Lourdes (Fédérale 1) : « putsch », crise interne et victoire capitale pour le maintien à la 80e, la semaine folle du FCL
Le FC Lourdes, bastion du rugby français, traverse une zone de turbulence considérable. En l’espace de quelques jours, le club haut-pyrénéen serait passé d’une crise interne brutale aux allures de putsch à une victoire héroïque arrachée dans les arrêts de jeu à Cahors ce dimanche (29-31). Ce grand écart entre des joueurs réclamant la tête de leur staff et une solidarité de tous les instants une fois le coup d’envoi sifflé place aujourd’hui le FCL dans une situation paradoxale : le maintien semble désormais à portée de main, mais l’équilibre en interne demeure brûlant. Récit d’une semaine de tous les extrêmes au pied des Pyrénées, mais au bord du précipice… (Photos GR VIN – RugbyAmateur)


La folle semaine du FCL : de la révolte des vestiaires au triomphe à Cahors
Mais que se passe-t-il cette saison dans les travées du stade Antoine-Béguère, arène du FC Lourdais ? Pour bien comprendre le contexte actuel, il faut remonter à l’intersaison dernière, au début de la valse des entraîneurs. Après les départs de Christophe Dulong et Bastien Masseboeuf, le club avait misé sur un nouveau tandem constitué par Julien Laharrague et Stéphane Tisné. Mais cette collaboration a tourné court : après seulement trois mois, Tisné a été remercié, faisant les frais d’un début de saison catastrophique (7 défaites et un nul).
Aujourd’hui, c’est le duo formé par… Laharrague, toujours en place, et Jean-Guy Pichoustra qui serait sur la sellette, visé par une tentative de « putsch » de la part des joueurs cadres. Malgré cette instabilité permanente, le président Bruno Horta refuse de céder, dénonçant selon la Dépêche du Midi le comportement de certains joueurs qui privilégieraient leur statut de « locaux » à la performance pure. Sans entrer dans les vestiaires du FCL, on devine que le mariage entre acteurs et entraîneurs ne fait toujours pas bon ménage.


Vainqueur sur le gong à Cahors, Lourdes miraculé sur le terrain
Le plus surprenant au cœur de cette crise reste le contraste saisissant avec les récentes performances sur le pré. Après avoir longtemps occupé la place de lanterne rouge, les Lourdais affichent depuis plusieurs semaines, un visage conquérant, au point d’avoir désormais leur destin en main pour se maintenir en Fédérale 1.
Ce week-end, dans un contexte de tension extrême, les Lourdais sont allés arracher une victoire capitale sur la pelouse de Cahors. Au terme d’un match haletant, le FCL s’est en effet imposé dans les arrêts de jeu, prolongeant sa belle dynamique (trois victoires sur les quatre derniers matchs) qui offre un sursis inespéré au club, 9ème du groupe 4 à trois journées du terme.


Si le succès miracle de Lourdes dans le Lot agit comme un pansement, la plaie reste ouverte. Le président Horta, bien que bénévole et déterminé à sauver le club, n’a pas caché son amertume face au manque de soutien global. Le message envoyé est clair : chacun doit rester à sa place, à savoir les joueurs sur le terrain, les entraîneurs au tableau noir et les dirigeants à la gestion, pour assurer la place du FCL au sein de l’élite fédérale.
Toutefois, l’avenir au long terme reste flou. La direction aurait d’ores et déjà annoncé que des entretiens individuels en fin de saison permettraient de faire le tri et de décider qui, du staff ou des joueurs frondeurs, poursuivra l’aventure sous les mythiques couleurs bleu et rouge…


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