisonnalité