Élite 2 féminine : les équipes demi-finalistes connues, la reléguée aussi
La phase qualificative d’Élite 2 féminine s’est achevée la semaine dernière par la 18ᵉ journée. Place maintenant à une nouvelle compétition pour les quatre premières, avec les demi-finales du championnat de France qui se dérouleront ce samedi 24 mai. Pour la lanterne rouge en revanche, l’avenir s’écrit en Fédérale 1. Voici les enseignements à retenir du classement final… (Par Loulou / Photo Une Poums64)


La journée des finales à Auch
Les dix formations d’Élite 2 ont enfin franchi la ligne d’arrivée, en bouclant récemment la phase retour. Seuls les quatre premiers se sont offerts le droit de prolonger le plaisir, avec des demi-finales prévues ce week-end (24 mai) sur le terrain des mieux classées, en l’occurrence le leader face au quatrième et le deuxième face au troisième. Pour rappel, seule l’équipe sacrée championne de France sera récompensée d’une montée au plus haut niveau féminin.
Le stade Jacques Fouroux d’Auch sera cette saison le théâtre des finales féminines, le samedi 31 mai prochain, avec en point d’orgue le bouclier d’Élite 2 à 19 h.
Le programme des finales :
- 11h00 : Féminines « Moins de 18 ans » à XV – Accession
- 12h00 : Féminines « Moins de 18 ans » à XV – Elite
- 14h00 : Fédérale 2 Féminine
- 15h00 : Réserve Elite
- 17h00 : Fédérale 1 Féminine
- 19h00 : Elite 2 Féminine
Le calendrier :


Présentation des demi-finales :
Toulon – AS Bayonnaise
Des Varoises en quête de revanche
Sur la rade toulonnaise, le stade Félix Mayol se conjugue aussi au féminin. En terminant la saison régulière sur la plus haute marche du podium, le RC Toulon Provence Méditerranée aura l’avantage de recevoir sa demie dans la cocotte bouillante bien connue des passionnés de l’ovalie. Finalistes déchues la saison passée (30-19 face à La Rochelle), les Varoises ont soif de revanche et entament ces phases finales avec le plein de confiance.
Car le match à trois pour le fauteuil de leader leur est revenu, au prix d’une série époustouflante de 16 rencontres sans défaite – le seul revers de la saison remonte au 13 octobre face à Lons Section paloise. Bien en place collectivement, les Toulonnaises peuvent également compter sur les exploits de leur arrière Océane Buisson, meilleure marqueuse de la compétition avec 18 banderilles à son compteur en 12 feuilles de match. À domicile, les Provençales affronteront Bayonne, qu’elles ont dominé à deux reprises cette saison (33-15 à l’aller, puis 0-53 au retour). Mais comme vous le savez, les compteurs sont remis à zéro…


L’AS Bayonnaise, l’inarrêtable promue
Championnes de France de Fédérale 1 l’an dernier au terme d’une finale à suspense (victoire 23-20 en prolongation face à Chilly-Mazarin), les Neskak de l’ASB ont intégré l’Élite 2 avec un appétit d’ogre. Sans complexe, le promu s’est fait sa place en regardant tous ses adversaires droit dans les yeux. Les Basques ont même rapidement validé leur maintien au point de pouvoir se tourner vers un nouvel objectif : les demi-finales.
Avec un bilan de 10 victoires, 1 nul et 7 défaites (51 points), les Bayonnaises ont réussi à se glisser dans le TOP 4, glanant avec brio le quatrième ticket pour le dernier carré, au nez et à la barbe du Stade Français (47 points) et des Valkyries Normandes (45 points). Cette équipe, composée essentiellement de joueuses du cru, s’est forgée une réputation de battante. Mais en plus d’avoir un collectif bien huilé, l’ASB tient également dans ses rangs plusieurs jeunes talents, dont la joueuse de l’équipe de France à 7 Charlie Gauyat, formée à Bidart.


La Rochelle – Lons Section Paloise
Le Stade Rochelais en lice pour le doublé
Après avoir soulevé le bouclier de champion de France d’Élite 2 la saison passée, les Maritimes s’étaient ensuite cassés les dents lors du duel d’accession face aux Louves de Bobigny (6-26). Un an plus tard, les Poc’ettes rochelaises sont une nouvelle fois au rendez-vous du dernier carré, en lice pour réaliser un doublé. Sauf que cette année, le vainqueur remportera directement son aller simple pour l’Elite 1.
Meilleure attaque du championnat avec une moyenne de 40 points par match, le Stade rochelais prône un jeu tourné vers l’offensive. Invaincus à domicile cette saison, les Maritimes sont parvenus à conserver leur place de dauphin jusqu’au bout, ce qui leur octroie l’avantage de jouer cette demi-finale à domicile face à la Section paloise. Un match couperet qui s’annonce particulièrement serré, au vu de leurs récents affrontements : en mars, La Rochelle s’était imposé d’une courte tête (15-7), et lors du match aller, Pau avait pris le meilleur sur le score étriqué de 10-5. Voilà un passif qui nous promet une belle empoignade…


Lons Section Paloise, le rideau de fer
Longtemps en course pour terminer en première position, les Béarnaises ont vu le fauteuil de leader s’éloigner en s’inclinant face à leurs adversaires directs pendant la phase retour (17-25 face à Toulon, puis 15-8 à La Rochelle). Lons Section Paloise termine tout de même sur le podium, avec le titre honorifique de meilleure défense du championnat.
Avec seulement 102 points concédés en 18 journées (soit une moyenne de 5,6 par match !), les Béarnaises ont montré qu’elles étaient particulièrement difficiles à manœuvrer. Autre statistique très parlante : sur l’ensemble de la saison, Pau n’a encaissé que 13 petits essais, donc moins d’un par rencontre. Face à La Rochelle ce samedi, deux styles diamétralement opposés vont alors s’affronter, puisque la meilleure attaque et la meilleure défense croiseront le fer pour une place en finale.




Les Pachys de Dax reléguées
Au soir de l’ultime journée, la dixième et dernière place de la poule était un siège brûlant à éviter à tout prix, au risque de se voir relégué en Fédérale 1. Dès le début de l’année, cette fameuse bataille pour le maintien s’est rapidement transformée en une lutte à deux entre Clermont-la-Plaine et Dax, les seules équipes encore sans victoire au début du printemps. En l’emportant fin mars à domicile lors de leur affrontement (34-14), les Auvergnates s’étaient grandement éloignées de la zone rouge en enfonçant les Dacquoises dans les bas-fonds du classement.
En trainant leur manque d’effectif dû à de nombreuses blessures comme un boulet jusqu’à la fin de saison, les Pachys de Dax ont bouclé le tour du circuit sans connaître le moindre succès. Dixièmes avec 5 petits points, les Landaises repartiront donc en septembre à l’étage du dessous, en Fédérale 1.


Le classement final :


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