Élite 2 féminine : les premiers enseignements après quatre journées
Le championnat d’Élite 2 féminin a repris ses droits depuis plus d’un mois autour de la même formule que l’an dernier et de cette poule unique à dix équipes. Après quatre journées, on peut d’ores et déjà observer des tendances se dessiner au classement. Qui s’affiche comme prétendant aux phases finales ? Comment se passe l’apprentissage des promus ? Quelles équipes sont en difficulté ? Point route complet de ce début d’exercice 2025/2026… (Par Loulou / Photo Une @poums64)

Une poule unique revisitée
Avant de nous plonger entre les lignes du classement de l’Élite 2, il convient d’évoquer les forces en présence de cette nouvelle édition. Car cette poule unique de dix formations a bien changé durant la période estivale, avec trois rotations d’équipes au lieu de deux. Tout d’abord, le Stade Rennais, relégué de l’échelon supérieur, a comme prévu fait le chemin inverse que le champion de France 2025 du RC Toulon Provence Méditerranée, promu en Élite 1 après sa victoire en finale face à La Rochelle.
Lanternes rouges l’an passé à l’issue d’un exercice délicat traversé sans la moindre victoire à se mettre sous la dent, les Pachys de Dax ont quant à elles été rétrogradées en Fédérale 1. Mais les Landaises ne sont pas les seules à voyager vers le bas, car Clermont-la-Plaine, avant-dernier et donc en dehors de la zone de relégation, a finalement décidé de repartir en Fédérale 2, laissant une place vacante supplémentaire.
Alors en plus du Racing Club de France, qui a composté son ticket de promotion en remportant le bouclier de Fédérale 1 en juin dernier, le finaliste déchu, à savoir le Rassemblement Colomiers/Léguevin, a lui aussi été propulsé au sein de l’Élite 2. Maintenant que vous êtes au point sur les acteurs, nous pouvons nous tourner vers cet impitoyable tableau chiffré…
Finale Fédérale 1 Féminine : le Racing vient à bout de Colomiers/Léguevin et monte en Elite 2
Rennes et La Rochelle soignent leur rentrée
Vous n’avez pas pu suivre l’entame de saison d’Élite 2 ? Pas de souci, vous voilà au bon endroit pour vous mettre à la page avec un récapitulatif complet de ce premier mois de compétition déjà riche en enseignement. Après une saison galère au plus haut niveau féminin, conclue par une descente de justesse (égalité de points avec le Stade Villeneuvois Lille Métropole), le Stade Rennais (1ᵉʳ, 17 points) retrouve des couleurs à l’étage du dessous.
Quatre matchs pour quatre succès, les Bretonnes régalent à nouveau leurs papilles du goût de la victoire et retrouvent des samedis soir festifs. Les Rennaises ont certes eu un calendrier favorable, avec trois réceptions sur quatre, mais elles ont su se défaire de deux autres cadors : La Rochelle (29-25) ainsi que Lons Section Paloise en ouverture (19-13). Après un week-end de repos, leur invincibilité sera mise à l’épreuve de Brive, sur le terrain des Corréziennes.

Autre départ canon, celui du Stade Rochelais (2ᵉ, 16 points). Passées à un cheveu de la montée l’an dernier, les Marichatentaises se sont visiblement bien remises de leurs émotions en repartant avec brio dans leur quête de sommet. Fidèles à leur philosophie de jeu de mouvement, les Maritimes ne cessent déjà de faire déferler d’impressionnantes vagues d’attaques. En tournant à 56 points de moyenne par match, La Rochelle est de loin l’équipe la plus prolifique du championnat (pour mieux mesurer la performance, dites-vous que c’est 89 points de plus que Rennes, deuxième dans ce domaine). On peut donc compter sans trop se mouiller sur les joueuses du duo Alexandre Barès-Benoit Chassaing pour faire partie des prétendantes au titre.

Le Racing Club de France et Lons Section Paloise au rendez-vous
Juste derrière les deux favorites, le Racing Club de France (3ᵉ, 13 points), fraichement promu, s’est tout de suite mis au diapason de l’Élite 2. Les Franciliennes ont gagné leurs trois premiers duels avant de s’incliner ce samedi face à Lons Section Paloise (4ᵉ, 12 points). Ces Béarnaises, justement, sont elles aussi dans le bon wagon, puisqu’elles n’ont perdu qu’un seul match, sur la pelouse de Rennes. Pour le reste, on dénote deux victoires convaincantes à domicile face à Perpignan et le Racing, mais aussi un nul en terres brivistes.


Un cran plus bas, les Valkyries (5ᵉ, 9 points) et le CA Brive Corrèze (5ᵉ, 9 points) réalisent un démarrage correct. Il est cependant important de préciser que les Normandes n’ont pas eu un mois d’octobre facile, avec trois déplacements pour une seule réception. Pas de quoi effrayer les Rouennaises, qui viennent de rentrer victorieuses de leur voyage vers la capitale avec un succès plein d’autorité chez le Stade Français (14-3). Brive de son côté a marqué des points lors de chacune de ses rencontres (1 victoire, 2 nuls et 1 défaite bonifiée). Selon le point de vue, le bilan limousin peut donc à la fois se lire à moitié plein ou à moitié vide. À vous de voir.


Perpignan, Bayonne et Paris à la peine, apprentissage douloureux pour Colomiers
Les compteurs de points tournent moins vite pour le Stade français Paris (7ᵉ, 6 points), Perpignan (8ᵉ, 4 points) et l’AS Bayonnaise (8ᵉ, 4 points), tous avec une seule victoire pour trois défaites. Le temps de prendre doucement la température de ce nouvel exercice et de se mouiller la nuque, que les flèches du Top 2 sont déjà hors de leur champ de vision.
D’ici à la trêve hivernale, nous en saurons plus sur les velléités de ces trois formations, soit victimes d’une panne au démarrage ou bien condamnées à lutter pour le maintien. En ce début novembre, il est encore bien trop tôt pour le dire. Un départ en mode diesel est encore envisageable pour ces équipes, qui n’ont toutefois plus de temps à perdre pour tenter de raccrocher la locomotive de tête qui avance à un rythme effréné.


Enfin, Colomiers (10ᵉ, 0 point), le promu surprise, contraint de grimper une marche de géant en un temps record, vit un douloureux apprentissage de l’Élite 2, témoignant du fossé qui sépare ce niveau de celui que connaissaient les Haut-Garonnaises l’an passé en Fédérale 1. Toutefois, les Columérines ont évidemment le temps de se refaire la cerise.
Une victoire à domicile face au Stade Français dans deux semaines leur permettrait par exemple de revenir sur les talons de leurs adversaires directes. Et on sait que tout peut aller vite, très vite, dans ce championnat que l’on décrit souvent comme ayant deux vitesses, avec d’un côté les équipes qui visent les phases finales et de l’autre celles qui luttent pour leur survie. Rendez-vous à mi-parcours cet hiver pour vérifier cet immuable constat.
Le classement


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